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"C’est encore en Centrafrique que ça se passe"

Par Jean-Gualbert TOGBA - 02/01/2014

"L’ONU s’assigne une nouvelle mission dans la protection et la sécurité d’un criminel"

 

A chaque jour suffit la peine des centrafricains. Tous les jours que Dieu accorde, apportent son lot d’improvisation. Le manque de visibilité et du sérieux, l’absence d’un homme charismatique meneur, la désunion et le manque de solidarité des acteurs centrafricains dans le traitement de la crise laisse planer le présage d’un avenir triste et sombre. Cela me fortifie à crier haut et fort à qui veut l’entendre car il y a risque en la demeure et il y va de la survie de ce pays qui me tient tant à cœur. La Centrafrique expérimente l’atroce souffrance de son existence où le quotidien d’un peuple finalement n’est pas différent d’un esclave ou d’un animal. Un peu plus de neuf mois de coup d’Etat, le président autoproclamé Michel Ndjotodia possède un bilan apocalyptique le plus sombre de l’humanité toute entière.

 


© journaldebangui.com
Jean-Gualbert Togba
Déclaré persona non grata dans les meetings internationaux, rejeté par le peuple Centrafrique qui veut sa tête, il s’emprisonne dans le camp militaire Le Roux. Incapable de faire face à une situation qu’il a créée avec ses complices de l’ancienne classe politique centrafricaine. Ils observent le déroulement des événements en spectateur et ne savent même pas pourquoi ils sont là ! Leur présence est une source d’insécurité qui envenime tous les jours la situation sécuritaire et si la communauté internationale ne prend en compte cet aspect, toute initiative sécuritaire vouera à l’échec. C’est une garantie certaine, à moins que ce soit le but recherché. Dans ce cas, ça s’apparenterait à une récompense décernée pour un bon service rendu à la communauté internationale : MERCI POUR LE DESORDRE FOUTUE EN CENTRAFRIQUE.

Michel Ndjotodia est le fruit du cadeau empoisonné des Accords de Libreville et n’existe que par eux. Ses accords qui ont plongé la Centrafrique dans le chaos et que l’ONU s’en sert comme sa charte pour abroutir le peuple centrafricain, feront l’objet d’une plainte internationale qui va bientôt être initiée et dont l’appréciation sera laissée aux seuls juristes internationaux pour mettre à la lumière du monde les magouilles politiciennes qui se cachent derrière. Cette façon d’appliquer le droit autrement «aux basanés, aux indigènes, aux sous peuples, aux acculturés, des moins que rien dont elle peut tout se permettre», a atteint ses limites. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la décision de l’ONU d’assurer la protection et la sécurité de Ndjotodia et des siens. Cela démontre encore une fois l’existence de la lecture erronée du droit appliqué aux pays pauvres.

Nous exigeons la tenue d’une réunion d’urgence avec les experts internationaux en droit devant lesquels la communauté internationale et l’ONU doivent nous donner leur lecture des accords de Libreville selon les principes de droit. C’est profiter de la détresse d’un peuple pour l’asservir. Un tribunal international va décider de l’extinction des accords de Libreville. C’est un préalable au rétablissement de la loi. C’est un droit pour tout citoyen de saisir les autorités judicaires sur un problème de droit litigieux et une obligation légale d’y répondre et aucun moyen ne sera lésiné. La désapprobation est totale envers les organisations internationales censées protéger le droit des opprimés mais qui le piétine. Ça s’appelle encore de l’esclavage. La France, l’Union Européenne, les Etats-Unis, etc. ne pourront jamais se payer la pauvreté d’esprit de piétiner les règles et les principes de droit chez eux. Qu’il en soit pareil partout. Pourquoi ce doit toujours être en Afrique que de tels écarts de comportement se fassent ?

Face à ça, il est à relever un manque de patriotisme envers la RCA qui compte une pléthore des juristes centrafricains qui se désintéressent complètement de la cause, à l’instar de leurs confrères non centrafricains Qu’a cela ne tienne, le combat juridique est lancé.

L’ONU risque ne se retrouve pas avec du sang des centrafricains sur les bras si cette initiative de protection de Michel Ndjotodia venait à être appliquée. Elle ne peut pas condamner le coup d’Etat, déclarer le régime de Michel Ndjotodia illégitime et en même temps, soutenir et l’imposer à la tête de la transition.

Si la France a décidé de ne pas assurer la sécurité et la protection de quelqu’un qui a causé la chute aux enfers d’un pays et qui a laissé faire, ce n’est pas à l’ONU non plus de rajouter un lot de malheur à celui existant. Ce n’est pas son rôle et le peuple se battra face à cette injustice.

 

 
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