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Centrafrique: Les prisons face au VIH/Sida

Par journaldebangui.com - 22/12/2010

DesLes régisseurs et gardiens(nes) de prison ont suivi une formation sur la prévention du VIH et les droits humains

 

C’était en présence du représentant du Ministre de la justice garde des sceaux, le directeur de l’administration pénitentiaire Alain Gbazialé. Selon l’un des organisateurs, la tenue de ces deux jours d’atelier de formation de 13 régisseurs, 10 gardiens(nes) de prison et 7 membres des Ong œuvrant dans les prisons va permettre aux autorités judiciaires, au personnel carcéral et les détenus d’améliorer leurs connaissances sur la prévention de la propagation du VIH Sida et les droits humains. Durant deux jours, les participants seront entretenus sur les généralités du VIH/Sida en milieu carcéral, sur la tuberculose, le VIH Sida dans les prisons avec comme volet prévention et prise en charge, les instruments juridiques nationaux et internationaux de protection des droits humains, et les principes généraux édités par l’assemblée générale des Nations Unies pour la protection de toutes personnes soumises à quelconque détention ou emprisonnement.

 

Pour le représentant du Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) le Dr Dieudonné Yazipou, les prisons sont des lieux où le risque de transmission du VIH est extrêmement élevé à cause de la toxicomanie, les rapports sexuels non protégés, la violence, le viol etc. A l’en croire, le VIH est dans de nombreux pays un problème grave de santé pour les populations carcérales et constitue un sérieux défi pour les services pénitentiaires, les services de santé publique et les gouvernements. Cette formation, qui constitue un tournant décisif dans la lutte contre l’infection à VIH dans ce milieu carcéral fera désormais partie intégrante des stratégies de la riposte nationale à cette pandémie a indiqué Dr Yazipou. Pour atténuer l’impact du VIH dans les prisons, il est donc nécessaire de sensibiliser les prisonniers au VIH, d’encourager l’éducation par les pairs et de fournir un accès aux interventions préventives, telles que la mise à disposition des préservatifs et autres moyens. a souhaité Gaspard Nylinkindi, représentant du coordonnateur de l’Onusida en RCA
Il a d’ailleurs fait remarquer que les détenus conservent la majorité de leurs droits fondamentaux, celui de jouir d’un état meilleur de santé et de sécurité personnelle possible. C’est pourquoi, selon lui, l’Onusida souligne avec force que, l’incarcération est une privation de liberté en vertu d’une décision judicaire. Par conséquent, elle ne doit priver la personne condamnée d’aucun des autres droits reconnus. De sources officielles, cette session de formation est organisée par le Ministère de la Justice avec l’appui technique et financier de l’Onusida.

 


 
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