SUCCESS STORIES   |     DIASPORA   |     JEUNES TALENTS  |    

Centrafrique: Le nouveau ministre de la communication est connu

Par jdb - 13/12/2013

Dans l’une de ses premières déclarations à la presse, M. Georges Adrien Poussou annonce son retrait momentané du Mouvement citoyen Fini Kodé

 


© journaldebangui.com
Georges Adrien Poussou, Ministre de la Communication, de la Promotion de la culture civique et de la Réconciliation nationale
Déclaration N°001/12/13

Le 30 novembre dernier, les autorités de la Transition m’ont assigné le devoir d’assumer les fonctions de Ministre de la Communication, de la Promotion de la culture civique et de la Réconciliation nationale.

Après mûres réflexion, j’ai accepté cette confiance avec cœur, dans ce contexte exceptionnel où tout frémissement, tout frétillement inquiètent, et, où la haine et le poison de la division font craindre le pire à notre pays.

La tâche qui nous attend et les défis auxquels nous devons faire face étant immenses, j’ai décidé, en concertation avec mes camarades membres fondateurs du Mouvement citoyen Fini Kodé, de me décharger de mes responsabilités de Secrétaire Général et de me mettre en retrait du mouvement jusqu’à nouvel ordre.

Fait à Bangui, le 13 décembre 2013

Georges Adrien Poussou
Ministre de la Communication,
de la Promotion de la culture civique et de la
Réconciliation nationale.




 

 

 
MOTS CLES :

11 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

TRAITRE DEVANT L'ÉTERNEL CE GARCON

Par justice

14/12/2013 03:08

BINOUA PARTI, EN VOILA UN AUTRE. AH CE PAYS EST MAUDIT, C'EST AINSI QUE BOGANDA TRAHI PAR LES SIENS VA CONNAITRE LA FIN TRAGIQUE QUI A CONDAMNÉ NOTRE PAYS DEPUIS 55 ANS. QUE DIRE D'AUTRE ? EST CE LA FAIM QUI LES FAIT COURRIR TOUS CES AVENTURIERS ? CELA NE VAS PAS ARRANGER L'IMAGE DE LA RCA, MÉRITONS-NOUS LA CONFIANCE DES AUTRES ? TOUS CES GARCONS QUI FONT LES COULOIRS DU MONDE POUR SALIR LEUR PAYS ET QUI ENSUITE PLONGENT DANS LA MANGEOIRE SANS PRÉVENIR ! S'IL Y A ENCORE DES SOCIOLOGUES COMMES LES PROFESSEURS BLAGUÉ ET IDI LALA, ZOKTIZOUM, SOPIO, ETC IL Y A DU TRAVAIL POUR NOUS AIDER A COMPRENDRE CE GENRE DE MICROBES QUI INFESTENT LE PAYSAGE POLITIQUE DE LA RCA.

Inaudible

Par Edmond DEARAN

14/12/2013 13:50

Entre la virulence de la dénonciation sans appel de la barbarie installée en Centrafrique par la séléka et son chef, qu'avait si justement faite le stagiaire en journalisme, Adrien Poussou et accepter de servir de caution et de valet, comme ministron à djotodia, il n'y a que mépris et dégout. Si c'est cela, l'abusivement appelé "finikodé", eh bien vive le finikodé à la sauce djotodia que A. Poussou, demandait à bouter hors de Centrafrique.

Dollé Waya : Général de Brigade de pacotille dixit A.Poussou

Par Edmond DERAN

14/12/2013 15:43


Transition, quelle transition ?
Il y’a quelque chose d’un peu irréel à observer de l’extérieur la manière avec laquelle ceux qui se rêvent en nouveaux maîtres de la République Centrafricaine se comportent en cette période pourtant dite de transition.


Transition, quelle transition ?
Par exemple, bien sûr, à voir celui à qui le rigolo de N’Djamena a dénié le droit de se considérer comme « président de la République » mais plutôt comme « un simple chef d’État de transition » (il faut s’appeler Deby Itno pour se gargariser de ces niaiseries) prétendre donner des leçons de patriotisme et de mérite républicain.

