SOCIéTé  |    

Centrafrique: au moins 40 morts depuis le 25 décembre 2013

Par source: AFP - 27/12/2013

C’est le bilan de l'armée française, au lendemain d'une nouvelle journée de chaos sanglant à Bangui

 

A Genève, un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), David Pierre Marquet a confirmé qu’"une quarantaine de corps a pour l'instant été ramassée et des premiers soins ont été apportés à une trentaine de blessés". Par ailleurs, "une soixantaine" de corps a également été retrouvée, le lundi 23 décembre dans la capitale centrafricaine, a-t-il précisé. La Croix-Rouge centrafricaine ramasse les corps et les amène à la morgue de l'hôpital communautaire de la capitale centrafricaine. Le CICR ne dispose pas encore d'un bilan complet des morts recensés depuis le début des violences le 5 décembre dernier. Certaines estimations font état d'un millier de personnes tuées à Bangui et en province, dans les attaques des milices "anti-balaka" (anti-machette, en langue sango) et dans les représailles de la Séléka (ex-rébellion) contre la population.

 


© Diaspora Multimédia & Audiovisuel
Plusieurs cadavres ont été retrouvés dans les rues de Bangui
Les soldats de l'opération Sangaris, quant à eux se sont déployés jeudi à l'aube pour sécuriser les quartiers de Gobongo, proche de l'aéroport dans le nord de Bangui, et à Pabongo, un quartier sud. "Le but est de dissuader", a expliqué l'un des patrons de l'opération Sangaris, le lieutenant-colonel Sébastien Pelissier. "Ce déploiement appuyé" est une opération "ponctuelle" qui mobilise environ 600 hommes, selon l'officier, avec une "concentration des efforts sur les quartiers qui ont subi le plus de violences ces derniers jours". En effet, toute la journée de mercredi, 25 décembre, et dans la soirée, des tirs d'origine indéterminée avaient semé la panique dans les quartiers nord puis près de l'aéroport, sécurisé par les Français et où stationnent les hommes de Sangaris et les contingents de la force africaine (Misca). L'origine de ces violences restait largement inexpliquées jeudi, des habitants parlant d'une attaque de miliciens "anti-balaka" contre des éléments du contingent tchadien. L'armée française n'a donné aucune explication sur ces incidents.

Pick-up et cadavres carbonisés
Jeudi matin, la carcasse d'un pick-up carbonisé de l'armée tchadienne, avec encore un cadavre à l'intérieur, occupait une rue du quartier de Gobongo. Les habitants évoquaient là aussi une attaque d'anti-balaka sur les Tchadiens, et la riposte de ces derniers à l'arme lourde dans le quartier. "Plusieurs de nos positions ont été attaquées pendant la nuit", a par ailleurs indiqué à l'AFP le chef du contingent burundais de la Misca, le lieutenant-colonel Pontien Hakizimana. "Nous avons contenu les assaillants, sans aucune perte de notre côté", a-t-il déclaré. "Depuis ce matin", les soldats burundais "patrouillent dans les rues de Bangui, et tout est calme". Un calme précaire est effectivement revenu dans la ville. Les artères menant à l'aéroport étaient largement investies par les blindés français, alors que les soldats français menaient des opérations de fouille dans la zone. Des tirs sporadiques ont un moment été signalés dans le 5ème arrondissement, dans le centre, mais ont cessé avec l'arrivée de militaires burundais et le survol d'un hélicoptère français. A Gobongo, et dans des quartiers voisins, les habitants ont recommencé à sortir prudemment ou à rentrer chez eux après avoir fui par centaines vers l'aéroport voisin, où s'agglutinent déjà dans la plus grande précarité des dizaines de milliers de déplacés.ation".

 


© Diaspora Multimédia & Audiovisuel
L'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga (d), et l'imam Omar Kobine Layama (centre)
La Centrafrique "condamnée aux ténèbres"?
Dans une tribune publiée par le journal Le Monde, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l'imam Omar Kobine Layama ont appelé l'ONU à déployer "de toute urgence" une force de maintien de la paix. Les "progrès réalisés" depuis le déploiement des 1.600 soldats français début décembre, en soutien aux 4.000 de la Misca, sont "fragiles, et les troupes ne sauraient porter ce fardeau à elles seules", selon les deux hommes, qui ne cessent d'appeler à la réconciliation depuis des mois. La Centrafrique "reste au bord d'une guerre aux aspects religieux", et "nous craignons que faute d'une réponse internationale plus importante, notre pays ne soit condamné aux ténèbres", ont-ils prévenu de nouveau.

