INTERVIEW  |    

Descombes, futur DTN et sélectionneur des Fauves

Par Frank Simon-francefootball.fr - 10/12/2013

Depuis quelques jours, le technicien franco-américain Eric Descombes (42 ans) est à Bangui, en Centrafrique. Voici son témoignage

 

Eric, qu’êtes-vous donc allé faire en République Centrafricaine, au moment où l’intervention des troupes françaises, imminente, se dessinait?
Je suis arrivé sur place depuis plus d’une semaine. Dans un premier temps, j’ai passé pas mal de temps avec les autorités, le Ministre des Sports en particulier, pour mettre les choses en place. J’ai été sollicité pour le poste de DTN et de sélectionneur, pour les deux années à venir. Je dois parapher prochainement.

Depuis jeudi, 5 décembre, les choses ont pris une tournure un peu plus dramatique à Bangui, la capitale. Ne craignez-vous pas pour votre vie?
Les évènements survenus dans la nuit de mercredi à jeudi nous ont surpris. Jusque-là, tout était normal, on sortait après le travail, je suis allé au restaurant. Et puis, à partir d’hier (jeudi) matin quatre heures, on n’a pas pu sortir de l’hôtel où la sélection nationale des locaux est regroupée. On est resté bloqués toute la journée. Le seul contact que l’on a, c’est via la télévision et le téléphone, notamment avec les ambassades. Pour un ressortissant franco-américain comme moi, et compte tenu de la fermeture de l’ambassade US, je dépends de la France.

 


© francefootball.fr
Le futur sélectionneur des Fauves?
Que s’est-il passé jeudi?
On a entendu des tirs d’armes légères, de mortiers au loin. On sait qu’il y a eu des exactions commises aux alentours de notre hôtel. Au plan de la sécurité, on ne s’est pas sentis en danger. Nous ne sommes pas visés. Mais il y a toujours cette peur quand on entend les armes crépiter.

Avant d’accepter le poste de DTN des Fauves du Bas-Oubangui, vous avez déjà travaillé en Afrique…
Effectivement, j’ai commencé par une mission relayée par les Etats-Unis, en direction du foot mauritanien. Ça a été facilité par le fait que j’ai été international mauritanien (en 2003, sous le coach Noël Tosi, NDLR). Et puis, en début d’année 2013, j’étais l’entraîneur de l’Africa Sports National, en Côte-d’Ivoire, un très grand club continental. Tout se passait bien jusqu’à ce que les dirigeants commencent à se battre entre eux! On a notamment battu l’ASEC dans le «clasico» abidjanais.

Vous êtes venu préparer un tournoi avec la Centrafrique…
Le pays doit participer à partir de lundi au 8e Tournoi de la CEMAC (Communauté économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) qui se déroule au Gabon. Nous devons affronter le Tchad et le Congo à Bitam. L’équipe a été formée un peu à la va-vite, il y a surtout des joueurs banguissois et quelques éléments qui évoluent dans les pays de la sous-région. On va tâcher de faire bonne figure. J’ai noté des lacunes, notamment physiques puisqu’il n’y a pas eu de championnat depuis longtemps, alors on va essayer de colmater les brèches tactiquement. Le plus important, c’est de participer dignement à ce tournoi et, pourquoi pas, d’y créer une petite surprise.


Pensez-vous pouvoir rejoindre rapidement le Gabon, compte tenu du contexte à Bangui?
Normalement, la CEMAC affrète un avion, mis à disposition de l’équipe. Mais je crois plutôt que l’on sera acheminé par un avion militaire…»

 

 
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