D’autant, qu’à peine installé dans le fauteuil présidentiel, c’est aux siens que, toutes affaires cessantes, il distribue, comme on le ferait pour les petits pains, les postes considérés comme juteux. Tout le contraire, il faut bien le faire remarquer avec une certaine gravité, de la tradition républicaine selon laquelle la reconnaissance des places de chacun se fait en fonction du mérite propre : Justin Assane (son cadet même père même mère comme on dit là-bas au sud su Sahara, bombardé depuis général de brigade et nommé à la tête de la sécurité présidentielle), Djoubaye Abazène (son cousin, ancien porte-flingue du demi-dieu Firmin Findiro, actuellement ministre des transports et de l’aviation civile), Bertrand Mamour (son retraité d’oncle nommé ministre délégué à la Défense nationale), Herbert Gotron Djono Habba (son neveu, désormais tout puissant ministre d’État aux mines) pour ne citer que ceux-là, qui sont tous des parents proches de… Michel Djotodia que les mauvaises langues de Bangui appellent désormais « Djotodiable Am Adorokozo ». Aujourd’hui, il faut être musulman ou en donner l’apparence, s’habillant en Djellaba et s’appeler ou se faire appeler « Moussa ou Abdelkader » pour espérer se voir confier un strapontin. À défaut de jouer les faire-valoir et de masquer les nominations de complaisance. N’a-t-on pas vu, pour bien se fondre dans le décor, Josué Binoua, s’habiller en Djellaba depuis qu’il a été nommé ministre de la religion dans un pays prétendument laïc ?

Particulièrement irréel, en tout cas à peine croyable, voire même franchement scandaleux et choquant pour qui aime son pays, est la nomination des ressortissants du Tchad, non pas qu’au gouvernement, comme c’est le cas du presque illettré Noureddine Adam, mais aussi et surtout à l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) ou se qui en reste, où ils sont très nombreux, ces Tchadiens, à tenir en respect le chef d’état-major hélas de pacotille qu’est le général Jean-Pierre Dolewaye. Comment ne pas reprendre à son compte, non pas pour les discuter, encore moins les réfuter, les affirmations des opposants tchadiens pour qui la République Centrafricaine s’est transmuée, inexorablement, en une préfecture du Tchad par la seule volonté du fantasque Deby Itno, quand on voit pêle-mêle au sein de l’état-major des FACA des citoyens tchadiens ou reconnus tels comme les soi-disant généraux de brigade Abdelkarim Moussa, Ibrahim Safadine, Yaya Bourna, respectivement Chef d’Etat-major adjoint, Sous chef d’Etat major chargé des opérations, Sous chef d’Etat major chargé de Logistique, Chef de Cabinet du chef d’Etat major des armées, tous supposés avoir intégré la grande muette en 2006. Une sacrée plaisanterie de très mauvais goût.

Surtout irréel, est de constater, les tripes nouées et la mort dans l’âme, que les vrais militaires centrafricains, ceux que l’histoire a fait enraciner le parcours sur le sol national et dont l’État centrafricain a gaspillé des fortunes en bourses d’étude afin de leurs assurer une meilleure formation, se complaire dans cette pantalonnade, se faisant ainsi cireurs de godasses ou garçon de course, c’est selon, de ces guignols sanglants.

Plus irréel, est le retour en force des caciques du défunt régime. Ceux-là même qui, hier, comme Josué Binoua, Claude Richard Gouandjia de l’Association Bozizé Doit Rester (BDR) ou encore le tristement célèbre demi-dieu procureur du ciel et de la terre Firmin Findiro, défendaient bec et ongle le précédent pouvoir agonisant. Il faut avoir un certain culot pour oser recycler ces individus qui portent en grande partie la responsabilité de l’échec actuel.

Encore plus irréel, disons-le tout net, est la veulerie, la fourberie, la duplicité, le double langage, le manque de vision politique, l’appât du gain des politiciens ou de ceux qui se considèrent comme leaders politiques et qui se sont tous ou presque accommodés de Séléka, se découvrant même un sport national, le « qui plairait le plus à Djotodia ». C’est un peu comme si dans ce pays, il n’existe pas de partis politiques (alors que les partis non pas été dissouts) encore moins de leaders qui puissent condamner ouvertement, fermement, catégoriquement les exactions de la rébellion et exiger la mise à l’écart, par tous les moyens, de ces hors-la-loi comme cela s’est fait au Mali, au profit par exemple d’un directoire désigné par l’ensemble des forces vives de la nation à l’issue d’une concertation nationale. D’abord, comme l’a si bien rappeler un contemporain, on peut être contre le régime Bozizé (nous l’avons été) et condamner la rébellion et prendre ses distances vis-à-vis d’elle. Ensuite, ce silence est pour le moins surprenant. Il biaise les termes du débat démocratique et républicain et fait penser irrésistiblement au manque de courage des uns et aux calculs politiciens de courte vue des autres. Même si comparaison n’est nullement raison, rappelons-le, les institutions républicaines ont pu fonctionner au Mali malgré le coup d’État du folklorique capitaine Sanogo grâce, notamment, à la mobilisation d’une frange non négligeable de la classe politique malienne. Mais en Centrafrique, aucun leader, aucun parti, même celui dit d’avant-garde de la lutte pour la libération des Centrafricains, n’a jamais rien vu, jamais rien entendu, si ce n’est de placer partisans et obligés au sein de la haute administration.

