SOCIéTé  |    

RCA: Kouango et Ndjoukou sous le choc de la Séléka

Par Source: radiondekeluka.org - 06/11/2013

Cette population exaspérée, demande un secours d’urgence

 

La population de Kouango dans la préfecture de la Ouaka, ainsi que celles des villages environnants, subissent encore les exactions commises par les éléments de l’ancienne coalition rebelle Séléka, au pouvoir en Centrafrique depuis le 24 mars 2013. Selon les informations en possession de Radio Ndeke Luka, ces hommes armés se sont installés dans la ville dès le 1er février 2013. Ils commettent les pires formes violences à l’endroit des paisibles citoyens. Les braquages, pillages et viols sont devenus le lot quotidien de ces populations. Une situation déplorée par l’un des habitants de cette ville, «Depuis l’installation des éléments de l’ex-coalition Séléka dans la ville de Kouango, nous ne sommes plus en paix. Ils tuent comme bon leur semble. Jusqu’aujourd’hui, les tirs d’armes continuent de se faire entendre dans la ville. Ils excellent dans leurs barbaries. Une fois, ils ont empêché une femme qui se rendait à l’hôpital pour accoucher, celle-ci a fini par donner naissance à son enfant au bord de la route. C’est horrible». Par ailleurs, cette population exaspérée, demande un secours d’urgence car, poursuit cet habitant de Kouango, «dans les villages environnants précisément à Gandja et Bianga, ces éléments ont distribué des sacs vides aux chefs de village exigeant à chacun d’eux de les remplir de café. Ceux qui ont désobéi ont été exécutés avec la population. Ici, les chefs de village ne sont pas en paix. Nous demandons aux autorités de la transition de voler à notre secours. Il ne faut pas que le gouvernement nous lâche».

 


© bozoumfr.blogspot.fr
Image d'illustration
Les habitants de Ndjoukou dans la Kémo vivent également dans des conditions difficiles. Les hommes armés de l’ex-coalition Séléka multiplient leurs exactions, malgré les mesures prises par le gouvernement pour mettre un terme aux souffrances des populations. Ces hommes en treillis, qui se sont imposés le 24 mars dernier, dictent leur propre loi et instaurent un régime que la population ne peut supporter. La majeur partie des habitants de Ndjoukou a trouvé refuge en brousse pour raison de sécurité. Ce que dénonce sous couvert de l’anonymat, un des notables qui est arrivé à Bangui, «Les Séléka ont investi Ndjoukou. Ils ont tué deux habitants de la localité et incendié plusieurs maisons, obligeant la population, femmes et enfants, à fuir en brousse pour se protéger. La population est ainsi exposée à des problèmes sanitaires. Ndjoukou est une Sous-préfecture de la République Centrafricaine. Que les autorités du pays fassent un effort pour ramener la paix et la sécurité dans cette région. Car un élément, auto proclamé commandant, sème la psychose au sein de la population. Il a été désarmé à trois reprises à Sibut, mais s’est réarmé immédiatement, et nous terrorise».Après le changement politique intervenu en Centrafrique il y a environ huit (8) mois, la majorité de la population des provinces et de la ville de Bangui se dit prise en otage par des hommes de Séléka.

 

 
MOTS CLES :

1 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

Quelle Honte

Par J'aime la RCA

07/11/2013 10:34

Monsieur Djotodia

Un président qui ne peut pas arrêter ces barbares de rebelles n'a pas le droit de gouverner un pays.

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués