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Bangui: Les habitants aident les soldats français

Par Francetv info - 10/12/2013

Des échanges de tirs ont quand même éclaté entre des hommes armés et les soldats du 1er régiment hussards parachutistes

 

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Les hommes en armes, ex-rebelles, qui, il y a quelques jours étaient partout dans Bangui, la capitale de la Centrafrique, sont presque invisibles dans les rues, depuis le lundi 9 décembre. Certains ont tombé l'uniforme pendant la nuit, juste avant le début de l'opération de désarment mené par l'armée française. Des échanges de tirs ont quand même éclaté entre des hommes armés et les soldats du 1er régiment hussards parachutistes dans un des quartiers de Bangui. "Il y a eu un tir et une riposte", de la part des soldats français. Des armes ont été saisies et des hommes désarmés par les militaires, avec l'aide de la population centrafricaine qui guide les soldats vers les caches des ex-rebelles de la Séléka. L'opération de désarmement vise expressément les combattants de l'ex-Séléka, coupables de nombreuses exactions ces derniers mois: pillages, exécutions sommaires sur la population.

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Confusion et chasse à l'homme à Bangui
La rumeur court dans Bangui, capitale de la République centrafricaine, sur les groupes armés qui ont tiré et tués deux soldats français dans la nuit de lundi au mardi 10 décembre. La population accuse les soldats, ex-rebelles de la Séléka, appelés "Tchadiens". Le calme est loin d'être revenu dans la ville. Une mosquée est saccagée et incendiée par une partie de la population qui demande la démission du président en intérim Michel Am-Nondokro Djotodia.

Dans cette partie de Bangui, les boutiques des musulmans sont pillées, une fois les soldats français partis. Des familles musulmanes sont même exfiltrées pour éviter des violences contre elles. A peine deux jours après le début de l'opération internationale pour restaurer la sécurité dans le pays, les reporters de France 3 ont pu constater que le calme est loin d'être revenu et que les violences inter-ethniques semblent exacerbées. Dans une partie de Bangui, les boutiques des musulmans sont pillées, une fois les soldats français partis. Des familles musulmanes sont même exfiltrées pour éviter des violences contre elles
 
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