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Indice Mo Ibrahim 2013: La Centrafrique sombre

Par journaldebangui.com - 17/10/2013

Depuis 2000, la RCA enregistre sa plus forte progression dans la catégorie Développement économique durable

 

D’après l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2013 publié le 14 octobre 2013, la Centrafrique Tchad se classe 49e sur 52 pays. Le pays tombé aux mains des rebelles et devenu proche de la Somalie en terme de Développement humain se classe parmi les six pays qui sont restés au bas du classement de l’IIAG depuis 2000, avec le Zimbabwe, la Guinée équatoriale, le Tchad, la République démocratique du Congo et la Somalie. L’IIAG 2013 évalue la performance de chaque pays dans quatre catégories de gouvernance: Sécurité et souveraineté du droit, Participation et droits de l’homme, Développement économique durable et Développement humain. Depuis 2000, la RCA enregistre sa plus forte progression dans la catégorie Développement économique durable, qui évalue notamment les conditions favorables au développement économique, notamment une bonne gestion publique, la compétitivité de l’environnement des entreprises et l’existence d’infrastructures solides.

 


© seneweb.com
Mohamed “Mo” Ibrahim
L'IIAG 2013 montre que 94 % de la population du continent - y compris les Centrafricains - vivent désormais dans un pays où le niveau global de gouvernance s'est amélioré depuis 2000. Les 6% restants vivent dans un pays où le niveau global de gouvernance s'est détérioré depuis 2000: Madagascar, l'Érythrée, la Guinée-Bissau, la Somalie, la Libye et le Mali. Malgré plusieurs améliorations depuis 2000, le score de la RCA en termes de gouvernance reste néanmoins inférieur à la moyenne continentale ainsi qu’à la moyenne régionale de l’Afrique centrale.

Afrique: des “progrès” mais des “écarts importants” entre les pays
L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) est une analyse des performances en termes de sécurité, souveraineté et droit, participation et droits de l’homme, développement économique durable et développement humain, qui conclut pour l’année 2013 que “l’Afrique progresse mais les écarts sont de plus en plus importants”. Selon l’IIAG 2013, le niveau moyen de gouvernance qui prend en compte 52 pays sur le continent est de 51,6 sur 100 points. De fait, les pays dont la qualité de la gouvernance s’est améliorée depuis 2000 représentent aujourd’hui 94% de la population du continent. Maurice arrive en tête avec un score de 82,9 tandis que la Somalie, dernière, affiche un score de 8,0 soulignant l’écart entre les pays. Pour les meilleures performances, Maurice est suivi du Botswana (77,6), du Cap-Vert (76,7), des Seychelles (75,0) et de l’Afrique du Sud (71,3).

Après la Somalie, les pires scores viennent de la RD Congo (31,3), de l’Erythrée (31,9), de la République Centrafricaine (32,7) et du Zimbabwé (33,4). L’Afrique de l’Ouest enregistre une moyenne globale de 52,5 points avec en tête le Cap-Vert suivi du Ghana (7ème au classement général avec 66,8 points), du Sénégal (10ème), de Sao Tomé et Principe (11ème) et du Bénin (13ème). Les mauvais scores sont détenus par la Guinée-Bissau (46ème avec 37,1), la Côte d’Ivoire (44ème avec 40,9), la Guinée (42ème avec 43,2), le Nigeria (41ème avec 43,4) et le Togo (36ème avec 45, 8).

Selon la Fondation Mo Ibrahim, entre 2000 et 2012, l’écart s’est creusé entre pays les plus performants et pays affichant les résultats les plus faibles, tant en termes de niveau global de gouvernance qu’au niveau des différentes catégories. Depuis 2000, les améliorations les plus significatives ont été observées dans les domaines du développement économique durable et du développement humain. En revanche, dans le domaine de la sécurité, de la souveraineté et du droit les scores déclinent “de manière préoccupante d’année en année depuis 2010″.

Pour le président du Comité du Prix Ibrahim, Salim Ahmed Salim, “l’écart qui s'accroît entre les résultats de gouvernance, notamment au sein de certaines sous-régions, souligne l’enjeu du renforcement de la cohésion et de la solidarité au sein même du continent, une condition cruciale de son unité”. “Ni l’afro-pessimisme ni l’afro-optimisme ne rendent justice à l’Afrique d’aujourd’hui”, a déclaré pour sa part, Mo Ibrahim, indiquant qu’il est temps de “faire place à l’afro-réalisme et de faire preuve de lucidité sur notre continent”.

Mohamed “Mo” Ibrahim, né en 1946, est un milliardaire anglo- soudanais. Il a créé sa Fondation Mo Ibrahim en 2006 pour inciter à une meilleure gouvernance en Afrique.

 

 
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2 COMMENTAIRES

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C'est enervant ce que Deby a fait contre la RCA!!! mais c'est connu dans le monde entier!! Timan Erdimi se prepare,,,,,

Par Patrote

18/10/2013 23:56

CAR Villagers fight Seleka rebels
2013-09-18 20:29


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(Picture: AP)

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Bossangoa - Framing the deserted streets, the burned roofs of Bossangoa's destroyed neighbourhoods are a stark reminder of the violence that has recently unfolded in this Central African town.

Bossangoa's residents have fled in three directions: Christians have occupied the Catholic church, Muslims a local school, and the Fula people, a distinct Muslim group, have taken over an airfield.

It is the latest sign of a worrying new turn in the increasingly sectarian conflict between the area's Christian majority and fighters from the former Seleka rebel alliance who are largely drawn from the country's Muslim minority.

All around Bossangoa, Christian vigilante groups are springing up, bent on defending their villages from further atrocities.

Armed with home-made guns, machetes, or simply holding clubs, these villagers proclaim themselves "ready to die" to defend their land from the relentless attacks by the fighters.

"Our women and girls were raped," a villager told AFP on condition of anonymity. "They took everything, even our grain, and we no longer have anything to eat. Our children have no drinking water, and we live in the bush like animals," he said, in a voice shaking with fear and anger.

Bossangoa is situated in the heartland of supporters of Christian former president Francois Bozize, ousted in March by Seleka leader and current President Michel Djotodia, who is the first Muslim to hold the position.

Djotodia declared he was disbanding the rebel alliance that brought him to power on 13 September, but in Bossangoa early this week fighters remained in place.

For the last 10 days, clashes between armed villagers and fighters formerly of the rebel alliance have already claimed 100 lives, according to the presidency's own figures.

"We are suffering on our own land and we will not stand by and let that happen, that's why we are rebelling," the vigilante group member said. "We are fighting against the Seleka alliance and already we have put them on the back foot. We want the return of the old president."

Dead bodies 'fed to pigs'
Six months after the coup, reports of widespread rape, child soldier recruitment and weapons proliferation prompted UN chief Ban Ki-moon to say the country needed the world's "urgent attention".

Bossangoa is essentially lawless, with the only figure of authority found in the form of local Seleka commander Mahamat Salleh.

"The military is going to take action to put an end to these overzealous armed groups," he said, while admitting that he had no idea of the whereabouts of 500 of the 1 200 men under his control.

The escalation poses new problems for relief organisations, who have counted 18 000 rural inhabitants fleeing their homes for the town in search of greater safety.

Charities that have not yet left the area have dealt with a steady stream of refugees - and corpses.

"We found a lot of bodies in the bush, in abandoned houses, in the river," said David Namgbeama, the head of the Red Cross in the town.

"Our base was stripped bare, our supplies taken, even the body bags which we were burying people in and the stretchers," he said.

Namgbeama's team have buried 100 people since the clashes began, but many other dead could not be reached, leaving them to a gruesome fate.

"[They] became food for the pigs because we couldn't get there after the Seleka rebels' attacks... when we searched the town for bodies to bury, these people threaten us, even shoot at us sometimes," he said.

Lisez cet extrait d"un article qui montre que le tour de Déby arrivera.

Par Ngarra

20/10/2013 21:51

Selon une source policière, Samory Ngaradoumry a été placé en garde à vue, lundi 14 octobre, à N'Djamena, après avoir été convoqué par la police judiciaire.

Dans sa dernière parution, mercredi 9 octobre, L'observateur avait rendu compte d'une mutinerie de soldats dans la région de Bardai (extrême Nord). Selon un journaliste, qui a précisé que le directeur du journal n'était pas l'auteur de l'article en cause, c'est à la suite de cet article que le ministère public a porté plainte.

Les journalistes et responsables de médias dont les publications embarrassent le régime du président Idriss Déby Itno sont régulièrement interpellés et renvoyés devant la justice. Les juges n'hésitent pas à prononcer des peines de prison et des interdictions de publication.

Multiples condamnations

Fin août, trois journalistes avaient ainsi écopé de peines de prison avec sursis dans le cadre d'un complot présumé que les autorités tchadiennes assuraient avoir déjoué en mai.

Le directeur de publication de l'hebdomadaire indépendant Abba Garde, Avenir Moussey De la Tchire, a été condamné à deux ans avec sursis pour pour incitation à la haine et au soulèvement populaire.

Le secrétaire général de l'Union des Journalistes Tchadiens (UJT), Eric Topona, et le blogueur Jean Laokolé, ont, eux, été condamnés à trois ans de prison avec sursis pour diffamation et complot d'atteinte à l'ordre public. Selon l'accusation, ils avaient échangé des mails dans lesquels ils projetaient d'appeler à un soulèvement populaire, des faits que les prévenus ont toujours contesté.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Médias | Tchad : le directeur d'un journal placé en garde à vue | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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