C’est pourquoi, il est davantage irréel, de voir que depuis le coup d’État du 24 mars, certains Centrafricains se sont découvert une nouvelle passion, celle de créer tous azimuts, de nouveaux partis politiques et des collectifs-quelques-chose, au lieu d’œuvrer pour une convergence de vue et se choisir, au mieux le « meilleur d’entre eux tous », au pire le « moins mauvais », pour préparer l’après Séléka. Or, – c’est vraisemblablement l’issue fatale de la supposée période de transition actuelle si rien n’est fait d’ici-là – en multipliant les chapelles, en fabricant de toutes pièces des coteries aussi superflues que peu crédibles, les politicards centrafricains, prennent le risque que la prochaine présidentielle, si tant est que les conditions soient réunies, tourne au pugilat, et qu’un autre Djotodia, avec ce que ce nom a désormais de détestable, se croit obligé de mettre tout le monde d’accord, organisant une mascarade électorale pour se maintenir au pouvoir. C’est d’ailleurs ce qu’il s’était passé en 2005 pour que François Bozizé se maintienne au pouvoir pendant dix calamiteuses années.

Mais ce qui doit paraître en ce moment plus irréel encore, c’est la proportion de Michel Djotodia à se considérer comme un vrai chef d’État et la grossière prétention de son coreligionnaire Alexandre Nguedet à se prendre pour un véritable chef de parlement qui rêve de pouvoir destituer Nicolas Tiangaye de son poste de Premier ministre de transition. Nicolas Tiangaye, donc, deviendrait une entrave aux ambitions démesurées de ces larrons parce qu’il a, bien que timidement et tardivement, dénoncé les exactions de la Séléka et exiger à la tribune des Nations unies que ces sanguinaires soient désarmés.

En effet, alors que la période transitoire actuelle ne devait excéder 18 mois et que la déclaration de N’Djamena du 18 avril censée constituer une boussole pour le dit nouveau pouvoir a clairement défini un cadre si ce n’est un programme de transition en plusieurs points ainsi répertoriés : « assister les personnes déplacées et favoriser leur retour et leur réinstallation ; veiller au respect strict des droits de l’homme, du pluralisme et des libertés des citoyens; préparer et organiser les élections; réorganiser les forces de défense et de sécurité ; réorganiser l’Administration Territoriale ; reformer le système judiciaire ; poursuivre le processus de Démobilisation - Désarmement - Réinsertion (DDR); engager des reformes économiques et sociales », les dites nouvelles autorités ne font qu’à leurs têtes. Elle font tout sauf ce qui leurs est demandé. C’est en tout cas faire peu de cas de quelques règles fondamentales. Celle, surtout, du respect des engagements. Ce principe, soulignons-le, devait constituer la pierre angulaire de la transition, pour la crédibilité de notre pays. Hélas, c’est trop demandé aux dites nouvelles autorités, de sorte que près de deux semaines après l’une de ses nombreuses promesses, les Centrafricains attendent toujours le versement de deux mois de salaires.

C’est en cela que l’une des faiblesses de cette transition, sont les hommes censés la conduire. La situation est suffisamment compliquée pour qu’on prenne le temps pour choisir des hommes compétents et capables d’élaborer des plans qui tiennent la route et de traiter sans complexe avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux afin de trouver les moyens, nous en avons vraiment besoin, pour relancer le pays. Ce sont les hommes compétents qui ont récemment permis aux Maliens de convaincre la communauté européenne et de repartir avec plusieurs milliards de CFA, dépassant même leur espérance. Dès lors, la reprise de l’élection du bureau du Conseil national de transition, comme l’a préconisé le secrétaire général des Nations unies, nous paraît plus urgente et primordiale que la formation du nouveau gouvernement qui, de notre point de vue, ne devait être composé que de 20 membres. Une équipe plus resserrée est gage d’efficacité et surtout moins budgétivore. Il faut nécessairement sortir du débat « combien serons-nous au CNT ou au gouvernement de transition ».

Aussi, Nicolas Tiangaye doit-il cesser de regarder ses prérogatives comme le banquier regarde la danseuse : plus intéressé par les généreuses formes de la danseuse et réfractaire à l’idée de lui verser un rond. Ici, la danseuse est malheureusement la terre de nos pères qui n’a pas que les avantages et les honneurs à offrir. Il faudra surtout s’occuper d’elle. D’autant que les Accords de Libreville accordent un certain nombre de prérogatives au Premier ministre de transition qui peut contester, sans risquer d’être révoqué de ses fonctions, bien des décisions du président provisoire. En sachant que celui-ci sert désormais de caution à un régime illégitime et illégal. Nicolas Tiangaye fait-il pleinement l’usage de ses prérogatives ? Rien n’est moins sûr.

Adrien Poussou
Mercredi 5 Juin 2013 - 23:18
bêafrika Sango

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués