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Centrafrique: l'ONU examinera l'envoi éventuel de Casques bleus

Par journaldebangui.com - AFP - 10/10/2013

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution, et le déploiement éventuel se ferait sans plusieurs mois

 

Dans un premier temps, le Conseil a décidé de renforcer la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique), une force panafricaine censée aider le gouvernement transitoire de RCA à sécuriser le pays, avec pour perspective sa transformation éventuelle en mission de maintien de la paix. Cette résolution, adoptée à l'unanimité de 15 membres du Conseil, à l'initiative de la France, est "un premier pas", a souligné l'ambassadeur français Gérard Araud. Il s'agit, a-t-il ajouté, "de sensibiliser à une crise trop souvent ignorée par la communauté internationale". La Misca ne compte pour l'instant que 1.400 hommes, sur les 3.600 prévus, et manque de moyens. La résolution "encourage les pays de la région et d'autres pays africains à participer à la Misca" et les Etats membres en général à la soutenir.

 


© un.org
Parallèlement, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon devra présenter au Conseil dans un délai d'un mois "des options détaillées pour un soutien international à la Misca, y compris sa transformation éventuelle en une mission de maintien de la paix de l'ONU, à condition que la situation sur le terrain s'y prête". Il faudra pour cela une deuxième, voire une troisième, résolution, qui pourraient être votées en décembre, puis au printemps 2014, selon des diplomates. L'ONU suivrait ainsi le modèle appliqué au Mali, où des troupes africaines avaient fourni l'ossature de la Minusma (Mission de l'ONU pour la stabilisation du Mali).

Mais La France "ne va pas faire en RCA ce qu'elle a fait au Mali, où elle a répondu à une urgence", a souligné M. Araud, qui envisage un "renforcement limité" de la présence militaire française à Bangui (450 hommes actuellement). La RCA, un des pays les plus pauvres du monde, est livrée à l'anarchie depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition rebelles, la Séléka. Des éléments incontrôlés de la Séléka font régner la terreur dans le pays en toute impunité et 1,6 million de Centrafricains, soit un tiers de la population, ont besoin selon l'ONU d'une aide humanitaire d'urgence.

 

 
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