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Situation en RCA : l'heure est à une action urgente et concrète

Par Xinhua - 28/11/2013

Dans une déclaration qu'elle a rendue publique le 27 novembre, le Forum Panafricain pour la Paix et le Développement estime, que c’est ainsi que les choses changeront

 

« La RCA peine à retrouver une stabilité pérenne depuis l'arrivée au pouvoir le 24 mars 2013 de la coalition rebelle hétéroclite de la Séléka. Nous sommes face à un état des lieux qui compromet un peu plus chaque jour un retour à l'ordre constitutionnel prévu normalement au bout de 18 mois de transition, conformément aux Accords de Libreville de janvier 2013. Accords qui avaient balisé la voie au retour de la légalité constitutionnelle dans cet Etat d'Afrique centrale », relève PAX AFRICANA. La Fondation fait observer que les nombreux appels diplomatiques croisés de ces derniers jours pour un retour à l'apaisement en Centrafrique tardent à produire leurs effets et les exactions répétées et impunies continuent dans ce pays. La situation délétère en Centrafrique, souligne la Fondation, commande, à l'heure actuelle, le déploiement d'une force sous le chapitre 7 des Nations Unies, ou encore le renforcement, sous le m ême chapitre onusien précité, de l'actuelle force tampon de la MISCA déjà présente dans ce pays, au-delà du vote d'une Résolution le 10 octobre dernier à l'ONU autorisant l'envoi de casques bleus en République centrafricaine.

 


© afriquinfos.com
Les exactions, viols, meurtres, etc. orchestrées par des bandes armées incontrôlées ont induit, ces dernières semaines, le dé placement forcé d'au moins 400.000 personnes et plongé un tiers des 5 millions de Centrafricains dans le besoin d'une aide humanitaire d'urgence, rappelle PAX AFRICANA, qui déplore les affrontements fréquents et répétitifs entre milices civiles d'auto- défense (lasses des exactions d'ex-rebelles) et éléments des forces armées centrafricaines qui ont pris de graves tours ethniques et religieux (entre musulmans et chrétiens -plus nombreux en RCA-) durant le trimestre qui vient de s'écouler.

« Mais, à n'en point douter, le plus grand et imminent danger qui plane au-dessus de la RCA, c'est sa somatisation (la dégénérescence de la crise comme c'est le cas en Somalie). Il devient impératif que l'Union Africaine propose un plan d'action pour la République centrafricaine », avertit PAX AFRICANA, ajoutant que cette question urgente doit figurer à l'ordre du jour du prochain Sommet des chefs d'Etat et que Mme Zuma, présidente de la Commission de l'Union Africaine (UA), devrait en faire un défi à relever par l'organisation continentale, surtout après le vote du 25 novembre 2013 du Conseil de sécurité de l'ONU qui conforte l'idée d'une intervention en RCA. De l'avis de la Fondation d'Edem Kodjo, l'instabilité chronique au sommet des organes dirigeants de la Centrafrique et sa situation géographique créent un appel d'air pour de multiples bandes armées incontrôlées, dans une Afrique centrale meurtrie depuis plusieurs décennies par les guerres du Kivu (en RDC). PAX AFRICANA estime que la présence de mercenaires et chefs de bande tchadiens et soudanais, de membres de la LRA (rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur), et comme le soulignent de nombreux experts, la probable convergence vers la RCA des jihadistes vaincus au Nord-Mali ces derniers mois ou de radicaux issus du groupe islamiste nigérian Boko Haram constituent les signes notables et irréfutables d'une nouvelle crise qui s'avérerait difficilement contrôlable.

 

 
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RÉTABLISSEMENT URGENT DE L'ORDRE CONSTITUTIONNEL

Par abou

29/11/2013 07:26

Le rétablissement de l'ordre constitutionnel est le chemin le plus rapide pour rétablir la RCA dans le concert des nations. Sinon ce régime illégitime et criminel va continuer à diviser le pays, et le clan Bozizé aura juridiquement et politiquement raison de recourrir aux armes pour le rétablissement des institutions comme le stipule notre seule et vraie constitution. A nous centrafricains de les obliger au RESPECT de la constitution. Tous les députés de sa famille doivent quitter l'Assemblée Nationale, et un Gouvernement d'union nationale de vrais fils de la RCA mis en place pour garantrir la Bonne Gouvernance. En seraient exclus les traitres collabos des criminels sélékas. Et au terme du mandat de Bozizé, les Nations Unies organiseront les élections auxquelles naturellement Bozizé ne saurait se présenter selon notre constitution. Dans le même temps la CPI devrait porter assistance à la RCA pour le jugement à Bangui de Djotodia et touts sa bande. Il n'y a pas d'autre choix moins couteux et plus légal que cette vision. Dire Djotodia Bozizé blanc bonnet bonnet blanc, c'est de la MAUVAISE FOI. DJOTODIA SUPER CRIMINEL, BOZIZÉ dictateur mou dont l'accession illégale au pouvoir a occasionné une centaine de pertes en vies humaines condamnables. Djotodia un apprenti sorcier qui a détruit le PAYS, et favorisé des MASSACRES à grande échelle. C'est cela la RÉALITÉ n'en déplaise à ses soutiens. Quelque soit la longueur de la nuit, le soleil se lévera. Nous y sommes.

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