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Sommet de l'Elysée: 10 millions d’euros pour lutter contre les braconniers au Gabon

Par Journalducameroun.com, service de communication présidence du Gabon - 06/12/2013

En marge du Sommet de l’Élysée, des chefs d’états dont Paul Biya du Cameroun, ont assisté à une réunion de travail portant sur la lutte contre le braconnage

 

Organisée par Nicolas Hulot, envoyé spécial du président François Hollande pour la protection de la planète, et Philippe Martin, ministre français de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, cette table ronde avait pour objectif d’accorder les dirigeants présents sur les moyens d’action à mettre en œuvre les effets terribles du braconnage sur les espèces menacées.

10 millions d’euros pour accompagner le Gabon dans la lutte contre le trafic d’ivoire
Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a annoncé à cette occasion la conclusion d’un accord de financement avec la partie française portant sur 10 millions d’euros. « Ce projet vise à réduire considérablement le braconnage de l’éléphant sur le territoire gabonais, en apportant un appui financier aux institutions nationales chargées de faire face à cette question. Il s’agit là d’un appui considérable de la France aux efforts du Gabon », a notamment affirmé le président gabonais. Ali Bongo Ondimba a par ailleurs affirmé que les crimes fauniques sont aujourd’hui une des causes majeures des troubles qui minent la stabilité de l’Afrique : « On estime la valeur du trafic illicite des produits de la faune à 8 milliards d’euros par an. La pêche intensive non déclarée et non réglementée, qui touche particulièrement la côte ouest de l’Afrique, génère un chiffre d’affaire de près de 7,5 milliards d’euros par an. En plus, des bateaux de pêche illégaux sont de plus en plus impliqués dans la piraterie et le terrorisme. Si on y ajoute le commerce illégal du bois, qui représente un volume d’échanges d’environ 5 milliards d’euros par an, les différents réseaux de criminalité faunique et forestière totalisent annuellement des flux de transactions de près de 20 milliards d’euros et comptent désormais parmi les cinq plus grands réseaux de commerce illicite, à côté́ du trafic des stupéfiants, des êtres humains, des produits de contrefaçon et des armes ».

 


© Service de communication - Présidence du Gabon
Photo de famille à la fin de la rencontre sur la lutte contre le braconnage
Combattre le grand braconnage
Le Gabon fait face en effet à une importante recrudescence du braconnage de l’éléphant. Selon le Pr Lee White, Secrétaire exécutif de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), le Gabon est connu comme un pays stable pour les populations d'éléphants de forêt. Pourtant, la chasse a fortement augmenté dans la dernière décennie : « Nos équipes de terrain nous rapportent des statistiques hallucinantes. Nous avons perdu près de 19.000 éléphants en 10 ans. Au parc national de Minkébé, c’est 50 éléphants par jour qui sont abattus par les braconniers. L’ivoire est acheminé vers les marchés étrangers », révèle-t-il.

Un signal majeur
Pour faire face à cette crise, le gouvernement gabonais a déployé́ des efforts supplémentaires pour appuyer le travail de l’ANPN sur le terrain. L’armée a été́ mise à contribution pour sécuriser les zones transfrontalières et un détachement de la gendarmerie nationale a été́ affecté à l’ANPN. Selon le Pr Lee White, l’appui de la France va être décisif dans la mobilisation des rapports de forces contre les réseaux assurant la criminalité́ faunique : « Cet accord de financement avec la France vient compléter un dispositif financier qui a été engagé par le gouvernement gabonais pour assurer la protection et la gestion durable de chaque centimètre carré de nos parcs nationaux. Il s’agit d’appuyer les institutions qui sont au front dans ce combat, en leur donnant les moyens de sécuriser nos sites, nos espèces emblématiques et notre conception de la conservation. Mais c’est aussi un signal majeur que la France envoie à la communauté́ internationale : les pays africains ont besoin d’appui technique et financier pour mener ce combat ».


 

 
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5 COMMENTAIRES

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On n'en a rien à foutre

Par faustin

06/12/2013 16:02

On n'en a rien à foutre,Déby et djotodia sont entrain de tuer à Bangui actuellement des civils innoncés sont tués sans raison,pourtant on a appris que le président français a donné l'ordre. Alors quel ordre?

Attitude de pays en déclin qui agonise ....

Par Nomzamo

06/12/2013 23:11

lentement et surement.

Comment un pays comme la france qui est le plus grand criminel, le grand déstabilisateur des pays africains puissent se permettre de parler de la sécurité en Afrique?

C'est quoi cette imposture?

Acte 1: elle finance, organise les chaos, les guerres, les coups d’État, les rébellions...

Acte 2: elle vend les "solutions" aux pays dans lesquels elle a installé les chaos.
Est ce bien cela? Est ce de cette manière qu'elle pense enrayer son déclin économique?

L'Allemagne n'a pas besoin de ce genre de raouts pour se donner de l'importance, pour montrer qu'elle est une puissance économique.

La france, votre déclin est enclenché et ce quelle que soit vos gesticulations sur l'Afrique.

J'ai trouvé incongrue que vos sénateurs rédigent un rapport en le titrant :
"L'Afrique est notre avenir". Pathétique alors que vous passez votre temps à piller vos colonies.

""L'Afrique est notre avenir" : le rapport du Sénat français qui dynamite les idées reçues

À la Coopération, Jean-Marie Bockel avait 'signé l'acte de décès de la Françafrique'. À la Coopération, Jean-Marie Bockel avait "signé l'acte de décès de la Françafrique". © AFP

Les sénateurs Jeanny Lorgeoux et Jean-Marie Bockel ont présenté, mercredi, un rapport ambitieux sur les relations entre la France et l'Afrique. Qui préconise, entre autres, la création d'un ministère autonome de la Coopération.

Mis à jour le 31/10 à 12h53

Le sénateur spécialiste de l'Afrique, Jeanny Lorgeoux, et l'ancien secrétaire d'État à la coopération, Jean-Marie Bockel, préconisent la création d'un ministère de la Coopération autonome. C'est l'une des 10 mesures prioritaires du rapport de la commission des affaires étrangères du Sénat présenté mercredi 30 octobre à Paris. "L'Afrique est notre avenir" : tel est le titre de ce rapport aux accents afro-optimistes dont Jeanny Lorgeoux a guidé l'écriture.

Face au recul de la France dans une "Afrique convoitée", cette étude dresse un état des lieux en matière de coopération économique, culturelle, sécuritaire, et de développement. Un électrochoc voulu par les sénateurs, à la veille d'un sommet de l'Élysée consacré à l'Afrique, pour pointer le "manque de stratégie à long-terme" de la France et mettre sur la table des propositions pour y remédier et tenter de contrer l'influence de Pékin et de Washington sur le continent.

Au fil des dix mois de recherches et d'entretiens à Paris, Addis-Abeba, Pretoria et Johannesburg notamment, les sénateurs ont acquis la certitude que "la politique africaine de la France a évolué moins vite que l'Afrique elle-même".

Un autre discours sur l'Afrique

Le ministère de plein exercice dédié à la coopération, que les sénateurs appellent de leurs vœux, concentrerait les budgets et les compétences actuellement écartelés entre le ministre des Affaires étrangères et le ministère de l'Économie et des Finances. "On ne va pas ressusciter la cellule Afrique de la rue Monsieur", soulignent les deux principaux auteurs qui mettent l'accent sur la nécessité de tenir un autre discours sur l'Afrique.

Il faut se départir des préventions postcoloniales et voir l'Afrique comme un élément clé de notre avenir.

"Il faut se départir des préventions postcoloniales et voir l'Afrique comme un élément clé de notre avenir", répètent-ils en cœur. Tout en nuançant : "C'est une bonne chose qu'il n'y ait plus de cellule africaine mais désormais chacun suit sa propre direction..." Cette mesure qui s'inscrit dans une démarche de réorganisation de la structure de la "Coopération" française s'accompagne d'un renforcement des attributions et des fonds propres de l'Agence française de développement (AFD).

Sur le terrain, le rapport préconise l'adoption d'une stratégie régionale en matière de diplomatie pour harmoniser les stratégies mises en œuvre, avec un ambassadeur chef de fil régional. "Ainsi, sur le Sahel, par exemple, on définit une ambassade chargée de concentrer les informations et les stratégies comme intermédiaire privilégié avec Paris et les autorités locales de la région".

"Les Chinois chassent en meute"

D'un point de vue sécuritaire, les deux sénateurs insistent sur la nécessité de conserver les huit points d'appui militaire en Afrique (Abidjan, Dakar, la zone - à savoir Mali, Niger et Burkina Faso -, Libreville, Ndjamena, Bangui, Djibouti et La Réunion). Le groupe de travail appelle à une réflexion donnant lieu à l'écriture d'un livre blanc pour redéfinir la position stratégique de la France en Afrique.

Le volet économique est l'autre priorité majeure de ce rapport alors que la France est à la traine de la Chine, devenu le premier partenaire commercial de l'Afrique. "Les Chinois chassent en meute et nous devons nous réorganiser pour mieux défendre nos intérêts", explique Jeanny Lorgeoux. Le groupe de travail du Sénat insiste sur la nécessité d'associer les petites et moyennes entreprises (PME) aux démarches des grands groupes présents en Afrique, tout en appelant à plus de transparence. "Il est naturel que des grands groupes comme Areva aient toute leur place en Afrique, mais nous avons tout à gagner à plus de transparence", insistent les sénateurs.

>> Lire aussi France - Afrique : pour le Sénat, il faut faire de l'économie une priorité

Autre dossier sensible : l'immigration. Sur ce plan, le groupe de travail est sans équivoque. "Notre politique d'accueil a été inacceptable et irrespectueuse", ont déclaré les deux sénateurs qui appellent à un assouplissement de la politique menée jusque là. Quitte à octroyer un visa à durée illimitée à des docteurs d'université françaises et à instaurer des visas pluriannuels prenant en compte des variables telles que la durée des études, l'expérience professionnelle pour les jeunes diplômés, etc...

Une solution à long terme, soulignent les auteurs du rapport, réside dans le développement harmonieux de l'Afrique. Sur le plan de l'éducation, ils préconisent la valorisation de la francophonie et la création d'une grande université francophone pilote, à l'image de l'université Paris Sorbonne-Abou Dhabi. Dakar est évoqué pour accueillir ce campus.

Mais le rapport d'information ambitionne de servir d'élément de réflexion et d'orientation à long terme pour combler un vide patent de la direction de la politique française en Afrique. Il a été remis mercredi au ministère des Affaires étrangères, qui a suivi de près sa rédaction. Jean-Marie Bockel et Jeanny Lorgeoux espèrent, eux, qu'il sera lu et entendu à la présidence de la République.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : France - Afrique | "L'Afrique est notre avenir" : le rapport du Sénat français qui dynamite les idées reçues | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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Les Bonobos

Par platoon94

07/12/2013 14:23

L'on parle de sauvez les Bonobos en autre pas de Nomzamo.

Viens mon "Amis" j'ai quelques grigris pour que tu trouve le courage d'affronter la réalité...

Après, tu trouvera le courage de dévisser ton popotin de ton trône pour aider ton peuple à s'affranchir des "Gros blanc" Spoliateurs et mangeurs de bébés.

J'attends ton intervention avec une attention toute particulière...

@+



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