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UA: La CPI accusée de racisme

Par source: AFP - 11/10/2013

Les dirigeants africains discutent de leur éventuel retrait ou non de l'institution à Addis-Abeba

 

Malgré les mises en garde des organisations de défense des droits de l'Homme, les dirigeants africains devront prendre une décision vendredi. En mai dernier déjà, dans la foulée de la victoire à la présidentielle kényane de Uhuru Kenyatta et de son colistier William Ruto, poursuivis par la CPI pour crimes contre l'Humanité, les 54 membres de l'Union africaine (UA) avaient presque unanimement fait bloc derrière Nairobi pour dénoncer un acharnement du tribunal de La Haye contre le Kenya et l'Afrique en général. L'UA avait demandé l'abandon des charges contre les dirigeants kényans fraîchement élus, le Premier ministre éthiopien et président en exercice de l'UA, Hailemariam Desalegn, évoquant une "chasse raciale". Seuls des Africains ont jusqu'ici été inculpés ou condamnés à La Haye.

 


© peaceau.org
Discussions à l'Union africaine
La CPI a malgré tout entamé le procès du vice-président Ruto le 10 septembre et refusé de reporter celui du président Kenyatta, prévu à partir du 12 novembre. Les deux hommes sont poursuivis pour leur rôle présumé dans les violences politico-ethniques qui avaient suivi la précédente présidentielle kényane de fin 2007, durant lesquelles plus de 1.000 personnes étaient mortes. Ces derniers jours, les voix se sont multipliées pour tenter de dissuader l'UA de revenir à la charge contre la Cour. Pour l'ex-secrétaire général de l'ONU, le Ghanéen Kofi Annan, l'Afrique porterait un badge de la honte si ses dirigeants votaient ce retrait collectif du Statut de Rome, fondateur de la CPI. Nous pensons qu'un retrait de la CPI enverrait le mauvais signal sur les engagements de l'Afrique à protéger et promouvoir les droits de l'Homme et à rejeter l'impunité, ont renchéri un groupe de 130 organisations dans une lettre diffusée par Human Rights Watch. Après une réunion vendredi au niveau ministériel, un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement se tiendra samedi au siège de l'organisation panafricaine à Addis Abeba.

Légitimité en jeu
Plusieurs pays, Ouganda en tête, ont clairement pris position contre la CPI dans le dossier kényan. D'autres, comme le Rwanda, ont aussi appuyé la requête de Nairobi de déplacer en Afrique tout ou partie des deux procès. Malgré l'intense lobby exercé par le Kenya, un retrait collectif semble cependant improbable. L'UA n'a pas de mandat pour l'imposer et quelques pays, dont la Gambie - pays de la procureure de la CPI Fatou Bensouda - ou le Botswana, ont dans le passé publiquement soutenu la Cour. Il est difficile de dire que l'ensemble des membres africains se retireront, mais il est possible que certains pays le fassent parce qu'ils sont fatigués de la situation, explique l'ambassadeur du Rwanda auprès de l'UA, Joseph Nsegimana. La CPI est de plus en plus davantage un outil politique qu'une cour de justice. Depuis sa création, la CPI a inculpé une trentaine de personnes pour des crimes survenus dans huit pays d'Afrique (République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d'Ivoire, Mali).

Les enquêtes ouvertes en RDC, Centrafrique, Mali et Ouganda l'ont été à la demande des quatre Etats concernés, parties au Statut de Rome. Les affaires concernant le Darfour et la Libye - non signataires - l'ont été à la demande du Conseil de sécurité de l'ONU, tandis que le procureur de la CPI s'est auto-saisi des dossiers kényan et ivoirien. Je n'attends pas grand-chose du sommet, à part un peu de soutien moral et d'expression de sympathie pour la position du gouvernement kényan, nuance Peter J. Pham, de l'Atlantic Council. L'expert reconnaît cependant que le refus de transférer ou de reporter les procès, en particulier après l'attaque sanglante du centre commercial Westgate de Nairobi par un commando islamiste fin septembre, n'a pas aidé à redorer l'image de la CPI auprès des citoyens africains. Au total, 34 pays africains ont ratifié le Statut de Rome. Le Kenya serait le premier pays du monde à s'en retirer, s'il suivait la demande en ce sens votée récemment par son Parlement.

 

 
MOTS CLES :  Rencontre   Retrait   Afrique   Cpi 

39 COMMENTAIRES

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Rattrapés par le besoin de la JUSTICE!!!

Par Sara Didiri

11/10/2013 14:14

Bravo ! L'imputnité aura encore une longue vie devant elle en Afrique. Ils s'en foutent du sort de la population, ces pseudo hommes d'Etat africain. Ils peuvent utiliser tous les moyens pour parvenir à leurs fins, tuant, massacrant les modestes citoyens sans état d'âmes.

Qui rendra justice à ces pauvres innocents, à leurs fils et filles qui le coeur meurtris attendent que ces criminels répondent de leurs actes. S'il est vrai que la CPI se laisse instrumentaliser, comme d'ailleurs eux instrumentalisent la justice de leur pays, aux ordres pour blanchir, couvrir et laisser leurs protégés en toute impunité se la couler douce, la solution que ces chefs d'Etat préconisent est loin d'être la bonne.

Qu'adviendra-t-il de tous ces cas que connait la RCA en ce moment. Dira-t-on que la CPI qui d'ailleurs trainent à s'auto saisir sur le cas de la RCA, s'en prend injustement à Djotodia, à ces généraux en carton de Nouredine, Moussa... des véritables criminels de guerre et génocidaires? Quelle juridiction rendra jsutice à la mémoire et aux familles de toutes ces personnes tuées en ce moment en RCA à coup de machette, comme au Rwanda du temps de génécide, violées, brulées vives... sur ordre de Djotodia et la complicité des psaudo ministers? Qui fera éclater la vérité sur les auteurs intellectuels des tueries et destructions à grande échelles en RCA par les bandits/criminels tchadiens soutenus par les Fomac tchadiens et soudanais?

Si la CPI est une institution raciste les chefs d'Etat africains qui ont les mains pleines de sang de leur compatriotes sont très mal placés pour la décrier. Qu'ils demandent à l'armée de leurs victimes si elle partage cette décision qu'ils veulent prendre.

Corriger les erreurs de la CPI et répondez de vos actes messieurs les présidents! Nous demandons que justice soit faite chez, vous vous en foutez, aujourd'huii que vous êtes concernés par plus fort que vous criez à l'injustice! Honte à vous

Motion de soutien à la décision de l'UA de quitter cette Cour de Prédateurs Internationaux appelée abusivement CPI

Par Nomzamo

11/10/2013 17:28

Il n'y a pas pire qu'aveugles que celui qui ne veut pas voir. La Cour des Prédateurs Internationaux est une cour impériale, occidentales qui ne juge que les Africains et quelques Serbes par hypocrisie et pour faire bonne figure.

Le jour où cette cour des Prédateurs Internationaux jugera les Chirac, Sarkozy, Bush, Blair, Obama, hollande, bébé Cameron etc pour les tous crimes à travers le monde, je lui accorderai une once de crédibilité.
Il faut être faible d'esprit pour applaudir cette cour criminelle occidentale.

Laurent GBAGBO, Président Ivoirien élu légalement par ses concitoyens transféré illégalement à la haye sur décision politique du CANCER france est là pour en témoigner.
Depuis juin 2013, la fatou besou machin, cette traitre que les blancs ont mis là pour faire de la figuration est incapable d'apporter des preuves pour son inculpation.Elle s'est même ridiculisée en voulant utiliser les images des crimes au Kenya pour le mettre sur le compte de Laurent GABAGBO. Les avocats de ce dernier ont ridiculisé cette merde qui se nomme "procureur".
Aux dernières, ces connards et criminels risquent de libérer Laurent GBAGBO mais demandent à ce que Laurent GBAGBO ne retourne pas en Côte d'Ivoire parce qu'il est très populaire et cela peut causer des troubles (SIC).
Est cela vous appelez "JUSTICE"?
Pour votre information, dernière nouvelle du dossier GBAGBO, un exemple typique de l'imposture occidentale qui utilise la CPI comme un instrument de domination du monde et non pas un instrument de justice. D'ailleurs qu'elle justice?

http://www.abidjantalk.com/forum/viewtopic.php?t=40793&postdays=0&postorder=asc&start=0

