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Visite: Mme Samantha Power est arrivée en Centrafrique

Par journaldebangui.com - AFP - 19/12/2013

Elle est l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu et la personnalité la plus importante à fouler le sol centrafricain

 

Elle est arrivée ce jeudi à Bangui, accompagnée de la plus haute diplomate au département d'Etat pour l'Afrique, la secrétaire d'Etat adjointe Linda Thomas-Greenfield. Les deux femmes doivent rencontrer le président centrafricain de transition et ex-chef rebelle de la Séléka Michel Djotodia ainsi que de hauts dignitaires musulmans et chrétiens. Lors de cette visite surprise, les deux personnalités américaines exhorteront les dirigeants centrafricains à mettre un terme aux violences dans le pays. En effet, l'administration américaine s'alarme depuis des semaines d'une situation pré-génocidaire en RCA et du caractère de plus en plus confessionnel des violences atroces perpétrées contre les civils. Tous les acteurs en RCA qui ont de l'influence doivent l'utiliser pour tenter d'apaiser les craintes et de rétablir le calme, a plaidé Mme Power. Elle doit aussi pousser le pouvoir à Bangui à soutenir la force de l'Union africaine mandatée par l'ONU (Misca) et épaulée par la France. Washington avait annoncé mardi disposer de quelques militaires à Bangui chargés de coordonner le transport aérien de 850 soldats burundais en Centrafrique, une opération qui devrait être achevée cette semaine. Ces troupes sont acheminées par deux avions C-17 du Pentagone. Les Etats-Unis ont également promis 100 millions de dollars d'aide militaire à la Misca.

 


© lemonde.fr
La diplomate américaine, Mme Samantha Power
Mme Power est la plus importante responsable américaine à se rendre en Centrafrique, livrée à l'anarchie depuis des mois et où les violences inter-religieuses ont fait près d'un millier de morts ces deux dernières semaines. Ce voyage a des accents personnels pour la diplomate américaine: née Irlandaise en septembre 1970, elle fut longtemps journaliste et chercheuse, spécialiste de la question du génocide dans les conflits au 20e siècle, notamment en ex-Yougoslavie et au Rwanda. Mme Power réfléchit depuis des années à la manière dont les démocraties peuvent répondre aux crimes de génocide. Elle a remporté en 2002 le prix Pulitzer pour son essai A Problem from Hell: America and The Age of Genocide, accusant la diplomatie américaine d'avoir essuyé une série d'échecs, notamment lors du génocide rwandais en 1994. Le monde a été le témoin de grandes atrocités et chaque situation est unique. Comparer (la RCA) à d'autres crises, à des crises passées, est inexact, a toutefois expliqué Mme Power.

 


© vimeo.com
La secrétaire d'Etat adjointe Linda Thomas-Greenfield
Pour elle, les populations en République centrafricaine sont en très grand danger et nous avons tous la responsabilité de les éloigner de l'abîme, a déclaré mercredi la diplomate américaine, devenue ambassadrice à l'ONU à l'été 2013. Elle s'exprimait lors d'une conférence téléphonique, organisée pour la presse à Washington, depuis Abuja où elle faisait une étape pour des entretiens avec le président nigérian Goodluck Jonathan. Mais il vaut la peine de noter que la Somalie nous a appris ce qui peut se passer dans un Etat en échec et que le Rwanda nous a montré ce qui peut arriver dans un Etat profondément divisé, a argumenté la diplomate.

Les dernières violences inter-religieuses ont fait près d'un millier de morts depuis début décembre en Centrafrique, où les tueries continuent, selon Amnesty international. La plupart des victimes ont été tués dans les représailles de l'ex-rébellion Séléka à Bangui, mais également dans les atrocités des milices d'autodéfense villageoises en province, plus particulièrement dans la région de Bossangoa (nord-ouest), selon Amnesty. Il faut évidemment agir de manière urgente pour sauver des vies, a encore exhorté Mme Power, répétant que les Etats-Unis étaient reconnaissants envers les Français et les courageux soldats africains qui risquent leurs vies pour aider à protéger des civils.
 
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Les criminels et leurs chesf. dont Djotodia, sont connu. Vite à la CPI

Par abou

19/12/2013 16:01

Que la communauté internationale ne nous fatigue pas. Des milliers de morts depuis Décembre 2012, le Responsable de ces troupes est connu, il s'agit de Muhammad Dahiyya, dit Michel Djotodia. Ses généraux et colonels sont connus. Les massacres tous frais de Bangui depuis le 5 Décembre 2013, consacrent le bouquet final de leurs atrocités au nez et à la barbe de la communauté internationale et des médias du monde entier. Alors que fait-on de ces criminels ? Continuer les discussions de salon avec eux ? ou alors ouvrir une procédure à la CPI et commencer leur transferrement, puisqu'ils sont désormais identifiés et cantonnés dans Bangui et dans la République; le Tchad et le Soudan doivent collaborer à leur neutralisation pour montrer leur bonne foi, eu égard aux soupcons qui pèsent sur ces deux états. C'est cela qui grandira la communauté internationale, toute autre démarche visant l'impunité renforcerait les rancoeurs et les haines des populations qui se battront jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour réclamer JUSTICE.

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