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Centrafrique: plus de 5.000 ex-Séléka en formation pour leur incorporation dans l'armée

Par Xinhua - 29/11/2013

Ce processus de démobilisation découle d'une décision prise par le nouveau pouvoir de Bangui

 

Le processus prévoit l'intégration d'une partie des ex-rebelles dans les Forces armées centrafricaines (FACA) et la conversion de l'autre partie dans la vie civile. Les détails de la réparation restent pour le moment inconnus, en raison probablement de la confusion sur les chiffres réels des effectifs de l'ancienne rébellion. Entre 4 et 5.000 à l'origine, ceux-ci avaient considérablement gonflé au moment de la prise du pouvoir, à tel point que les dernières estimations font état de 20 à 25.000 hommes en fin de compte. De sources officielles de la hiérarchie de l'ex-alliance rebelle, cet accroissement est dû à l'enrôlement volontaire de bandits libérés de prison ou en liberté dans la nature. Quatre centres d'instruction disséminés sur le territoire centrafricain sont cités comme lieux de formation des quelque 5. 000 ex-rebelles retenus pour être engagés dans l'armée. Un groupe d'environ 3.200 hommes est déclaré dans la localité de Sibut, Bossembélé en accueille plus de 800, Berengo plus de 600, soit le même chiffre que Bangui, de l'avis du colonel Narkoyo.

 


© afriquinfos.com
plus de 5.000 ex-Séléka en formation pour leur incorporation dans l'armée
Débutée il y a trois mois, la formation devra prendre fin avant le Nouvel An, laisse entendre l'ancien porte-parole militaire de la Séléka qui affirme aujourd'hui œuvrer avec détermination au rétablissement de la sécurité à Bangui. Chaque jour, je suis sur le terrain. Il faut qu'il y ait notre présence permanente dans les rues et les quartiers pour rassurer les populations et ramener la confiance. Depuis deux jours, je n'ai pas reçu de coups de fil pour une intervention. J'ai eu un peu à dormir. Je suis très content, rapporte-t-il. Cette accalmie déclarée ne permet pour autant pas d'oublier la dégradation du climat sécuritaire en RCA à cause de la persistance des violences et de l'insécurité amplifiées par la poursuite des affrontements meurtriers entre les ex-Séléka et des groupes d'autodéfense dits anti-balaka (anti-machettes), notamment dans le Nord du pays où les populations locales ont décidé de résister aux exactions des ex-rebelles.

Encore que la capitale centrafricaine a été ébranlée elle-même ces derniers temps par une série d'assassinats dont celui de l'ancien directeur général des services judiciaires du ministère de la Justice, Modeste Martineau Bria. Avec moins de 400 gendarmes opérationnels dans la ville, le colonel Narkoyo déclare une insuffisante criante de personnels des forces de l'ordre et de sécurité pour ramener la sécurité. Le dé ploiement annoncé dès la semaine de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) composée de 3.652 militaires et civils nourrit de profonds espoirs, tout comme le millier de troupes supplémentaires annoncées par la France, en plus de 410 déjà présentes sur place.

 

 
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6 COMMENTAIRES

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C'est inadmissible....

Par Sorokaté

29/11/2013 13:55

C'est bien dommage.

Pffffff

Par sagèsse

29/11/2013 17:02

Djotodia se dépèche de faire enroler ses criminels dans l'armée pour les faire passer pour des soldats afin qu'ils ne soient pas désarmer. vigilence Aucun séléka ne doit figurer dans les F.A.C.A. les vrai F.A.C.A. sauront se débarasser d'eux le moment venu.

Le résultat de la politique des pyromanes qui veulent se faire passer pour les pompiers est là

Par Nomzamo

29/11/2013 18:17

Sachant que 90 % des séléka sont des islamo-fascistes tchadiens et soudanais, cela revient à intégrer 4 500 assassins des Centrafricains au sein de la FACA, chose impensable en france ou ailleurs.

Nous remettrons en cause purement et simplement cet acte criminel qu'est l'incorporation de ces assassins au sein de notre armée.

La france pyromane qui a piloté l'installation de ses assassins via son ambassadeur vient de décider son changement avant le déploiement de ses chômeurs en puissance en RCA. Elle pense ainsi faire oublier l'ancien ambassadeur qui a piloté le chaos et pense que le nouvel ambassadeur sera vierge comme marie. C'est sans compter avec la mémoire de certains d'entre nous pour lui rappeler le rôle joué par les uns et les autres.

Les USA ont demandé non seulement l'arrêt de l'incorporation de ces barbares mais le retrait de tous ceux qui sont déjà intégrés au sein de notre armée.

Pendant que la france, ce pays "ami" de la RCA veut juste l'arrêt de l'incorporation de ces assassins: ce qui constitue une véritable bombe à retardement pour les futures autorités.


C'est une question de bon sens pour quiconque veut réellement la PAIX, terme utilisé par les tenants du néocolonialisme français en RCA pour justifier l'injustifiable.

Qui a dit que la france est bien placée pour régler le problème centrafricain?

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