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HCR: Près d'un million de déplacés en Centrafrique

Par journaldebangui.com-Reuters - 03/01/2014

Plus de 510.000 personnes sont actuellement hébergées dans 67 sites à Bangui, la capitale, ou au sein de familles d'accueil

 

Les affrontements entre ex-rebelles musulmans de la Séléka et milices chrétiennes "anti-balaka" ont fait 935.000 déplacés, dont 200.000 ces derniers semaines, en République centrafricaine, annonce vendredi le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR). "Les attaques ciblées contre les civils, les pillages et la présence d'éléments armés dans certains sites accueillant des déplacés limitent l'accès des organisations humanitaires auprès des personnes ayant besoin d'une assistance urgente", déplore en outre l'organisation dans un communiqué. Plus de 510.000 personnes sont actuellement hébergées dans 67 sites à Bangui, la capitale, ou au sein de familles d'accueil, ce qui représente plus de la moitié de la population totale de la capitale, poursuit-elle, ajoutant que 60% des déplacés sont des enfants.près de l'église locale qui compte 40.000 occupants.

 


© Reuters/Reuters
Jeudi à Bossangoa, à 300 km au nord de Bangui, où plusieurs maisons de chrétiens abandonnées ont été incendiées à la grenade
Cette semaine, le nombre de déplacés arrivant à l'aéroport a presque doublé. On compte désormais quelque 100.000 personnes sur place. "La distribution de matériel d'abri et d'autres articles de secours est devenue plus difficile. Il est difficile de mettre en œuvre un système de distribution. Les agences humanitaires travaillent sur une réponse inter institutions rapide en 30 jours pour les personnes déplacées dans ce site", a indiqué un porte-parole du HCR. Médecins sans frontières (MSF) a par ailleurs réduit ses activités médicales dans le camp de déplacés de l'aéroport au minimum, après deux nouvelles journées d'affrontements.

"Ce sera un massacre"
"Les violences qui depuis deux jours ont eu lieu à proximité du dispensaire MSF de l'aéroport de Bangui ont provoqué la mort de deux enfants. Quarante personnes blessées ont été prises en charge par les équipes MSF travaillant dans le camp de déplacés de l'aéroport", dit l'ONG dans un communiqué. "Nous n'allons pas continuer à mettre la vie de notre personnel en danger. Une équipe composée de cinq de nos 16 médecins restera sur place pour les cas d'extrême urgence", a précisé Lindis Hurum, coordinateur du dispensaire, interrogé sur place par Reuters.

La réduction du personnel de l'ONG suscite une vive inquiétude parmi les pensionnaires du camp. "Je dois la vie à MSF, comme des centaines d'autres ici. Mais, avec cette suspension de leurs activités, ce sera un massacre", avertit Saint-Cyr Lamaka, l'un des blessés soignés au dispensaire. Les Nations unies, qui ont lancé un appel aux dons, disent avoir besoin de 152 millions de dollars pour faire face à la crise humanitaire dans les 100 jours qui viennent.

Les autorités tchadiennes ont quant à elles accéléré l'évacuation de leurs ressortissants, souvent pris pour cibles par les milices chrétiennes qui les disent liés à la Séléka. Douze mille d'entre eux ont été rapatriés ces derniers jours par avions et par la route, selon l'Organisation internationale pour les migrations.

A Bossangoa, foyer de tension situé à 300 km au nord de Bangui, le corps d'un musulman tué par de jeunes chrétiens gisait dans un fossé, a constaté vendredi un photographe de Reuters accompagnant des membres de la force française Sangaris. Plusieurs maisons de chrétiens abandonnées ont en outre été incendiées à la grenade. La plupart des chrétiens de la ville ont trouvé refuge dans un camp dressé

 

 
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1 COMMENTAIRES

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On doit travailler tous pour la paix si non, le prix sera très cher !!

Par Birao

05/01/2014 11:41

Vu que la situation humanitaire ne se tient pas avec les attaques répétitives de anti-balakas contre les civils, les forces d’ordre (Selekas) doivent prendre leur responsabilités habituelles pour protéger les civils et assurer la souveraineté d’état en RCA. Depuis un mois les forces sangaris et le MISCA ne sont pas capables d’assurer un minimum de sécurité nécessaire pour la protection de Bangui, voir même les déplacés internes, où les bandes de criminels anti-balakas harcellent les humanitaires, et des personnels de santé pour soigner et aider les malades.
Holland qui a déformé l’image de Djotodia en disant que ‘’on ne va pas laisser un président sur place qui n’est capable à rien faire pour cesser la violence, voir laisse faire’’ aujourd’hui lui aussi avec ses 1600 soldats, il n’arrive pas sécuriser même l’aéroport de Bangui où se trouvent 100 000 personnes !! Quelle bêtise !!!. La ville est plongée dans un cycle de violence lesquelles centaines de centrafricains ont perdu leur vie. Holland est échoué à Bangui, il a mal identifié le problème de la RCA qui est politique, mais son intervention est basée sur le changement de Djotodia qui n’est pas possible facilement aujourd’hui. Du ce fait que les selekas soient cantonnés ceux sont les français avec les anti-balakas qui sont responsables de désordre, et chao à Bangui aujourd’hui. Les soldats français en place de sécuriser les sites de déplacés internes, ils sont là pour draguer et coucher avec les filles victimes de conflit !!! quelle humanité coloniale !!.
Les français ont tenté au début de désarmer les selekas et redistribuer les armes récupérées aux anti-balakas (informations vérifiées par plusieurs sources à Bangui). Mais dès maintenant ils ont comprit que les anti-balakas ne sont pas en mesure d’être une force fiable !! ils ont très mal organisés, ils n’ savent pas se battre, pour chaque attaque que ils lancent, il y a eu plusieurs victimes parmi eux. Les munitions données par les français ont été récupérées par le selekas lors l’attaque de 30/12 à PK11, 34 anti-balakas ont trouvé la mort.

Aujourd’hui les données sont changées : les musulmans ont envoyé leur familles dehors Bangui (femmes, enfants, personne de 3ième âge...), maintenant c’est facile de faire le vrais combats sans des familles à côté qui gênent. Les selekas vont commencer s’installer dans les quartier comme des civils avec leur armes pour traquer les anti-balaks et tous les criminels en les ciblant notamment pendant la nuit dans les rues de Bangui.

Les soldats tchadiens de MISCA qui seront redéployé vers le nord vont assurer le ravitaillement en armes et munitions pour les bases de selakas. Ainsi que via le soudan déjà un contrat est en cours (Soudan et Iran) pour livrer des armes et roquettes anti-char et anti-aérien, pour se battre contre les français le cas échéant. Autant que musulmans nous sommes en bonne position, rien ne nous inquiète pour le moment. Si les dérogés et des tarés ne acceptent pas la paix offerte par Djotodia, la RCA sera un enfer

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