"Kofi Annan, ex-secrétaire général de l'ONU et président du Groupe ‘’The Elders’’ en visite en Côte d'Ivoire depuis 48 heures, animait hier une conférence de presse à l'Hôtel Ivoire Sofitel d'Abidjan Cocody. Concernant l'audience sur le verdict du procès du Président Laurent Gbagbo qui s'est tenue le 09 octobre dernier, c'est un véritable pavé dans la mare que cet allié du régime Ouattara a jeté. Pour lui, « si Gbagbo n'est pas coupable, il doit être liberé». Autrement dit, si la Cour pénale internationale décide que Laurent Gbagbo n'est pas coupable des accusations portées à son encontre, elle doit le libérer purement et simplement. Et cette décision de la CPI devra être acceptée par tout le monde, y compris le camp Ouattara. Venant d'un homme comme Kofi Annan, au cœur de grandes intrigues internationales ayant conduit au kidnapping du Président Gbagbo en son Palais le 11 avril 2011 par l'Onuci et la France, on comprend aisément que la libération de Laurent Gbagbo se précise de jour en jour. Et les informations selon lesquelles Kofi Annan serait venu en Côte d'Ivoire préparer le retour de ce dernier se confirment un peu plus.
Selon nos informations, ce revirement de l'ancien secrétaire général de l'ONU, ne serait pas du goût de son poulain Alassane Dramane Ouattara, qui a fait du maintien du Président Laurent Gbagbo à la CPI, la priorité de ses priorités. Une note secrète envoyée par le régime Ouattara à la CPI afin que Laurent Gbagbo ne soit pas libéré, vient d'être découverte par notre confrère « Aujourd'hui » (11/10).
A la question d'un confrère de savoir si la libération et le retour de Laurent Gbagbo étaient les conditions nécessaires pour une réconciliation véritable en Côte d 'Ivoire, le président des Elders a affirmé que cela était du seul ressort et de la seule responsabilité de la CPI. Mais selon lui, au cas où cette dernière décidait que Laurent Gbagbo n'était pas coupable, elle devrait le remettre en liberté. Voilà qui est clair comme de l'eau de roche.
Kofi Annan a toutefois invité les collaborateurs du Président Gbagbo à travailler avec le régime pour la réinstauration d'un État de droit, solide, et prospère en Côte d'Ivoire, car la réconciliation nationale était un processus un long qui devra impliquer tout le monde.
Selon lui, réconciliation nationale et justice sont étroitement liés. Il a donc plaidé pour la fin de la justice à sens unique ou justice des vainqueurs : ‘’tous ceux qui ont commis des crimes contre l’humanité doivent être traduits en Justice, de façon impartiale et sans complaisance’’, a martelé le président du groupe de sages Le Elders."

Et pourtant le CANCER france et ses médias laquais l'ont diaboliser et traiter de tous les noms pendant 10 ans. Ce CANCER a fait la guerre à la Côte d'Ivoire avec le cache sexe de l'ONU cet instrument occidental tuant plus 10 000 Ivoiriens pour installer une marionnette ouattra un burkinabé au pouvoir et piller les richesses ivoiriennes.

J'attends avec impatience de voir combien de marionnettes françaises dans les colonies francophones vont voter pour cette décision.

Oui à une Cour Pénal Africain (CPA) pour juger tous les crimes commis par les dictateurs Africains et leurs complices ou mandataires occidentaux.
Non à la Cour des Prédateurs Internationaux nommée CPI.

A bas la PROPAGANDE occidentale qui veut nous faire croire que la Cour des Prédateurs Internationaux n'est pas un instrument politique pour punir tel ou tel dirigeant Africain récalcitrant à leur dictat. Pendant ce temps, ces charognards occidentaux (français) en tête protègent les vrais dictateurs Africains qui oppriment leur peuple: deby, outtra, campaoré, sassou, bongo, eyadéma,hier bozizé et aujourd'hui doto machin avec toute la clique des islamo tchado-soudano.
N'est ce pas la france qui vient de bloquer les sanctions à l'ONU sur proposition de l'UA contre les responsables assassins séléka il y a 2 semaines?
De qui se moque t-on?

Il faut suivre l'actualité internationale et ne pas répéter bêtement la PROPAGANDE occidentale.

Erratum

Par Nomzamo

11/10/2013 17:35

Lire plutôt:

"N'est ce pas la france qui vient de bloquer à l'ONU la liste dressée par l'UA des responsables criminels sélékas que celle ci voulait voir être sanctionnés il y a 2 semaines?"

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