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A la Une de la presse française: exode en Centrafrique

Par Autres médias - 30/12/2013

Dans ce climat, pour l’armée française, c’est à se demander si ça n’est pas mission impossible

 

Reportage dans Bangui, la capitale, d’où Le Journal du Dimanche décrit «la chasse aux musulmans», raconte les scènes de pillages, les menaces sur les familles contraintes à l’exil sous la menace de foules hostiles comme sous la protection de l’armée française. L’hebdomadaire a vu ces «milliers de Tchadiens qui fuient en masse la Centrafrique depuis plusieurs jours par peur des représailles». « Etablis par centaines de milliers en République centrafricaine, les Tchadiens rentrent désormais en masse dans leur pays, énonce en écho Le Parisien. Leur gouvernement a lancé un pont aérien depuis une semaine et déjà évacué près de 3 000 personnes par avion».

 



Centrafrique: mission impossible
Dans ce climat, pour l’armée française, c’est à se demander si ça n’est pas mission impossible. Justement. A la une du Journal du Dimanche, le Général Vincent Desportes, estime qu’«il faut un contingent de 5 000 hommes» en Centrafrique. Pour l’ancien directeur de l’Ecole de guerre à Paris, pas de doute, «en dessous de 5 000 Français et de l’envoi de véhicules blindés légers supplémentaires, on n’y arrivera pas».

A lire Le Figaro Magazine, on est tenté d’en convenir. «Au cœur du bourbier centrafricain»,l’hebdomadaire, à son tour, publie la photo, maintes fois prise à l’aéroport de Bangui, de la carcasse déglinguée d’un avion, abri de fortune sous lequel des familles ont élu domicile. Sur l’aile gauche de l’épave, du linge qui pend fait paroi et abrite du soleil. Sous l’aile, des femmes, des enfants. On est là, on attend. «Dans les camps de déplacés, les conditions sanitaires sont désastreuses, constate Le Figaro Magazine. Paludisme, dysenterie: les victimes se comptent par dizaines».

«Rassembler une population divisée», lance le journal, c’est tout à la fois la mission des forces militaires en présence en Centrafrique et celle des hommes de foi. A l’instar de Frédéric Tonfio, vicaire d’une paroisse à Bossangoa, «tous les dignitaires religieux s’efforcent de calmer les esprits échaudés, remarque Le Figaro Magazine, rappelant que la Seleka est avant tout une organisation politique, et non musulmane stricto sensu».

Distinguo pas facile à entendre «pour certains chrétiens persécutés et effrayés», concède le journal, tout comme il est délicat à faire comprendre à «de nombreux civils musulmans aujourd’hui pointés du doigt». La tâche des militaires français «s’annonce difficile», conclut Le Figaro Magazine. Le moins que l’on puisse dire.

 

 
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