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Presse centrafricaine: Monitoring du Lundi 30 Septembre 2013

Par Source: SNU-RCA - 01/10/2013

Le ministre de la Justice, Arsène Séndé, était à la tribune de la 24ème session du conseil des droits de l’Homme à Genève

 

Nations unies
La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Coordonnatrice humanitaire du système des Nations Unies en Centrafrique, Mme Kaarina Immonen, a effectué le 27 septembre une visite de terrain à Paoua (Ouham-Pende). Elle était accompagnée des Représentants de certaines agences du système des Nations Unies comme le PAM, l’UNICEF, le PNUD et OCHA, ainsi que de certaines ONGs internationales comme COOPI, DRC et MSF France. Au cours de cette visite, Mme Immonen a tour à tour rencontré et discuté avec le commandement de la FOMAC dans cette ville, le Colonel commandant de l’ex-Séléka à Paoua et le 1er Vice-président de la délégation spéciale de la ville de Paoua, les personnes déplacées et les humanitaires présents dans cette ville. Il était question de marquer l’intérêt que portent les humanitaires aux populations en détresse, d’écouter cette population et s’informer sur la situation sécuritaire, sociale et économique de la région. Les personnes déplacées, estimées à 2.000, en provenance de Nana-Baria, ont relaté les exactions qu’ils ont subies et ont exprimé leurs besoins en termes de nourriture, d’abris, d’ustensile de cuisine et de santé. Ces personnes déplacées ont aussi demandé le désarmement des ex-Séléka qui sèment la désolation dans cette région. Des réponses urgentes sont en cours à travers les Nations Unies et les ONGs. Radio nationale/TVCA

 


© un.org
Le ministre de la Justice, Arsène Séndé, était le 25 septembre à la tribune de la 24ème session du conseil des droits de l’Homme à Genève (Suisse) pour un débat interactif sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine. A l’occasion, un rapport a été présenté, établissant des violations des droits de l’Homme commises aussi bien sous le régime de François Bozizé que par les forces de la coalition Séléka. Il a aussi été fait mention de l’instrumentalisation des tensions ethniques et religieuses et la faiblesse des Institutions gouvernementales qui imposent aux autorités de transition de lutter contre l’impunité, y compris celle dont jouissent les membres de la Séléka. Le ministre de la Justice a assuré le conseil des Droits de l’Homme que les engagements pris par le Gouvernement centrafricain, lors de sa précédente mission, notamment en matière de réforme judiciaire, sont en train d’être tenus en dépit des contraintes sécuritaires. Pour le ministre de l’Administration du territoire, Aristide Sokambi, le Gouvernement a la volonté de résoudre cette situation qui est le résultat de plusieurs années de crises et que les élections pourront se tenir d’ici 18 ou 24 mois en RCA. Dans les débats, les différentes délégations ont condamné les actes de violences et les violations des droits de l’Homme commis en RCA aussi bien par l’ancien régime et les milices qui lui sont restés fidèles, ainsi que par les éléments de la Séléka qui sont coupables de pillages, meurtres, tortures et de violences sexuelles. Au regard de la situation sécuritaire précaire, le Gouvernement de transition a été exhorté à faire cesser ces violences et à mener des enquêtes dans le but de lutter contre l’impunité dans le pays. La communauté internationale a été invitée à appuyer les efforts du Gouvernement en lui apportant l’aide et l’assurance dont il a besoin. Radio nationale/TVCA


Politique
Fin, ce 27 septembre, des travaux de la session extraordinaire du comité directeur du Rassemblement Démocratique centrafricain (RDC). Durant 3 jours, les participants ont tracé les grandes lignes du parti et ont fait des propositions de sortie de crise pour le pays. Selon le 1er Vice-président du RDC qui a présidé les travaux, Joachim Rainaldy Sioké, les conclusions de ces assises seront mises en œuvre pour la relance du parti. Radio nationale/TVCA

