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Martin Ziguélé, le candidat aux ambitions tournées vers le développement

Par Lucie Nkouka - 03/01/2011

Son crédo est de changer la gestion du pays afin de briser «ce cercle vicieux du non-développement et de la souffrance»

 

Celui que l’on présente toujours comme le successeur de qui on sait est né le 12 février 1957 à Paoua (Ouham-Péndé). Très ambitieux dans toutes ses entreprises Martin Ziguélé a avec assurance gravi presque tous les échelons de l’administration centrafricaine. Avec sa formation d’assesseur, il a commencé comme inspecteur des impôts. Beaucoup doivent se souvenir de son imposante stature lors des différents contrôles et audits dans les entreprises. Il se dit qu’il a véritablement vu sa carrière prendre de l’envol avec sa nomination au poste de Directeur National pour la République centrafricaine de la Banque des États de l’Afrique Centrale (B.E.A.C). En 2001, il hérite du siège de Premier ministre de la République Centrafricaine. Il est alors le chef de gouvernement de l’ancien président Ange Félix Patassé. Malheureusement les vieux démons ont du mal à libérer la Centrafrique de leurs sorts. Comme d’autres candidats de la présidentielle 2011, il échappera aux rebelles du général Bozizé pendant les années chaudes. Lequel s’empare du pouvoir. L’ex Premier ministre est contraint de se réfugier à l’ambassade France à Bangui et de prendre le chemin de l’exil. En France, le candidat Martin Ziguelé attend son heure. Lors de la présidentielle de 2005 organisée par le président Bozizé, il rate l’ultime marche vers le sommet. C’est au second tour qu’il perd les élections et cela lui donne le courage de revenir la fois suivante.

 


© afriscoop.net
L'ancien Premier ministre Martin Ziguelé
C’est pourquoi en 2011, il est candidat à la présidentielle de 2011 avec le soutien du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) dont il assure la présidence. Avec la sortie de son livre à quelques jours des échéances, le candidat président du MLPC met définitivement la machine en marche. il désire insuffler une nouvelle dynamique à la gestion du pays afin de briser ce qu’il nomme «ce cercle vicieux du non-développement et de la souffrance». Dans une conférence devant la presse internationale et nationale, il s’est n’a pas manqué d’interpeler les dirigeants centrafricains «face aux catastrophes humanitaires auxquelles sont exposées aujourd’hui les populations centrafricaines, confrontées aux combats qui opposent l’armée nationale et divers groupes politico-militaires, notamment ceux du Front Démocratique (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Charles Massi, ou encore le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MCLJ) d’ Abakar Sabone, dans le nord du pays.»

Le dialogue politique inclusif, la population continue de souffrir
Pour lui, le Dialogue Politique Inclusif tenu à Bangui pour sortir la RCA des multiples crises qu’elle traverse depuis une décennie n’a pas atteint ses objectifs. Car, au sortir de ce dialogue, les armes ont repris de plus belle dans le nord de la RCA et la population continue de fuir les combats entre rebelles et armées gouvernementales pour se réfugier au Tchad et au Cameroun voisins. Le candidat président mène ainsi, plusieurs combats de front à côté de ceux liés au développement de la Centrafrique: les Droits de l’Homme, liberté de la presse, le respect des institutions et du processus électoral et démocratique… etc. Martin Ziguélé a reprécisé que «dans l’intérêt de la démocratie, il est impératif de respecter le calendrier électoral. Ce serait un véritable leurre de croire que reporter les élections serait bénéfique à l’opposition».

 

Son message
Cela fait longtemps, très longtemps certainement pour beaucoup d’entre nous, que je ne me suis point exprimé sur les questions de l’heure, qui concernent principalement, mais pas exclusivement, le processus électoral en cours dans notre pays. En effet, la préoccupation majeure des centrafricains aujourd’hui demeure la sécurité et la paix sur toute l’étendue de notre pays. Cette paix et cette sécurité ne pourront se matérialiser que par la libre circulation des personnes et des biens, partout et à tout moment, sur l’ensemble du territoire national, sans exclusive.

Force est de constater que nous sommes loin de cette situation au jour d’aujourd’hui, malgré la laborieuse mise en œuvre du projet de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), et malgré le lancement fortement médiatisé de ce chaotique processus du Désarmement- Démobilisation -Réinsertion (DDR) qui ressemble au monstre de Loch Ness. Tout le monde parle des progrès du DDR et de la RSS, mais le commun des mortels ne voit rien de concret. Les mouvements politico-militaires qui participent au processus DDR «tiennent» toujours les barrages routiers et interdisent la circulation dans leurs zones des représentants des partis politiques, arguant du non paiement par l’Etat de leurs indemnités, tandis que les mouvements de rébellion non signataires des accords de paix mènent des opérations d’occupation sporadique de villes.

Le problème de fond pour ramener la paix dans notre pays, contrairement à ce qui se dit, n’est pas uniquement financier, puisque dans le cas du DDR par exemple, les pays de la CEMAC et la BEAC ont volé au secours de notre pays depuis avril 2009 par une contribution de 8 milliards de francs CFA dont la gestion par le pouvoir demeure un cas d’école d’opacité. Le problème est rémanent à cause d’un manque de volonté politique patent du pouvoir de payer le prix de la paix et de négocier avec les mouvements de rébellion résiduels.

Au-delà du processus électoral, le problème du retour à la paix et à la sécurité dans notre pays demeure la condition sine qua non de la stabilisation de notre pays et de toute relance économique. Ceux qui jouent à faire croire le contraire travaillent objectivement pour la disparition de notre pays. Vu sous cet éclairage, les intrigues de bas étage et les manipulations ayant pour but de divertir les suffrages du peuple centrafricain se retourneront évidemment contre leurs propres auteurs et complices.
 
MOTS CLES :  Présidentielle   Mlpc   Ziguele   Développement 

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A savoir

  • Martin Ziguélé, 52 ans,
  • Assureur, inspecteur des impôts
  • Chef de service à la Société d’Etat d’assurance et de réassurance SIRIRI de Bangui,
  • Chef de Division à la Compagnie inter-communautaire d’assurance et de réassurance des États Membres de la CICA (CICA-RE) à Lomé, au Togo
  • Premier ministre du régime d’Ange Félix Patassé de 2001 à 2003.
  • Lors du premier tour de la présidentielle, le 13 mars 2005, Ziguélé a reçu 23,5% des voix et s’est retrouvé au second tour face au président Bozizé où il a perdu avec 35,4% des voix.
  • Il est aujourd’hui le président du MLPC.

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