SOCIéTé  |    

Bangassou: plusieurs morts dans des frictions entre chrétiens et musulmans

Par journaldebangui.com - Reuters - 07/10/2013

Des affrontements entre les deux communautés ont fait 14 morts ces derniers jours en Centrafrique. Le «colonel Abdallah», qui s'était proclamé chef de la zone, a été arrêté

 

Samedi 5 octobre, à Bangassou, une ville isolée de l'est du pays située à environ 750 km de la capitale Bangui, des membres du Séléka ont soutenu militairement les musulmans de la ville pendant les affrontements. "Les quatre personnes tuées appartenaient à la communauté chrétienne", a déclaré à Reuters Mgr Juan Jose Aguirre, évêque de la ville. Les troubles ont débuté mardi 1er octobre lorsque les chrétiens ont organisé un défilé pour protester contre les exactions commises à Bangassou par les combattants du Séléka, majoritairement musulmans. "Des membres de la communauté musulmane, soutenus par le Séléka, ont fait venir des armes et ont bloqué la marche. La situation s'est envenimée et il y a eu en tout dix morts de part et d'autre. Tout est parti de là", a déclaré un responsable local de la police, Edouard Mbiga.

 


© Fundacion Bangassou
Mgr Juan José Aguirre Munoz, évêque de Bangassou, en Centrafrique
Bangui a alors dépêché sur place Crépin Mboli-Goumba, le ministre de l'Equipement et des travaux publics, venu avec des renforts. Deux réunions associant les autorités locales et la population auront suffi à endiguer le problème : une première, samedi 5 octobre, à l’évêché de la ville, une seconde le lendemain à la mairie. Il faut dire que le ministre Crépin Mboli-Goumba, l’envoyé de Bangui sur place, n’est pas venu seul. Accompagné du colonel Idriss Bertrand, nommé nouveau commandant de zone, les forces de l'ordre ont immédiatement procédé à l’arrestation d’un certain «colonel Abdallah», un homme bien connu pour ses exactions. «Bangassou, c’est l’histoire d’innombrables exactions imposées par un usurpateur qui s’était autoproclamé commandant de zone, le colonel Abdallah, explique le ministre Crépin Mboli-Goumba. La paisible population de Bangassou en a eu assez. Nous sommes donc arrivés avec des positions fermes. Abdallah répondra de ses exactions devant la sévérité de la justice de notre pays. Même les musulmans étaient les victimes de cet homme lors des barrages qu’il dressait sur les routes. Notre rôle est de rétablir la sécurité et de procéder au ramassage des armes avant l’arrivée des forces de la Fomac».

 


© afp
des patrouilles ont été envoyées sur place à Bossangoa
L'Union africaine envisage de déployer une force de paix de 3.600 hommes sous le nom de Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) incorporant la force régionale de 1.100 soldats déjà présente sur le terrain. Mais la force de l'UA a peu de chances d'être opérationnelle d'ici l'an prochain. Selon des ONG et des responsables onusiens, les deux camps sont susceptibles d'avoir commis des crimes de guerre. "C'est une situation absolument épouvantable (...) il y a des exactions tous les jours, des vols, des viols, des assassinats", a déclaré dimanche sur Europe 1 le ministre français des Affaires étrangères. "Nous avons des hommes, les Africains ont également des hommes et nous sommes en train d'intervenir au niveau des Nations Unies, de l'Union Africaine et des organisations regionales pour trouver une solution, une solution de paix", a ajouté Laurent Fabius.

La République centrafricaine est plongée dans le chaos depuis que les rebelles nordistes du Séléka ont pris par la force la capitale et déposé le président élu François Bozizé en mars. L'ancienne puissance coloniale, la France rechigne cependant, à s'impliquer directement à Bangui, où elle a 450 hommes sur place. "La France veut être un facilitateur international, il n'est pas question d'intervenir comme au Mali", a insisté Laurent Fabius, en précisant qu'il se rendrait "bientôt" en Centrafrique.
 
MOTS CLES :

1 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

Triste nouvelle

Par Dambéti

07/10/2013 18:11

Pourquoi envoyé le ministre de l'équipement à Bangassou, du jamais vu, sauf en Centrafrique. Ailleurs, c'est les ministres de l'intérieur et de la défense qui se rendent surplace.Je croyais que la Séléka c'est fini, mais non, je me demande pourquoi ces soit disant musulmans,non, ces islamistes continue de massacrer nos parents,violés nos sœurs et nos mères en toute impunité, que veut vraiment le transitaire du palais de la renaissance, sieur Djotodia, effacer toute trace génétique, provoquant la reproduction des chrétiens de Centrafrique, pour en faire une République islamique? mais tous Centrafricaines et Centrafricains ne vivent pas en Centrafrique, il en existent partout dans le monde, et nous ne leurs laisserons pas cette chance de détruire notre cher et beau Pays, la Centrafrique appartient aux Centrafricains et Centrafricaines, pas aux Tchadiens et Soudanais qui sont le cancer de cette République.

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués