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RCA: les Tchadiens installés en Centrafrique retournent en masse dans leur pays

Par Source: AFP - 29/12/2013

C’est un exode marquant un nouveau palier dans le déchirement de la société centrafricaine

 

Ces civils craignent d’être victimes de représailles de milices d’autodéfense locales chrétiennes ou de foules en colère qui les accusent de connivence avec les ex-rebelles, majoritairement musulmans, de la Séléka qui ont chassé le président François Bozizé du pouvoir en mars 2013. Le gouvernement du Tchad, dont des centaines de milliers de ressortissants sont établis en Centrafrique, a lancé un pont aérien depuis une semaine et a évacué près de 3.000 personnes par avion en une semaine, a annoncé samedi l’Organisation internationale des migrations (OIM) dans un communiqué. Des convois routiers quittent également Bangui, phénomène sans précédent dans l’histoire pourtant très troublée du pays. Un convoi de plusieurs dizaines de voitures remplies de ressortissants tchadiens s’apprêtait samedi matin à quitter Bangui pour prendre la direction du Tchad sous les huées hostiles et menaçantes d’habitants de la capitale centrafricaine, ont même constaté des journalistes de l’AFP.

 


© jeuneafrique.com
Des Tchadiens fuient Bangui, le 28 décembre 2013
La France, dont l’armée quadrille Bangui avec la force africaine, a de son côté appelé l’ONU à jouer un « rôle plus important » en Centrafrique, où les violences ont fait un millier de morts depuis le début de l’intervention française, le 5 décembre. Des soldats français de l’opération Sangaris ont contenu des manifestants qui voulaient s’en prendre à ces civils rassemblés dans le 4e arrondissement dans un convoi formé de voitures particulières et de taxis chargés de leurs effets personnels. Réfugié près de soldats français, Abdoulaye Saken, accompagné de son épouse et de leurs quatre enfants, raconte: « j’ai voulu emmener ma famille à l’aéroport (où se trouvent les bases de forces françaises et africaines) pour les mettre en sécurité mais nous avons été bloqués par des civils. Heureusement, maintenant l’armée française nous protège ». Vendredi déjà, un convoi similaire avait pris la route pour fuir les violences meurtrières qui ensanglantent la ville. Au moins un civil avait été tué et plusieurs enfants blessés par des grenades lancées par des soldats tchadiens de la force africaine (Misca) qui protégeaient ce convoi fuyant la ville sous les injures de la foule.

Soif de vengeance
Officiellement, environ 30.000 Tchadiens sont enregistrés par les autorités en Centrafrique. Mais dans les faits, ils sont bien plus nombreux, établis pour certains depuis des générations à travers le pays. Beaucoup de chrétiens, victimes pendant des mois des exactions des Séléka, ont soif de vengeance contre les ex-rebelles et les civils musulmans qui leur sont désormais associés. Depuis le début de l’intervention française le 5 décembre, les violences interconfessionnelles se sont multipliées entre les milices chrétiennes « anti-balaka » (anti-machette, en langue sango) et la Séléka. Les Tchadiens notamment sont accusés par une majorité de la population de soutenir les ex-rebelles Séléka, dont certains sont originaires du Tchad. Faiseur de roi en Centrafrique, N’Djamena a armé et soutenu la Séléka, selon plusieurs observateurs, dix ans après avoir favorisé le coup de force de François Bozizé.

Après des journées et des nuits de tirs, la capitale centrafricaine a retrouvé une relative quiétude samedi matin. Seuls quelques tirs sporadiques ont été entendus durant la nuit de vendredi à samedi. Comme les jours précédents, l’armée française était largement déployée dans la ville, dans laquelle patrouillent également des détachements de la Misca.

 

 
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9 COMMENTAIRES

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Les receleurs tchadiens quittent la RCA.

Par abou

29/12/2013 06:18

Les musulmans tchadiens résidents en RCA se sont rendus coupables de recels à grande échelle des pillages de la Séléka, vendus sur place à Bangui, ou renvoyés au Tchad avec la complicté des forces tchadiennes de la CEMAC, sans que les autorités tchadiennes ne pipent mot, Le Tchad de Deby, un état voyou receleur de tous les pillages opérés en RCA. Voici ce qui explique la haine et la férocité des centrafricains contre ces peuples barbares, qui étaient devenus des supplétifs des Sélékas.

@ mon compatriote ABOU, un grand débarras pour ces tchadiens en RCA

Par Nomzamo

29/12/2013 09:13

Ci-après analyse sur les crimes tchadiens avec complicité de la france en RCA.
Qu'ils retournent chez eux dans leurs zones désertiques poussiéreuses. Ce sont des barbares assassins. Ils ont semé le vent, ils récoltent la tempête. Les Centrafricains viennent de leur démontrer qu'ils sont maîtres chez eux.

