SOCIéTé  |    

Bangui: l'administration centrafricaine est totalement paralysée

Par journaldebangui.com - AFP - 08/01/2014

Avec des dizaines de milliers de déplacés et malgré les appels à la reprise du travail lancés par le gouvernement

 

Le ministre de la Fonction publique, Gaston Mackouzangba a pris son bâton de pèlerin et fait un tour des différents départements ministériels, mais « c'est la désolation. Les fonctionnaires et agents de l'État ont peur pour leur vie, leur sécurité. Ils ne sont pas venus au travail. Je les comprends. Beaucoup vivent dans des situations difficiles, loin de leurs maisons, de leurs familles ou proches», a-t-il déclaré à la presse. «Il y a des collègues ministres qui souhaitent que les forces de l'opération Sangaris et de la Misca assurent la sécurité des édifices publics pour permettre la reprise des activités. Les démarches sont en cours», a-t-il ajouté.

 


© lanouvellecentrafrique.info
Timide reprise?
Comme de nombreux Banguissois, même les fonctionnaires ont quitté leur foyer, pour fuir les violences dans leurs quartiers. On les retrouve sur le site des déplacés de l'aéroport ou dans les autres camps de la ville (écoles et églises). «Ma famille quant à elle se trouve encore au PK-1O (quartier du nord de la ville). Je suis sans argent, je vis de l'aide alimentaire. Comment pourrais-je me rendre au travail?», a expliqué Eloi Sadéka, un fonctionnaire au ministère de la Santé. «J'ai fui sans mes effets et je me suis retrouvé à la paroisse Saint-Sauveur. Mon épouse et les enfants sont à Miskine au nord (...) Avec quels habits, et quels effets vais-je me présenter à mon lieu de service? C'est impossible. Nous avons besoin de la sécurité pour regagner d'abord nos domiciles avant de parler reprise», selon un enseignant, Stève Monganga.

Hier mardi, 07 janvier, un calme relatif régnait dans la capitale centrafricaine. Les activités semblaient reprendre progressivement dans les marchés, banques et taxis, à l'exception du quartier Gobongo (nord), où la circulation reste interrompue à cause de la présence de miliciens anti-balaka le long de la route, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués