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Bangui: un mort et quinze blessés pour le jour de l’an

Par source: AFP - 02/01/2014

Des échanges de tirs du nouvel an, parmi les blessés on compte trois enfants. La panique a fait fuir des centaines de civils vers le camp de déplacés situé à proximité de l'aéroport

 

Selon des témoignages de riverains, des affrontements ont éclaté en fin de matinée dans le 5e arrondissement de la capitale, proche de l'aéroport, entre ex-rebelles Séléka et milices chrétiennes anti-balaka. Des tirs d'armes automatiques continus se rapprochaient du camp. En une heure, 16 personnes dont trois enfants ont été amenées des quartiers voisins à l'hôtal improvisé par Médecins sans frontières (MSF) dans le camp, tous blessés par balle ou victimes d'éclats de munitions. Un adulte est décédé des suites de ses blessures. "Ca n'arrête pas. Hier encore, on a reçu un bébé de six mois qui est décédé après avoir reçu une balle perdue", a déclaré un responsable local de MSF sur place.

 


© Hervé Serefio
Des femmes et des enfants fuyant les combats arrivent sur le tarmac de l'aéroport de Bangui
A l'intérieur du camp, qui compte environ 100.000 déplacés, selon des estimations de responsables humanitaires, une tension extrêmement forte régnait suite à des rumeurs d'infiltration d'ex-Séléka. Le personnel expatrié de MSF a dû évacuer les lieux. Paradoxalement, aucune force de la Misca n'était présente aux abords du camp pour sécuriser les lieux. Les barbelés qui séparaient le camp du parking de l'aéroport, base des soldats français de l'opération Sangaris et de la force africaine (Misca), ont été enlevés et de nombreux civils déplacés circulaient mercredi, 1er janvier entre les deux sites.

Ce mardi, 02 janvier plusieurs centaines d'entre eux, excédés par l'insécurité et leurs conditions de vie déplorables, avaient envahi le tarmac de l'aéroport, empêchant les avions de décoller. Chrétiens pour l'immense majorité, ils sont venus se placer sous la protection des militaires français pour échapper aux exactions des ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka.

De leur côté, les civils musulmans, centrafricains mais surtout tchadiens, fuient la ville. Ils craignent d'être victimes de représailles de milices d'autodéfense locales chrétiennes "anti-balaka" ou de foules les accusant de connivence avec les Séléka qui ont chassé le président François Bozizé du pouvoir en mars 2013. Les tueries intercommunautaires ont fait un millier de morts dans la capitale centrafricaine depuis le 5 décembre, date du début de l'intervention française.

 

 
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5 COMMENTAIRES

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Voilà que tout le monde fui la RCA.!!

Par sorokaté

02/01/2014 13:31

tout ce monde fui la sauvagerie de la seleka Dondoja.
Président qui fait peur a tout le monde sans exception.

Le pays est vidé de sa population.

Deby est tout puissant,le carnage continue,plus il est sanguinaire,plus il est despote,les portes,les écoutes de la france lui sont favorables,alors centrafricains, que de vous entretuer manipulés,sachez qui est qui maintenant qu'on ne viennent pas vous f

Par patrick

02/01/2014 16:21

Je ne comprends que la communauté internationale et cette operation sangaris ne comprennent pas encore djotodia et Déby. comment expliquez vous que des soldats nationaux disait djotodia et des soldats en mission africaine,s'en prennent-ils à des civils innocents quand ils sont confrontés à leurs ennemis anti balakas? peut-on encore parler d'une armée nationale comme se gergarise ce griot de kodegue ou de soldats en mission africaine comme s'y accroche le dernier dictateur sanguinaire de l'Afrique centrale?
a moins que l'opération Sangaris n'est qu'une operation de Sang son vrai nom et qu'on nous le déguise en Sangaris ,messieurs Hollande,Le drian, fabius

@ Patrick, Merci

Par sorokaté

02/01/2014 16:47

Par patrick
02/01/2014 16:21
"Je ne comprends que la communauté internationale et cette operation sangaris ne comprennent pas encore djotodia et Déby. comment expliquez vous que des soldats nationaux disait djotodia et des soldats en mission africaine,s'en prennent-ils à des civils innocents quand ils sont confrontés à leurs ennemis anti balakas? peut-on encore parler d'une armée nationale comme se gergarise ce griot de kodegue ou de soldats en mission africaine comme s'y accroche le dernier dictateur sanguinaire de l'Afrique centrale?
a moins que l'opération Sangaris n'est qu'une operation de Sang son vrai nom et qu'on nous le déguise en Sangaris ,messieurs Hollande,Le drian, fabius"

Vous avez tout dit, on y comprend plus. La France qui lutte contre le terrorisme soutient encore un autre en RCA.
abominable.
Sorokaté Alias Domzan bene.

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