"http://www.beafrika.net/CENTRAFRIQUE-TCHAD-IDRISS-DEBY-ITNO-LE-MACHIAVEL-DE-BANGUI_a1242.html?TOKEN_RETURN

CENTRAFRIQUE – TCHAD : IDRISS DEBY ITNO : LE MACHIAVEL DE BANGUI


C’est hallucinant. Deby, président du Tchad, Parrain de Bangui vient de tancer les Centrafricains le 20/12/2013, en des termes dignes d’un Gouverneur de L’Oubangui- Chari : « … La situation en Centrafrique peut porter atteinte au Tchad… », lance t-il dans un message aux Centrafricains. Depuis toujours, Deby craint que la République Centrafricaine, ne devienne un sanctuaire pour les rebelles Tchadiens, qui veulent le chasser du pouvoir. Il poursuit ses vociférations empreintes de mépris à l’endroit des dirigeants de transition centrafricains : «… les acteurs politiques centrafricains ont créé l’amalgame dans les esprits des citoyens centrafricains… en faisant la confusion entre les ex-Séléka et les ressortissants tchadiens… ».

Les Centrafricains n’ont besoin de personne pour comprendre que c’est Deby, qui est le principal responsable du chaos sanglant dans leur pays. Beaucoup de Centrafricains s’interrogent sur les obscurs oukases entre la France et le Tchad sur le Centrafrique. Depuis Patassé, en passant par Bozizé, et aujourd’hui Djotodia, c’est Idriss Deby Into, qui est clone de Talleyrand en Centrafrique, et peut-être même en Afrique centrale. Il installe les présidents, et les destitue suivant la survie de son trône. Depuis que Deby à chassé du pouvoir Issene Habré, aidé par son clan des Zaghawas, son trône n’a cessé de tanguer. Après avoir acheté l’atonie des sudistes grâce aux petro- C.F.A. Son pouvoir est constamment contesté par des rebelles tchadiens. A tel enseigne que Deby vit dans une sorte de caserne, protégée par les membres de sa tribu.

En février 2008 des rebelles tchadiens du Commandement Militaire Unifié (C.M.U.) lancent une offensive sur Ndjamena. Deby est cerné dans son palais. Il appelle plusieurs fois dans la journée, le Président de la République Française à l’aide. Les forces françaises positionnées à Ndjamena depuis la colonisation, interviennent et sauve le pouvoir de Idriss Deby Itno. S’il est encore au pouvoir aujourd’hui, comme beaucoup d’autres hiérarques africains, c’est grâce à l’édredon militaire français. On comprend mieux l’ardeur des soldats de Deby aux cotés des Français au Mali. (Environ 40 morts tchadiens).

CENTRAFRIQUE : UNE RANÇON POUR DEBY ?

Au lieu de mettre la République Centrafricaine sous tutelle administrative des Nations Unies (N.U.) et de l’Union Africaine, on la livre à Deby qui nomme le personnel politique qui lui convient. Aujourd’hui à Bangui, c’est Deby qui détient la réalité d’un pouvoir à la renverse. Les autres Etats de l’Afrique Centrale sont inquiets de l’appétence de Deby. Le Président de transition Michel Djotodia, ne se déplace que dans des véhicules blindés tchadiens. Les Centrafricains voient bien, que les soldats tchadiens sont plus nombreux dans la MISCA (Mission Internationale de Soutien au Centrafrique). Madame Samantha Power Ambassadrice des Etats Unis à l’O.N.U, de retour d’un voyage éclair en Centrafrique, fait escale au Tchad pour rencontrer, Deby. Pourquoi ne pas organiser une réunion commune, avec les autres Chefs d’Etat de l’Afrique Centrale ? On n’ose pas croire que la France et les Etats Unis aient choisi l’option Deby, symboliquement néfaste aux yeux des Centrafricains. Sassou Nguesso, Bongo et Biya ont du moyennement apprécié, ces errements, qui ressemblent à du mépris.


LE RETRAIT DES TROUPES TCHADIENNES DE LA MISCA EST DEVENU URGENT

Pour beaucoup de Centrafricains, l’activisme de Deby en Centrafrique est devenu une provocation insupportable. Ce qui est encore plus préoccupant, c’est que Djotodia et son Gouvernement provisoire, sont perçus comme les feudataires de Deby. Les criminels de la SELEKA ont été financés et armés, avec la bénédiction de Deby, à partir du Tchad. Les Tchadiens qui jusqu’ici, vivaient en fraternité et en harmonie avec les Centrafricains, passent maintenant, pour des SELEKAS ou des islamistes. A cela, il y a une raison. Quand les SELEKAS ont fait irruption en Centrafrique. Ils ont entrepris d’islamiser et d’instituer la Charria (loi islamique), sur la terre des Bantous à majorité Chrétienne et animiste. On a vu alors, surgir dans les rues de Bangui des filles et des femmes voilées. Des soit disant voleurs ont eu la main coupées. Le bâtonnier Zarambaud a été menacé de mort. Son domicile a été pillé. Un Magistrat de la République a été assassiné par les pendards de la SELEKA. A cela, il faut ajouter les viols. Les supplices des chrétiens et les profanations de leurs lieux de cultes. Dans l’arrière pays, des villages entiers pris en otage, sont administré selon les lois islamiques.

