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Centrafrique: le sommet régional met le président Djotodia en sursis

Par source: AFP - 09/01/2014

Les pays voisins de la Centrafrique étaient réunis jeudi à N’Djamena pour mettre le président centrafricain Michel Djotodia, au défi de rétablir l’ordre dans son pays ensanglanté par les violences

 

En ouvrant ce sommet "extraordinaire" de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), qu’il a convoqué en tant que président en exercice, le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno a invité les participants à observer une minute de silence "face à cette tragédie vécue par les Africains en Centrafrique". "Un seul constat doit être fait et il est amer: La RCA (république centrafricaine) subit au plus profond d’elle-même les agissements de ses propres fils plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir", a ajouté M. Déby, en présence notamment du président centrafricain et de son Premier ministre Nicolas Tiangaye. "Nous avons le devoir (...) de faire montre de plus de solidarité et de détermination pour sortir la Centrafrique de son abîme. Il nous faut de plus en plus des actes concrets et décisifs", a réclamé le président tchadien avant le début des travaux à huis clos.

 


© autre médias
Décider ensemble du sort de la RCA
La première préoccupation des pays de la CEEAC, et en premier lieu du Tchad, puissant voisin tutélaire de la Centrafrique, est la paralysie totale du pouvoir de Bangui et son incapacité à rétablir l’ordre depuis des mois dans un pays livré à des violences interreligieuses. A cet égard, "par rapport notamment à la transition politique, au fait que l’Etat est paralysé, il y a certainement des décisions à prendre et on va voir ce que nos amis africains décident (...)", a déclaré jeudi matin le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius sur la chaîne de télévision France 2, pressé de dire si une démission de M. Djotodia faciliterait les choses. La présidence centrafricaine a démenti toute velléité de démission de M. Djotodia. La CEEAC rappelle qu’une démission n’est pas l’objet d’un sommet de chefs d’Etat. Mais les débats de N’Djamena s’annoncent comme particulièrement désagréables pour MM. Djotodia et Tiengaye, et plus largement pour la classe politique centrafricaine. "Le sommet a été convoqué à cause de la détérioration de la situation sécuritaire", avait expliqué mercredi soir le secrétaire général de la la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), Allami Ahmat.

"Incapacité, voire impuissance"
"Les autorités centrafricaines seront interpellées pour mieux faire au lieu de perdre leur temps à se quereller, à s’insulter sur la place publique", a indiqué M. Ahmat en référence aux relations notoirement mauvaises entre MM. Djotodia et Tiengaye. "On assiste à une situation déplorable : d’un côté les autorités de la transition qui font montre d’une certaine incapacité, voire impuissance, à résoudre le problème, de l’autre une société civile et une classe politique qui s’évertuent à jeter de l’huile sur le feu", selon le secrétaire général.

L’autre grand volet du sommet est le renforcement rapide de la force africaine en Centrafricaine (Misca), réclamée par la France -qui ne veut pas renforcer son dispositif Sangaris de 1.600 soldats- et l’Union africaine (UA) afin de stabiliser Bangui, puis la province. M. Fabius a répété jeudi matin qu’il n’y avait "pas de renforts prévus" à la force Sangaris. "Nous ne voulons pas être pris dans un engrenage (...) Mais il faut aussi que nous soyons appuyés par d’autres, d’abord les Africains, 6.000, et puis nous avons demandé aux Européens de nous aider", a-t-il souligné, en référence à une réunion européenne des ministres des Affaires étrangères le 20 janvier à Bruxelles. La Misca compte actuellement 4.000 hommes. Mercredi, le Rwanda a annoncé l’envoi sous une dizaine de jours d’un contingent de 800 soldats. A Bangui, les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé et une partie de la ville a retrouvé mercredi une activité quasi-normale. Mais des exactions et des tirs sporadiques sont encore signalés presque toutes les nuits.

 

 
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10 COMMENTAIRES

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SVP personne en RCA ne veut de cette équipe issue de seleka comme gouvernants. Tout ce monde( Dodonja, Tiangaye, nguéndé...) doivent partir.

Par sorokaté

09/01/2014 19:41

Garder cette équipe sanguinaire au pouvoir c'est caresser le mal. La force d'un gouvernement , le soutien d'un président de la Republique est son PEUPLE. Mais le cas Centrafricain aucun soutien à l'encontre de ces imposteurs gouvernants.

Il serait mieux de les virer tous pour facilité la réconciliation qui, nécessairement doit passer pas la JUSTICE. Tous les coupables( seleka) et autres mercenaires étrangers et nationaux doivent rendre compte à la JUSTICE. Toutes les victimes réclament la JUSTICE. Quant à Dondoja, Nouredine, Abacar Sabone, Tiangaye, Nguendé Ziguélé, Bozizé, Lévy Yakité, Ndouba, Ngoandjika, Binoua, Doutigai et autres ils sont tous d'office Clients de la CPI. Que ceux là soient écartés de la scène politique. Tous sont des traîtres du peuple Centrafricain, ils ont pillé ce pays.

Ils sont tous milliardaires. Qu'ils nous justifient leurs fortunes.
Trop c'est trop.
NB: Tous les anciens des vieux loups politicards Centrafricains soient mis à coté, car notre malheur vient de ces gens.

Soyons vigilants.Plus jamais ces mêmes erreurs.
Sorokaté Alias Domzan bene.

Le mepris de Deby pour les centrafricains

Par Koraa

09/01/2014 22:35

Deby fait observer a l'ouverture de son sommet sur notre pays une minute de silence pour les victimes africains de la tragedie centrafricaine. Les massacres de la population civile depuis l'arrivee de ses soladats et mercenaires seleka ne valent rien.

Pauvre centrafrique

Par Jeff

09/01/2014 23:14

Je ne crois pas à mes yeux quand va s'arrêter l'humiliation du peuple centrafricain? Son avenir est décidé chez son bourreau au Tchad, une classe politique inexistante, un gouvernement qui n'existe que de nom, un président pas à la hauteur des tâches la RCA possède des filles et des fils valables pour conduire son destin.
Peuple centrafricain je vous demande de tirer conclusion de cette situation, nous n'avons pas des hommes politiques capables, ce sont tous des situationnistes, des cherchés à manger c'est une honte je suis écœuré.
La jeunesse Centrafricaine doit s'organiser afin d'organiser une primaire et designer un candidat, l'émergence d'une nouvelle classe politique est nécessaire pour l'avenir de notre pays.

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