NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Centrafrique: polémique au sein du gouvernement à Bangui

Par journaldebangui.com - AFP - 18/12/2013

Le limogeage de trois ministres et du directeur du Trésor en Centrafrique, décidé par le président Michel Djotodia, continue de faire des remous

 

La décision du président de la Transition en Centrafrique a suscité lundi une polémique au sein du gouvernement à Bangui où des proches de l’ancienne opposition démocratique menacent de saisir la Cour constitutionnelle. “Ces décrets doivent être rapportés (annulés, ndlr). Si tel n’est pas le cas, le Premier ministre peut saisir la Cour constitutionnelle de transition. Nous espérons que tout revienne dans l’ordre. Le président ne peut pas limoger des ministres sans le contreseing du Premier ministre]”, a affirmé à une source proche du gouvernement, et issue de l’ancienne opposition démocratique au président Bozizé, qui souhaite conserver l’anonymat. En effet le 15 décembre dernier Michel Djotodia a limogé trois ministres de l’actuel gouvernement de Transition, parmi lesquels, le ministre de la Sécurité publique, le Pasteur Binoua.

 


© rfi.fr
Il décide seul
“[i L’article 29 (de la Charte constitutionnelle) est clair: «sur proposition du Premier ministre, il (le chef de l’Etat) nomme les membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions». D’ailleurs pour le limogeage du précédent ministre de la Communication (Christophe Gazam Betty), le Premier ministre était à l’étranger et le président avait attendu son retour”, souligne encore cette source. Toutefois, l’actuel ministre de la Communication Adrien Poussou rejette cette approche. « Il faut s’en tenir à la Charte et ne pas tomber dans des interprétations qui sont de nature à mettre de l’huile sur le feu. Il n’y a pas lieu d’ajouter une crise au drame », dit-il. Il cite quant à lui l’article 34: « Le chef de l’Etat peut déléguer ses pouvoirs au Premier ministre à l’exception du pouvoir de nomination et de cessation de fonction des membres du gouvernement».

M. Poussou ajoute: «Le chef de l’Etat doit assurer la continuité de l’Etat en cette période difficile. Or le Premier ministre était en territoire étranger, en l’occurrence la base Mpoko qui bénéficie de l’extraterritorialité. Il ne pouvait donc pas assurer ses fonctions». Le Premier ministre Nicolas Tiangaye, ancien membre de l’opposition, s’est en effet réfugié à la base française après la mise à sac de sa maison proche du quartier Combattant, ravagé par des pillards la semaine dernière. A Paris, le Quai d’Orsay s’était dit «préoccupé» par les limogeages estimant que «cette initiative, prise en contradiction avec la Charte constitutionnelle de la transition et les accords de Libreville, est de nature à aggraver encore l’instabilité en République centrafricaine».

 

 
MOTS CLES :

12 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

Le président pendant son discours avec le doigt accusateur...

Par sorokaté

18/12/2013 18:28

"Toujours c'est l'autre qui tue , qui massacre les civiles pour m'empêcher de gouverner"
C'est l'autre qui sème la désolation dans le pays.
héééé moussé le plésident, so gné? a zo a koui mingui mo zia mbata so maaaa?
A zo a kpé kodoro ni kwé a wè, so yé ti mawa?

Pourquoi tiangaye ne s'est t-il pas réfugié chez un parent?

Par Nomzamo

18/12/2013 20:13

"M. Poussou ajoute: «Le chef de l’Etat doit assurer la continuité de l’Etat en cette période difficile. Or le Premier ministre était en territoire étranger, en l’occurrence la base Mpoko qui bénéficie de l’extraterritorialité. Il ne pouvait donc pas assurer ses fonctions». Le Premier ministre Nicolas Tiangaye, ancien membre de l’opposition, s’est en effet réfugié à la base française après la mise à sac de sa maison proche du quartier Combattant, ravagé par des pillards la semaine dernière. A Paris, le Quai d’Orsay s’était dit «préoccupé» par les limogeages estimant que «cette initiative, prise en contradiction avec la Charte constitutionnelle de la transition et les accords de Libreville, est de nature à aggraver encore l’instabilité en République centrafricaine».

Poussou, le quasi-illétré propulsé par népotisme à ce rang. Qui a décidé de l'extraterritoriale de l'aéroport de Bangui MPOKO, territoire de la République Centrafricaine?

le petit nicolas tiangaye protégé par la france sur une base militaire, quelle honte, quelle déchéance pour notre pays de voir ces marionnettes françaises agir en notre nom?

nicolas tiangaye, vous et vos acolytes seront renvoyés dans la poubelle de l'histoire centrafricaine. Vous serez traités comme des Collabos.

voici un arriviste nommé poussou

Par Pilipili

18/12/2013 22:14

Un "chercher à manger" tropicalisé vient de faire son apparition sur la scène politique nationale. Adrien Poussou a accepté de prendre part à la mangeoire de la soupe bouillabaisse centrafricaine. Celui-là qui a un certain moment donné ne manquait pas de passer au vitriol par ses articles bien corsés le nullard Bozizé qu'il a longtemps vilipendé avant de commencer à reprendre attache avec lui petit à petit. Son rapprochement avec Bozizé avait été dénoncé par ses amis et il s'était pourfendu en justification maladroite et de bas niveau en accusant notre brave compatriote Luther Gondjé. Il évolue au gré du vent où l'exposent les besoins de son ventre et il est toujours prêt à vendre son âme au premier diable qui peut le satisfaire. C'est ainsi qu'on peut comprendre sa dernière apparition aux côtés de Djotodia qui a fait de lui son ministron de la communication. La dernière grande trouvaille des gens de sa trempe qui sautent du coq à l'âne, à l'instar de Ndouba, Binoua et Makouzangba, c'est le débonnaire argument qui consiste à dire "qu'on ne sert pas un homme, mais on s'engage à servir son pays". Pouaaahhhh !! Comment Poussou qui se dit grand journaliste analyste peut-il tenir un discours de bas niveau comme celui-là pour justifier la forfaiture de Djotodia de tordre le coup aux fameux accords d'ailleurs très décriés de Libreville ? De quelle extra-territorialité se perd-t-il en conjecture et en joute verbale ? Le pauvre Tiangaye dont la maison a été pillée et vandalisée (les centrafricains ne verseront jamais une goutte de larme pour lui et pour sa maison)à la suite de la barbarie des idiots et analphabètes de Seleka a trouvé un abri et la protection auprès des forces de la Fomac, est-ce à dire qu'il est en fuite ou en exil pour que Djotodia ne puisse plus entrer en contact avec lui pour traiter des problèmes importants du gouvernement dont d'ailleurs la légitimité souffre de tout soutien ? C'est vraiment minable de la part de Poussou de vouloir faire une sortie médiatique de la sorte, lui qui est encore bien jeune et dont l'avenir radieux pourrait plutôt advenir par le temps et la patience. C'est vraiment dommage pour lui car son crédit se trouve ainsi entamé et son avenir hypothéqué en acceptant de devenir un ministron dans la crise actuelle et en faisait des déclarations piteuses de la sorte. Ce n'est pas cela qui fera de toi cher Poussou une personnalité remarquée dans notre pays. Va en enfer s'il en existe !

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués