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Kinshasa: Assemblée du Comité des chefs de police de l'Afrique centrale

Par Jean-Claude Ntuala-lobservateur.cd - 08/10/2013

L'éradication des criminalités transfrontalières au centre de la session

 

Ambiance de grand jour hier lundi 7 octobre au Ministère des Affaires Etrangères, Coopération internationale et Francophonie, à l'occasion de l'ouverture de la 14ème session ordinaire du Comité des chefs de police d'Afrique centrale (CCPAC). C’est une institution créée en avril 1997 à Brazzaville, la capitale de la République du Congo qui s'est donnée pour rôle de lutter efficacement contre toute forme de criminalité intra et transfrontalière. Pour une meilleure efficacité, les différentes polices nationales avaient donc décidé de travailler en synergie. D'où la création de ce comité. S'il tient pour la première fois ses assises en RDC, le Comité des chefs de police d'Afrique centrale s'est déjà réuni dans plusieurs capitales de l'espace CEMAC comme Yaoundé, Brazzaville et Libreville.

 


© Autre presse
Le Comité des chefs de police d'Afrique centrale poursuit maints objectifs, notamment l'amélioration de la coopération entre les services de police des Etats de l'Afrique centrale, le renforcement de leur efficacité dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la criminalité transfrontalière dans la sous-région, la définition d'une stratégie sous régionale de lutte contre la criminalité transfrontalière et la coordination des activités de coopération policière et l'information périodique des autorités nationales et sous régionales. L'Afrique centrale, en effet, n'échappe pas aux multiples problèmes de criminalité que connaissent pratiquement toutes les régions du monde. S'ils ne s'y posaient pas avec acuité jusqu'il y a quelques années, ces problèmes accroissent aujourd'hui en ampleur dans cette sous-région d'Afrique centrale où ils prennent des formes diverses et variées. C'est donc désormais une préoccupation pour les polices de tous ces pays.

"Coupeurs des routes"
Parmi ces différents bandits, il y a des " Coupeurs des routes ", des bandits de grand chemin, des passeurs de drogue et d'odieux trafiquants de femmes, d'enfants et d'organes humains. Mais les criminels économiques entrent également en ligne de compte. Le CCPAC a donc toute son importance dans cette Afrique qui développe de plus en plus des tendances violentes. Dans son mot de circonstance, le Commissaire général de la Police nationale congolaise, le Général Charles Bisengimana, a commencé son speech par le souhait de bienvenu à tous les participants à cette session, leur demandant de se sentir chez eux, et leur souhaitant un très bon travail. Entrant dans le vif du sujet, le patron de la Police congolaise évoqué les difficultés de la RDC, pays entouré par neuf voisins, ce qui en fait " la cible potentielle des crimes internationaux et connaît en interne, outre l'émergence d'une criminalité urbaine violente appelée " kuluna ", la criminalité la plus humiliante et la plus horrible en ce 21ème siècle ; à savoir les violences sexuelles consécutives aux conflits armés récurrents dans sa partie Est ". Avant de terminer son speech, le Général Bisengimana a convié les participants à cette session à un travail fouillé, à travers " des réflexions profondes et bien mûries tout le long de ces assises ; car c'est de celles-ci que sortiront les recommandations à formuler aux Chefs de Police, et sur lesquelles ces derniers s'appuieront pour prendre des décisions déterminantes qui seront présentées au forum des Ministres ayant la sécurité dans leurs attributions pour entérinement ".

En effet, le 14ème Forum des Ministres en charge des questions de sécurité en Afrique centrale fera suite à la présente session des chefs des polices et se tiendra ce vendredi à Kinshasa. Et, afin de lutter efficacement contre la criminalité, le numéro un de la PNC a convié les participants à favoriser la coopération entre leurs pays respectifs en n'hésitant pas, notamment, à pratiquer l'extradition des criminels de police à police, sans nécessairement passer par des procédures judiciaires qui alourdissent parfois inutilement les dossiers. Mais avant le Commissaire général de la PNC, le chef du bureau régional Interpol pour l'Afrique centrale, Représentant personnel du Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de Police Criminelle (OIPC-Interpol) a pris la parole pour circoncire l'événement. Le colonel Emmanuel Assama, qui en est à la première année de son deuxième mandat de trois ans à la tête de cette organisation qui a son siège à Yaoundé au Cameroun, a succinctement brossé l'historique de l'OIPC-Interpol qu'il a présentée comme la plus grande organisation de Police du monde. Le colonel Assama a aussi rappelé l'important travail abattu par le Comité des Chefs de Police d'Afrique Centrale dans toutes les capitales africaines où il a déjà eu à tenir ses assises.

Huit pays font partie du Comité des Chefs de Police d'Afrique Centrale. Il s'agit de la RDC, du Cameroun, du Tchad, de la République du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale, de la République Centrafricaine et de la République Démocratique de Sao Tome et Principe. Les experts régionaux des questions sécuritaires sont donc à l'œuvre jusqu'à mercredi, avant que les Chefs de police ne se réunissent le jeudi.

 

 
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