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Centrafrique: les autorités promettent de punir les auteurs des crimes et exactions

Par journaldebangui.com - Xinhua - 07/10/2013

Le ministère de la Sécurité publique mettra tout en œuvre pour rechercher les auteurs de ces crimes, afin de les traduire devant la justice centrafricaine

 

En soulignant l'ambition de l'actuel gouvernement de bâtir un Etat de droit où nul ne pourrait se placer au-dessus des lois, le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Josué Binoua, dans un communiqué lu dimanche 5 octobre à la radio nationale, a déclaré que les auteurs de crimes et des exactions graves enregistrés ces derniers temps sur la population de certaines régions du pays ne resteront pas impunis. "Depuis quelques semaines, dans plusieurs régions du pays, des groupes des gens armés invoquent de légitime représailles, après des crimes et exactions commis, par les éléments de l'ex Séléka à l'encontre de la population centrafricaine en générale, et des personnes des confessions chrétiennes en particulier, pour commettre des crimes et des exactions graves de toutes sortes, à l'encontre des personnes de la communauté musulmane", a déclaré Josué Binoua. "Aucun crime, aucune exaction avérée n'est légitime et ne restera impuni", a-t-il précisé.

 

<div align="center"><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x146ofo"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x146ofo_l-invite-du-jour-josue-binoua-centrafrique_news" target="_blank">L&#039;INVITE DU JOUR - Josu&eacute; BINOUA - Centrafrique</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/AFRICA24" target="_blank">AFRICA24</a></i></div>

 

Le ministre Josué Binoua a rappelé que les articles de la charte de transition qui stipule que "chacun a le droit à la vie et à l'intégrité corporelle. Nul ne peut porter atteinte à ces droits, nul ne sera soumis à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitement cruel, inhumain, dégradant ou humiliant. Toute personne, tout agent de l'Etat, toute organisation qui seront coupables de tels actes sera punis conformément aux textes en vigueur". Son ministère mettra tout en œuvre pour rechercher les auteurs de ces crimes, afin de les traduire devant la justice centrafricaine, a-t-il promis. "A ceux qui attisent le feu de la discorde et de la haine et qui incitent les uns et les autres à marcher dans le sens du génocide, je voudrais rappeler que la répression ne les épargnera pas, eux, non plus", a conclu le ministre de la Sécurité publique.

Cette déclaration fait suite aux conflits inter communautaires, qui opposent la communauté musulmane soutenue par des éléments de la Séléka et la communauté chrétienne de la ville de Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique. Il est estimé que 20.000 à 25.000 combattants hétéroclites ont été ralliés au nom de la Séléka, une alliance de rébellion qui ont renversé le régime de l'ex-président François Bozizé au mois de Mars dernier. Parmi eux, les factions de Michel Djotodia, le Président de transition instauré le 18 août, et de ses alliés ont entamé un cantonnement sans grands succès. D'autres seigneurs de guerre s'organisent par zone et contrôlent leurs endroits par barrages et rackets. Face aux atrocités commises par les "Sélékistes", les populations dans certaines régions se sont constituées en groupes d'auto-défense.

En dépit d'un calme précaire qui règne depuis ce lundi matin dans la ville de Bangassou, des affrontements ont opposés samedi 5 octobre, des jeunes et des éléments de l'ancienne coalition. L'évêque de cette ville Monseigneur Juan José Aguire, a fait savoir que plusieurs milliers de personnes, fuyant les combats, ont trouvé refuge à l'évêché. Un renfort militaire composé des éléments de la Force multinationale en Afrique centrale (FOMAC) ont été envoyés dans la ville de Bangassou, pour calmer la tension.
 
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8 COMMENTAIRES

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Mr Binoua, arrêtez de nous jouer du pipeau

Par Ngarra

07/10/2013 13:44

Monsieur le Ministre, avec tout le respect que je vous dois, africainement parlant je pourrais vous appeler " petit frère " car je vous ai vu grandir et évoluer jusqu'en 1978, année où j'ai quitté le pays. Mais je n'ai jamais coupé les ponts avec la Centrafrique car j'ai mes racines là-bas. Il y a un adage chez nous qui dit que le poussin ne fuit pas le poulailler où il a grandi même si ce dernier sent mauvais... J'y retourne régulièrement sauf depuis que le nouveau régime s'est installé. Vous promettez que les auteurs des exactions et crimes commis sur la population seront punis. Aussi bien vous que votre chef Djotodia connaissez ces malfrats. Et pourtant ils sont encore là, entrain de nous tuer tous. Nos affaires traversent chaque jour les frontières pour se retrouver au Tchad ou au Soudan. Nous n'en pouvons plus et demandons tout simplement que ces sauvages soient arrêtés, punis et chassés de Centrafrique. Malheureusement nous n'en voyons pas le bout du tunnel. Je me demande si vous ne ne jouez pas que du pipeau. En tout cas je suis très déçu par la plupart de nos dirigeants actuels.

A quand l'impunité zéro

Par Dambéti

07/10/2013 17:50

Josué BINOUA, notre ministre de l'intérieur, ne rempli pas sa fonction, au lieu de nous dire que, chacun à le droit a la vie et à l'intégrité corporelle; qu'attendez-vous monsieur pour agir, combien de morts voulez-vous enterrés pour comprendre que trop c'est trop.Le Centrafrique est devenu un cimetière à ciel ouvert, bientôt il n y aura plus de place pour enterré les morts. Soyez sans pitié, et tenez un langage de fermeté, fermer les frontière entre le Soudan, le Tchad et le Centrafrique.Si voulez que nos Centrafricains, vous écoutent et vous respectent, demander aux militaires Tchadiens de quitter la FOMAC, et veillez à ce que les armes récupérer dans les faubourgs de la capitale entreposé au camp le Roux ne disparaissent pas.Monsieur Djotodia en amenant ces connards en Centrafrique ne s’imaginait pas que ce sont eux, qui vont le trahir, ils l'ont emmené et installé au pouvoir, se sont eux qui vont l'exploser, prenez garde. Amitié

Un pasteur homme de DIEU!!!

Par SOROKATE

07/10/2013 18:36

Pourquoi s’intéresser à la politique dans la mesure qu'on tue des gens comme des mouches.
J.BINOUA te voilà à jamais ministre et non pasteur, ce pendant ton peuple est massacré tous les jours mais c'est le pouvoir qui t’intéresse.

Que le nom de Dieu ne soit pas sali à cause de toi.

On a tout vu avec seleka, ha oui.

L'avenir nous en dira plus.

SOROKATE alias Domzan bene.

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