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Zéré, histoire d’une destruction

Par Source: RFI - 04/10/2013

La petite localité se trouve à 25 kilomètres de Bossangoa sur la route de Bouca dans la province de l’Ouham au Nord-ouest de la Centrafrique

 

Le village résume à lui seul la complexité des conflits qui se nouent dans cette province de l’Ouham. Des dizaines de maisons ont été incendiées. Chrétiens et musulmans pleurent leurs morts et rejettent la faute sur l’autre. Le cycle des violences et des représailles a réussi à détruire toute la localité centrafricaine en quelques mois. La population a dû fuir en brousse ou dans la ville la plus proche: Bossangoa. Son évêque, Monseigneur Nestor Nongo Aziagbia, rappelle que le premier passage des Seleka à Zéré date du 20 mars 2013. Un premier passage qui n’a pas été suivi de grands dégâts. «Mais après le changement de régime à Bangui, poursuit-il, les Seleka se sont déployés un peu partout et les éléments qui étaient basés à Bossangoa n’ont cessé de commettre des exactions dans les villages environnants». Y compris Zéré.

 


© rfi.fr
Des dizaines de maisons ont été incendiées à Zéré, à 25 kilomètres de Bossangoa.
Au mois de mai, une partie du village est déjà détruite, notamment le marché, par les ex-rebelles. En juin, les Seleka font une nouvelle descente, à la veille du marché hebdomadaire et suivant les indications d’un chef peul musulman de Zéré passent de maison en maison pour ramasser les récoltes de miel et de karité des paysans. Ils leur prennent également de l’argent et des bœufs. «Les exactions qui perduraient, poursuit l’évêque, ont fait que la population autochtone non musulmane a décidé d’en découdre avec ce chef peul musulman qui a été assassiné avec toute sa famille». C’est le début d’une spirale de représailles. Pour venger leur allié peul, les Seleka, descendent sur Zéré et brûlent de nouvelles maisons. La population s’en prend à son tour aux maisons de musulmans, associés à la Seleka. «Il ne reste plus rien de ce village aujourd’hui», se lamente l’homme d’Église.

Le long de la route qui relie Zéré à Bossangoa, la peur est encore présente. Les quelques civils rencontrés sur les pistes fuient dans les hautes herbes dès qu’ils entendent des véhicules approcher. Les dix villages traversés, tout au long de ces 25 kilomètres sont déserts. Leurs habitants ont préféré fuir dans la brousse, dans des conditions de vie extrêmement difficiles.

Premiers signes de résistance à la Seleka
Des rebelles de confession musulmane qui s’en prennent aux chrétiens. Des groupes d’autodéfense villageois qui se vengent sur les populations musulmanes. Assiste-t-on dans cette partie nord-ouest de la Centrafrique aux premiers signes d’une guerre de religion? En tout cas, avec ces événements, ce sont premiers signes de résistance organisée à la Seleka. Dans les mois qui ont suivi la prise de pouvoir, le 24 mars 2013, des incidents isolés ont bien été notés, mais cette fois-ci, les ex-rebelles doivent faire face à des actions collectives. Qui sont, au moins, le signe d’une exaspération croissante de la population face au comportement des nouveaux maîtres du pays.

Des accrochages entre jeunes civils et Seleka ont ainsi eu lieu à Bohong dans la préfecture de l’Ouham Pendé. Au sud, à Bangassou, dans la préfecture de Mbomou on a frôlé le pire ces derniers jours. Selon l’évêque de Bangassou, des jeunes, excédés par l’attitude de la Seleka, avaient installé des barrières aux sorties de la localité, ils s’étaient armés de machettes et de fusils traditionnels. Ils étaient prêts à en découdre avec les éléments de l’ex-rébellion qui eux-mêmes ont bien failli ouvrir le feu sur eux. Pour tenter de faire baisser cette tension, une délégation gouvernementale et de chefs religieux s’est rendue sur place. La suite

 

 
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2 COMMENTAIRES

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Ho mon Dieu quelle cruauté?

Par SOROKATE

05/10/2013 12:13

Quel être humain peut -il infliger à son semblable de tel sort?
C'est horrible. Quelle sauvagerie?
Même les zinjanthropes n'étaient aussi animaliers comme le sont les seleka extra terrestres.

Tout endroit où passe la seleka c'est l'horreur.
C'est incroyable.

SOROKATE Alias Domzan bene.

Que dit Mbiwa selekasiste radical de cet image?

Par SOROKATE

05/10/2013 15:49

Signature de seleka démi dieu. Quelle Immage!!! hô mon Dieu!!!
Ha oui monsieur/madame Mbiwa voyez vous cela? je crois pour ma part cette illustration est nullement soutenable, non plus souhaitable. C'est inhumain!!!

Curieusement cela procure de la joie à Mr/Me colonel Abdraman Fariku alis Mbiwa.
Il est temps que ceux qui soutiennent la seleka puisse se repentir.
Même le Lion dans la Jungle tue sa proie quand il a faim, ce qui veut dire toute vie est sacrée et mérite d'être protégée, par nécessité traduire le/la coupable à la justice mais pas lui supprimer la VIE.
Un vrai musulman ne viol,ne tue, ne pille,brûle pas de maisons des gens ne fait pas de braquage porte par porte pour revendre à des vils prix aux dévergondés de commerçants au KM5.
Mes sous-vêtements et ceux de mes voisines sont mises en vente au KM5 quelle honte seleka.

Info: "Un MUSULMAN Tchadien vivant à (GHORET) au Tchad a déclaré sur TV5 /Afrique qu'il est indigné de voir les objets ( matelas,télé,assiettes ,véhicules et autres choses des particuliers) volés en RCA par les éléments de la seleka de double nationalité. Il ajoute que certains Tchadiens vivant en RCA ont développé le commerce issus des ces objets souillés vers le Tchad".

Actuellement tous les bœufs sont pillés par le Tchadiens et convoyés vers le Tchad vendus aux prix défiant toute concurrence. Alors cher générale Abdelkader et le colonel Issa Mbiwa DAYO où est donc le sens d'être un musulman croyant respectant scrupuleusement le ramadan?
La seleka avec ses colonels et généraux ont -ils l'avenir en RCA?

Cette question mérite une mûre réflexion de la part de toute la seleka.
La nation Centrafricaine aujourd'hui impuissante vous attend au tournant.

"A bon entendeur salut"
C'est la fin qui compte, rendez vous à la retraite, car tout se paie ICI BAS.

SOROKATE alias Domzan bene.

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