Il ne faut pas s’étonner, qu’aujourd’hui des Centrafricains patriotes, s’organisent en groupes d’auto-défense. Les Anti- Balakas, sont l’expression d’un peuple en résistance. Qui s’est senti abandonné par ses dirigeants inféodés à Deby. Ils ne sont pas prêts de rendre les armes. Leur détermination, pour ceux qui connaissent ce peuple semble stoïque. La solution passe par la mise en retrait de Deby, et de son armée en Centrafrique. Si la France veut remercier Deby, pour la participation courageuse de son armé, au Mali, il faut trouver autre chose, que de le laisser se comporter en führer en Centrafrique.

METTRE LE CENTRAFRIQUE SOUS TUTELLE DE L’UNION AFRICAINE ET DE L’O.N.U. (DIFFICILE A ENVISAGER POUR LES HERITIERS DE BOGANDA…)

Pour les Chrétiens et les Antibalakas, Djotodia et son Gouvernement de transition ne sont pas légitimes. C’est pourquoi, les appels à la concertation des responsables de la transition ne trouveront pas d’échos dans la savane centrafricaine. Les armadas présentes et avenir en Centrafrique, ne suffiront pas, à ramener la réconciliation.

La MISCA et la France risque de s’envaser pour longtemps dans le bourbier centrafricain. Chaque jour qui passe, voit le Centrafrique s’embraser un peu plus. Des prédateurs étrangers, avec la complicité des dirigeants centrafricains cupides, ont tenté de faire main basse sur le pays des Bantous.

La nervosité des mercenaires de Deby en Centrafrique, est l’expression de l’échec de leur plan machiavélique. Contrôler le pays, et l’islamiser de force. Les dernières évolutions de la situation en Centrafrique l’attestent.

Des soldats Tchadiens de la MISCA qui tirent sur le peuple centrafricain. Un jeune homme abattu et plusieurs blessés. Des soldats Burundais qui répondent aux tirs des mêmes soldats tchadiens de la MISCA.

Les incroyables et sardoniques éructations, d’un mercenaire tchadien de Deby laissent pantois. Ce Monsieur, au cours d’une conférence de presse propose ni plus ni moins, la partition de la République Centrafricaine. Cet illuminé islamiste, du nom de : Abakar Sabone a menacé de regrouper tous les musulmans au Nord de la R.C.A. et faire scission. Rêve t-il d’un Nord Mali en Centrafrique ? Se prend’ il pour un chef de guerre Touareg ?

C’est une déclaration de guerre au peuple centrafricain, qui ne laissera jamais son pays échapper au principe d’une République Laïque, Une et Indivisible Dans un autre pays, avec un gouvernement courageux, ce islamiste provocateur, serait immédiatement appréhendé.

Devant cette provocation, le Président de Transition et son Gouvernement ont réagi tardivement et mollement. On n’a pas non plus entendu l’Union Africaine, l’ONU, la France et la MISCA condamner avec la dernière énergie les insanités antirépublicaines de ce mercenaire tchadien.

De surcroit conseillé de Djotodia. Ces dérapages sont considérés par les Centrafricains comme une insulte et mépris pour leur pays. C’est pourquoi, ils vont se radicaliser et résister. Quand on provoque un peuple de paix, c’est comme tirer la queue du lion dans sa tanière. Les conséquences sont imprévisibles.

Si la France veut que son action salutaire en Centrafrique, soit couronnée de succès, elle doit cesser de donner l’impression, de céder aux visées expansionnistes de Deby. Les oukases, les messes basses, et les arrangements occultes, ont transformé la République Centrafricaine en champs de mines qui explosent de partout. Une cassure semble avoir surgie entre ces peuples frères Tchadien et Centrafricains. A cause de la soif de pouvoir et de domination de Deby, et des dirigeants centrafricains fantoches.

La sortie du chaos, appelle des décisions courageuses immédiates : Mettre le Centrafrique sous tutelle d’une administration de l’Union africaine et d’O. N.U. Organiser des élections dans six ou huit mois maximum. Le temps presse. Les tergiversations et les combinaisons souterraines, sur le dos des Centrafricains doivent cesser.

Joseph Akouissonne 25/12/2013
Vendredi 27 Décembre 2013 - 19:06
bêafrika Sango"

A voir les images de ces musulmans Tchadiens il n'y a rien de Bantou en eux. Ils ne sont pas des centrafricains

Par Sorokaté

29/12/2013 10:02

Bantou n'est pas tchadien. Nulle part la Centrafrique a cautionné un quelconque coup d'état contre un autre état souverain au monde contrairement au Tchad. trop c'est trop nous avons tout compris cette manie de la France sous la jupe du Tchad.

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