INTERVIEW  |    

Adrien Poussou: «nous devons, nous (...) politiques, donner un message de paix»

Par Nicolas Champeaux-rfi - 03/01/2014

Pour le ministre de la Communication de la RCA, les propos de François Bozizé sur RFI sont «irresponsables, scandaleux, dangereux et suicidaires»

 

Sur RFI, hier jeudi, 02 janvier 2014, l'ex-président centrafricain, François Bozizé, a nié toute responsabilité dans les violences intercommunautaires qui ont fait près de mille morts et des centaines de milliers de déplacés dans la capitale et dans l'intérieur du pays en l'espace de quelques semaines. François Bozizé, chassé du pouvoir par la coalition rebelle Seleka en mars 2013, a appelé le président de la transition Michel Djotodia à la démission, il a par ailleurs manifesté son intention de revenir aux commandes du pays. Des propos auxquels réagit le ministre de la Communication du gouvernement de la transition, Adrien Poussou.

François Bozize estime que la sortie de crise en Centrafrique passe obligatoirement par la démission de Michel Djotodia. Que lui répondez-vous?
Cela ne manque pas de sel. Ses propos sont irresponsables, scandaleux, dangereux et suicidaires, au regard du contexte actuel de la République centrafricaine.

 


© journaldebangui.com
Le ministre de la Communication du gouvernement de la transition, Adrien Poussou.
Vous maintenez que François Bozize dirige les anti-Balaka. De quelles preuves disposez-vous?
Nous savons que (François) Bozizé et ses enfants envoient de l’argent par Western Union à des complices. Des positions ont été prises et dans les jours à venir vous en entendrez parler.

La responsabilité de la crise, selon vous, n’est pas partagée. Les Seleka qui ont porté au pouvoir Michel Djotodia ne se sont rendus coupables d’aucun crime, notamment vis-à-vis des civils?
Ce n’est pas ce que nous disons. A l’entrée de la coalition Seleka dans la ville de Bangui, il y a eu des éléments incontrôlés, des jeunes désœuvrés, qui ont intégré les rangs de la Seleka et qui se sont livrés à des exactions. De telles exactions, nous le reconnaissons, vont peut-être laisser des traces.

Sont-ils encore à l’œuvre aujourd’hui?
Aujourd’hui, les Seleka sont cantonnés, ce sont les anti-Balaka qui se livrent à ces exactions. Donc aujourd’hui nous devons, nous responsables politiques, donner un message de paix.

Cet appel au calme ne donnera pas de suite si les autorités ne reconnaissent pas que des atrocités sont commises de part et d’autre.
Je persiste à vous dire que nous ne pouvons pas nier que des fautes ont peut-être été commises. Que l’essentiel c’est d’amener nos compatriotes à revivre ensemble. C’est d’ailleurs pour cela que le président Michel Djotodia a demandé aux anti-Balaka de venir, afin que nous autres Centrafricains, on se retrouve autour de la table. Et depuis, vous conviendrez que cette offre au dialogue est restée lettre morte.

Pourtant, des responsables anti-Balaka font part de contacts avec les autorités de transition. Où en sont ces échanges et sur quoi pourraient-ils aboutir à court terme?

La suite sur rfi.fr

 

 
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19 COMMENTAIRES

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DECEPTION!!! DECEPTION!!! DECEPTION

Par KOTA LIKONGO

03/01/2014 13:02

JE SUIS COMPLÉTEMENT DÉÇU CAR JE NE RECONNAIS PLUS LE ADRIEN POUSSOU QUE J'AI L'HABITUDE DE LIRE

Un relativisme criminel

Par Francky BELANDO

03/01/2014 13:36

"Je persiste à vous dire que nous ne pouvons pas nier que des fautes ont peut-être été commises."!!!!

Monsieur le Ministre, le "peut-être" que vous avez utilisé est très insultant pour la mémoire des victimes de la barbarie qui a élue domicile chez nous depuis le 10 décembre 2012. Vous n'êtes donc en réalité qu'un opportuniste et vos dénonciations d'avant votre nomination n'étaient rien d'autres qu'un leurre et un moyen tout trouvé d'attirer l'attention de Djoto-diable sur votre piètre personne. Comme le fait remarquer le compatriote Kota Likongo, Vous avez déçu plus d'un observateur de la vie politique centrafricaine. Faites tout de même attention à votre avenir politique (si tant est votre intention d'en avoir) en RCA: Vous allez laisser des plumes dans la voie de la négation des souffrances et du malheur que vit au quotidien la quasi-totalité de nos concitoyens...

Oui c'est cela être ministre, toute autocritiques est prohibée.

Par sorokaté

03/01/2014 14:28

Je suis déçu. devenir ministre devenir président n'a plus de sens en RCA. C'est normal qu'on connait des pires humiliations . Ce ministron A.POUSSOU né au quartier Yambassa à Banui dans le 3é arrdt a perdu la tête.

Je ne le reconnait pas du tout. Il me fait pitié. Le sait-il comment il est nommé ministre? dans quel gouvernement?
Non c'est ingrat de sa part. un jeu dangereux pour notre souveraineté. son patron DONDOJA qui ne parle jamais de paix se borne à accuser Bozizé.

Monsieur A. POUSSOU ayez le courage de dire non aux massacres du peuple Centrafricain.
Faites le bilan entre le régime de BOZIZE et l'actuel gouvernement vous serez éclairé.

Mr Poussou a changé de camps comme, J.Biboua, et autres politiques de l'opposition à la mangeoire.
hô RCA, qu'as tu fait pour mériter cette honte?
Sorokaté Alias Domzan bene.

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