Les soldats français et les troupes de la Misca peinent à éteindre l'incendie qui continue de couver, dans une ville minée par les haines confessionnelles. Beaucoup de chrétiens, victimes pendant des mois des exactions des Séléka, ont soif de vengeance contre les ex-rebelles et les civils musulmans qui leur sont désormais associés. La tâche des Français est rendue plus compliquée encore par l'attitude et les ambiguïtés de son allié tchadien, puissance régionale traditionnellement très influente en Centrafrique, et partenaire incontournable de Paris pour rétablir la sécurité dans le pays. Avec 850 hommes, aguerris et bien équipés, le contingent tchadien est omniprésent à Bangui. Il y joue le rôle de protecteur de la minorité musulmane, mais également du pouvoir du président (et ex-chef rebelle) Michel Djotodia. Les Tchadiens sont ainsi, accusés de soutenir les ex-rebelles Séléka -dont certains sont originaires du Tchad- et ont été impliqués récemment dans plusieurs incidents, notamment des tirs fratricides contre les soldats burundais de la Misca.

Ces violences ont provoqué d'importants déplacements de population dans tout le pays, selon l'ONU. Près de 710.000 déplacés ont été comptabilisés sur tout le territoire, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Mais d'après un porte-parole du HCR à Genève, Adrian Edwards ces chiffres sont désormais en-dessous de la réalité car "il y a définitivement une détérioration de la situ
 
MOTS CLES :

3 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

les chiffres exactes des victimes

Par famoundjou

27/12/2013 12:51

il ya eu un charnier decouvert au centre ville de bangui tous tues par l,arme blanche,40 corps er 60 corps le lundi toujours dans la zone controlee par les mercenaires de NDOTODIA,les tchadiens et les soudanais tuent les centrafricains autochtones avec l,arme blanche les couteaux.2 soldats,un gendarme et un officiers congolais de brazzaville ont ete tuer hier nuit par les selekas qui ne sont pas centrafricains mais des mercenaires tchadiens et soudanais payer par le QUATAR et la france neocoloniale qui veulent prendre le controles des immences ressources minieres et petroliferes de la rca,c,est du terrorisme d,etat.

le peuple centrafricain est un peuple pacifique et les images des personnes avec les machettes sont la suite logique de cette conspiration FRANCO_QUATARITE pour prendre le controle des richesses,il ya pas de guerre de religion e rca,depuis l,independance virtuelle donnee par la france il n,ya jamais eu une guerre de religion la rca est un pays LAIC et tout les communautes vivent en harmonie,le tchad sous-traitant et premier soutiens a NDOTODIA met en oeuvre le plan genocidaire francais pour empecher la rca d,exploiter legalement son petrole,LA FRANCE ET LE TCHAD SONT LES PAYS RESPONSABLES DE CE GENOCIDE ET LE QUATAR LE GRAND FINANCIER,CES PAYS PORTENT la responsabilite du drame centrafricain.

Casques bleusau avec mission de tier plus vite

Par Le déçu

27/12/2013 16:41

Des armées qu'on a reçu des pays voisins ,beaucoup ne sont pas opérationnelles,à part les burundais. On ne voit pratiquement pas ceux d'autres pays.les quartiers sont laisses à l'abandon. Or il suffisait de bloquer chaque coin de secteurs par rapport au zone où sévissent ces terroristes djihadistes,ça rassurerait beaucoup de gens à rester sur place. or on vous parle de misca ,les gens voient pas cette Misca. Quand est ce que vous avez vu les pays francophones organiser un truc fiable avec leur chef?
Quelqu'un a dit,on voit la différence avec les burundais formés par d'autres puissances,ici les Usa. Cette Misca ne tient pas ,pas par manque de volonté ,mais certains pays,ils n'ont pas de vrais soldats et envoient. ca comble faussement en bras inutiles. l'armée française,peut armer nos gendarmes et militaires les vrais centrafricains,ils collaboreront quand il y a absence de présence rassurante en attendant les casques bleus seul moyen de voir s'élargir la nationalité des soldats et esperer d'autres compétences,complémentaires ou palliant les lacunes de certain. C'est une urgence car ce qui se passe pousse au désespoir les populations qui mettaient de l'espoir par les premières arrivées:tout empire,a-t-on une strategie établie ou c'est un pilotage à vue

Djotodia est un faux et sanguinaire frois comme déby

Par marco

27/12/2013 16:54

Le charnier peut etre les anti balakas presentes par djotodia comme cherchant la paix,où sont ils puisqu'ils etaient filmes ?on peut les chercher si vivants à comparer sur les photos,sinon éliminés par djoto

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués