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RCA: près de 10.000 ex-Séléka désarmés et 45 autres tués depuis l'opération Sangaris

Par journaldebangui.com - Xinhua - 24/12/2013

Ce chiffre représenterait «95% des ex-combattants de la Séléka» regroupés dans des sites de cantonnement en vue du désarmement devant être suivi de la réinsertion socioprofessionnelle

 

Environ 10.000 ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir) ont été désarmés suite au désarmement des groupes armés et des milices mené par l'armée française et les forces africaines de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), a annoncé lundi matin le commandant de la gendarmerie nationale, le colonel Christian Narkoyo. Ce chiffre représenterait «95% des ex-combattants de la Séléka» regroupés dans des sites de cantonnement en vue notamment du désarmement devant être suivi de la réinsertion socioprofessionnelle, rapporte le responsable sécuritaire connu auparavant comme le porte-parole militaire de l'ex-coalition rebelle qui s'est emparée du pouvoir le 24 mars à Bangui. Dans la capitale centrafricaine, six sites de cantonnement sont annoncés. « Ceux (ex-rebelles) qui sont en détachement dans les provinces, décrit l'ex-gendarme de deuxième classe ayant acquis ses galons de colonel dans la rébellion, seront cantonnés là où ils se trouvent. C'est aussi sur place qu'ils recevront leur formation » pour la réinsertion socioprofessionnelle qui prévoit l’incorporation d'une partie des démobilisés dans l'armée et la reconversion de l'autre partie dans la vie civile. Une organisation hétéroclite de plusieurs mouvements rebelles, la Séléka (alliance en sango, la langue vernaculaire) constituée aux deux tiers de mercenaires tchadiens et soudanais n'arrive pas à déterminer elle-même le nombre de ses éléments. Rejointe par des milliers de bandits et de repris de justice libérés de prison au moment de l'offensive de l'ex-rébellion contre le régime de Franç ois Bozizé, elle aurait vu ses effectifs gonfler entre 20.000 et 25.000 lors de sa prise du pouvoir, selon les estimations.

 


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Affrontement Sangaris-Populations
Avant l'installation officielle de l'opération française Sangaris le 5 décembre à Bangui et de la MISCA le 19 décembre, quelque 5.000 de ces combattants recevaient déjà deux mois leur formation pour l'incorporation au sein de nouvelles Forces armées centrafricaines (FACA) en composition, avait annoncé auparavant le colonel Narkoyo. La semaine dernière, la force africaine avait plutôt fait état du désarmement de quelque 7.000 ex-rebelles. «Avec les forces africaines, il n'y a pas de problème. Elles ont vraiment montré leur neutralité. C'est la différence avec les Français qui apparaissent comme les complices des anti-Balakas. La présence des forces françaises ne va rien changer. Au contraire, ça va empirer les choses», commente Narkoyo au lendemain d'une manifestation d’un millier de personnes contre l'armée française dimanche à Bangui. Une initiative de populations musulmanes qui dénoncent le «parti pris» de cette armée qui, selon celles-ci, d'être avec les ex-rebelles dont ils sont accusés d'être complices, les principales victimes des attaques des milices anti-Balakas et d'un conflit interreligieux soudain avec leurs compatriotes chrétiens plus nombreux en Centrafrique (près de 90% de la population), cette manifestation a aussi mobilisé certains de ces derniers, à en croire le patron de la gendarmerie nationale.

«Depuis l'arrivée des Français, 45 ex-combattants Séléka ont été tués. Après avoir désarmé une personne, ils l'abandonnent à son sort sans assurer sa sécurité. La situation est catastrophique. Chaque jour, il y a des violences, une vingtaine voire une quarantaine de morts. Cette nuit, on a tué encore cinq personnes à Bangui, des proches des ex-Séléka», rapporte-t-il. Avec la police, Christian Narkoyo et ses unités sont interdits de patrouilles à Bangui depuis le 16 décembre par la force française qui aux premiers jours de son déploiement avait perdu deux jeunes parachutistes dans un accrochage violent avec des hommes armés. «La tension est très vive. On croyait que les Français venaient nous sauver, ils ont aggravé la situation, on ne sait comment la résoudre», se lamente l'ancien dirigeant rebelle. Pourchassés aujourd'hui par les anti-Balakas (anti-machettes), ces fameux groupes d'autodéfense villageois créés sous le régime de François Bozizé (mars 2003-mars 2013) pour lutter contre les coupeurs de route, les ex-Séléka se sont eux-mêmes illustrés depuis leur prise du pouvoir par diverses exactions (massacres, exécutions sommaires, viols, enlèvements) et des pillages contre la population.

Depuis la nouvelle escalade de violences déclenchée le 5 décembre à Bangui suite à une attaque de ces milices et d'ex- militaires déclarés tous fidèles au président déchu, l'Ong internationale Amnesty International dénombre un millier de morts, un décompte qui vient alourdir le bilan du chaos sécuritaire et humanitaire dans lequel est plongée la Centrafrique, ex-colonie française. Saluée au départ comme un espoir de sortie de crise, l’intervention française est rejetée aujourd'hui par une partie de la population, de la même manière que l'armée tchadienne ayant aidé à l'arrivée au pouvoir de Michel Djotodia, ci-devant président par intérim, et son ex-coalition rebelle. Une autre source proche de la Séléka affirme cependant que «la marche de dimanche à Bangui est l'oeuvre de ceux qui refusent de désarmer». «Le conflit qui se passe maintenant, ce n'est pas contre les musulmans. C'est l'attitude des soldats tchadiens qui est dénoncée. Depuis six à sept mois, ce sont eux qui orchestraient les violences dans les quartiers de Bangui», a-t- elle indiqué sous couvert d'anonymat . Cette source révèle toutefois qu'«il y a des gens de la Sélé ka qui ont rejoint les anti-Balakas» et dénonce par ailleurs «l’islamisation au sein de l'armée», ainsi que les menaces de création d'un Etat musulman au Nord exprimées en marge de la manifestation anti-française à Bangui.

 

 
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2 COMMENTAIRES

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Bilan Farfelu

Par KOTA LIKONGO

24/12/2013 11:38

En qualité de qui, NARKOYO qui finit tous ses mots en AGE, fait ce bilan de desarmAGE. c'est une entité neutre (SANGARIS ou MISCA) qui doit nous sortir un bilan fiable. ce n'est pas un SELEKA. qui brille dans le mensongeAGE avec des ViolAGE de la population.
La FRANCE DOIT CONTINUER le DESARMage des SELEKA. sutout km5, Kina, cattin, miskine

c'est du n'importe quoi

Par simpliste

24/12/2013 21:53

je ne crois pas à cette version. on nous avait parlé de désarmement au temps de Bozize et nous avons connu par la suite la déferlante des anges de la mort.
c'est du n'importe quoi.
le vrai désarmement ne pourra se faire qu'avec un gouvernement légitime, qui a conscience de l'intérêt général.
oui km5 est infesté d'armes et ça, depuis l'époque de Bokassa à cause de Kaddafi

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