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Oyo: Michel Djotodia chez le président Denis Sassou N’Guesso

Par Gankama N’Siah - 06/11/2013

Les deux hommes d’Etat, se sont entretenus de la situation centrafricaine de plus en plus chaotique

 

En prélude à la tenue, le 8 novembre à Bangui, de la troisième réunion du groupe international de contact sur la Centrafrique, le chef d’État de transition, Michel Djotodia, est venu rendre compte des préparatifs de cette rencontre et prendre les avis du président Denis Sassou N’Guesso, président du comité de suivi des accords de Libreville. «Nous sommes venus acquérir les dernières instructions, les dernières dispositions à prendre avant la réunion du comité de suivi, de façon à préparer la venue de tous les délégués et du médiateur vendredi prochain», a-t-il déclaré à sa sortie d’audience.

 


© africatime.com
Le président congolais Denis Sassou Nguesso et son homologue centrafricain Michel Djotodia
Parlant des enjeux de ces retrouvailles, Michel Djotodia a indiqué compter sur l’appui des partenaires extérieurs de la Centrafrique pour mener à bien la transition: «Pour rétablir la paix dans un pays, il faut des moyens financiers et matériels; nous n’en avons pas. C’est pour cela que le président du comité de suivi, le président Denis Sassou N’Guesso, a tenu à ce que cette réunion ait lieu sur place à Bangui, le théâtre des événements, de sorte que les bailleurs de fonds dressent un état des lieux et soient motivés pour nous aider.» Trente-neuf pays seront représentés à ces assises, a-t-il précisé. Le président de transition a par ailleurs déclaré, concernant la sécurité dans son pays, que seules quatre des seize préfectures que compte la Centrafrique connaissaient encore de véritables troubles, alors que la capitale Bangui «est presque pacifiée». Il a notamment épinglé l’activisme des partisans de l’ancien président François Bozizé dans la province dont il est originaire. Il aurait fait distribuer des armes et des machettes à ces derniers, ce qui explique, a-t-il insisté, la difficile pacification de ces quatre préfectures.

Malgré tout, Michel Djotodia dit fonder l’espoir que la Centrafrique sortira de cette situation avec l’appui de ses voisins de la Cémac et de la Cééac, deux organisations sous régionales dont ce pays fait partie. «Nous voyons l’avenir de notre pays avec optimisme», espère-t-il, pariant sur la stabilisation de la situation d’ici la fin de l’année. Quant au respect du délai de 18 mois prescrit par les accords de Libreville pour la fin de la transition, Michel Djotodia a souligné que le problème ne se poserait pas si la stabilité attendue par tous devenait une réalité. «C’est le terrain qui commande, ce n’est pas moi. Si les conditions sont réunies pour des élections libres et transparentes, nous n’hésiterons pas», a-t-il conclu. Michel Djotodia devrait regagner son pays en cette fin d’après-midi.

 

 
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3 COMMENTAIRES

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Comme depuis 50 ans;..

Par Alpha

06/11/2013 19:48

Il va encore faire la manche ! Madame, Monsieur, siouplé, donnez moi quelques milliards pour :
-payer les fonctionnaires
-payer les retraités
-reconstruire les ponts
-aménager des routes
-avoir des bureaux administratifs

Ah ben non, tout ce qu'un centraf arrive à mendier, il le vole et le détourne pour lui ! A quoi bon s'occuper de son pays, il est tellement riche !

Un peu de dignité !

Par Kongolo Maté

07/11/2013 10:48

Aveu d'incapacité et de dépendance "Nous sommes venus acquérir les dernières instructions, les dernières dispositions à prendre..." Ces propos de Michel Djotodia sont éloquents. Le premier Chef d’Etat musulman (de la Transition) de la RCA n'a montré jusqu’aujourd’hui aucune capacité de penser par lui-même. C’est un fait les réponses qu’il a tenté de proposer à la crise que lui et ses amis tchadiens et soudanais ont générée font rire. Michel Djotodia - le plus impopulaire des chefs que les centrafricains aient jamais connu - excelle dans la duplicité, la fuite constante en avant et la diversion face aux véritables problèmes des centrafricains, une course effrénée à l’enrichissement personnel. Quoi de plus normal à cet effet, il lui faut faire vite, vite !!!
Gêné par l’idée que les centrafricains se font de sa capacité, aptitude et compétence à conduire la RCA, Michel Djotodia a dit : les gens me traitent de nul ; mais Dieu (je ne sais pas lequel… Celui que je connais ne peut pas donner une mission sans lui en donner les moyens) a voulu que je sois là. Chaque jour que Dieu fait conforte les centrafricains dans leur jugement. Pas étonnant que le chef d’Etat de la transition se rend chez Sassou les dernières instructions. Il n’a jamais su donner des instructions, il sait et aime en recevoir surtout quand cela vient de Déby, de Sassou… bref de ceux qu’il considère comme ses aînés.
L’incapacité notoire du leader suprême des Seleka se double d’une propension à prendre l’opinion pour des stupides, dépourvues d’intelligence. Quelle est son intention réelle et sa volonté quant à l’organisation des élections en 2015, notre cher Michel soutient : C’est le terrain qui commande, ce n’est pas moi. Ce jargon tout le monde le sait n’est pas toujours vrai et cache l’intention de chefs et petits soldats, irresponsables ne pas respecter l’ordre et les consignes donnés par la hiérarchie et de n’en faire qu’à sa tête. Trop facile, léger voire maladroit d’avancer un tel propos ! Secret de polichinelle tous les centrafricains le savent, les partenaires de la RCA sont au courant que Michel Djotodia et ses seleka entendent maintenir l’instabilité, l’intensifier à l’approche de ces élections pour prolonger la transition et continuer d’organiser le pillage et la destruction de la RCA, comme ils ont aussi - avec la complicité de la classe politique - voulu envisager leur candidature aux prochaines élections, en violant les accords…

Définitivement, Michel n’est pas la hauteur. Il aurait dû réfléchir avant de s’embarquer et d’embarquer tout un peuple dans une aussi triste aventure. Lui qui n’a pas jamais su assumer l’éducation de ses propres enfants, diriger une famille mais veut diriger un pays.
Souhaitant que ces instructions ne soient pas guidées par les intérêts sectaires pour continuer à faire couler le sang des innocents. Puisse Dieu confondre ceux qui se liguent contre ce peuple qui n’aspire que légitimement à la paix.

sans blague

Par cele

07/11/2013 14:04

C'est le terrain qui commande, ce n'est pas moi. comment un président d'un pays plongé dans une crise aussi grave que la rca peut il tenir de tel propos?
a t'il mesuré la responsabilité qui est la sienne, en tant chef d Etat avant d'embarquer tout un pays dans ce chaos sans précédent? Il est temps qu'il comprenne qu'il n'est plus chef rebelle ! sauf s'il a d'autres agendas cachés .

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