Sécurité
Le Chef de l’Etat de transition, Michel Djotodia, a demandé le 28 septembre au nouveau chef d’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA), le Général Ferdinand Bombayéké, le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. La cérémonie de remise de l’emblème national au chef d’état-major par le Président de la transition s’est déroulée à la base de l’armée de l’air, à l’aéroport Bangui M’Poko. Ferdinand Bombayéké a demandé à chaque militaire de se conformer à la discipline, l’abnégation et le travail. Selon Michel Djotodia, «les problèmes liés à l’insécurité dans nos provinces existent depuis que les conflits interethniques existent, c'est-à-dire depuis toujours. Les rivalités ethniques et les problèmes de voisinage sont nourris par la misère, la pauvreté et les maladies depuis maintenant trop longtemps. Le véritable problème est que jusqu’à présent personne n’a jamais rien tenté pour résoudre les causes réelles d’un cancer qui range notre pays. Les problèmes du peuple ont souvent été exploités par la classe politique pour s’enrichir personnellement. Les Institutions internationales ont tenté de lutter contre ces symptômes mais peut-on guérir une maladie ainsi ? Au final, nous sommes dans un cercle infernal depuis des générations. La pauvreté et la misère qui accentuent les problèmes ethniques, les frères s’entretuent, dressés les uns contre les autres par des gens corrompus et sans scrupules. L’insécurité et l’instabilité affaiblissent et appauvrissent la population en augmentant encore sa misère et ses souffrances. Cette situation doit être analysée dans toute sa complexité. Il ne faut pas glisser sur les 6 derniers mois, en cherchant là la cause de tous les problèmes». Radio nationale/TVCA


Les évènements malheureux survenus le 09 septembre dernier à Bouca, ayant entrainé des pertes en vies humaines et des centaines de maisons brûlées ont été au centre de la rencontre des ressortissants de cette ville. Ce 27 septembre, ces ressortissants ont discuté, à Bangui, des voies et moyens afin de soutenir les populations affectées. Un comité ad ’hoc chargé de la collecte de fonds et biens en faveur de la population a été mis en place. Selon le Curé de la paroisse Saint François de Bouca, Aubain Ndotibane, « il y a plus de 700 ménages dont les maisons ont été brûlées à Bouca et il y a plus de 300 personnes tuées aussi bien des chrétiens que des musulmans, ce qui est une catastrophe. Il y a une indifférence actuellement car aucun geste n’est fait par rapport à la situation de la population de Bouca. La souffrance est très élevée mais aucune ONG humanitaire ne s’y trouve, sauf le CICR qui y a été mais était dépassé par la demande. DRC vient d’arriver dans la ville et on espère sur elle. Notre grande question est par rapport à la sécurité car il faut qu’elle revienne pour que les ONG puissent y aller. Je lance un appel au Gouvernement pour qu’une équipe des forces de la FOMAC puisse assurer la sécurité de la ville afin de permettre aux humanitaires de venir aider la population de Bouca ».Radio nationale/TVCA

Suite aux évènements récents dans les localités de Bossangoa, Bouca et de Paoua, une mission conjointe Gouvernement de transition-Conseil National de transition s’est rendue sur le terrain. Plus de 798 villages ont été incendiés et plus de 37.000 personnes déplacées se sont retrouvées à l’Evêché de Bossangoa. Plus de 1.700 musulmans et peulhs occupent les infrastructures administratives et scolaires de cette même ville. Cette mission conjointe a assisté ces personnes vulnérables en vivres et en médicaments génériques. Selon Moussa Mahamat, l’une de personnes déplacées internes,« actuellement, un musulman ne peut pas franchir la ville à plus de 2 Kilomètres car les anti-balaka sont en brousse. Ils ont des armes et on ne sait pas comment ils seront désarmés. Nous souhaitons la présence de beaucoup d’éléments de sécurité pour être en paix ».Selon une personne déplacée qui se trouve à l’Evêché, « c’est ma première fois de constater ce qui se passe et c’est ma première fois de me constituer en personne déplacée. Nos frères musulmans avec qui on a vécu depuis des années ont pris des armes contre nous. Ils se sont alignés derrière les Séléka. Mêmes les peulhs se sont alignés derrière les Séléka pour tuer des gens dans les quartiers ». Les deux communautés demandent aux autorités de trouver des solutions pour que la situation soit décantée car les conditions de vie sont très difficiles et la population est exposée aux maladies. Radio nationale/TVCA

Une centaine de personnes déplacées de Korom-Mpoko, tous des éleveurs peulhs, sont arrivés le vendredi dernier à Yaloké. Selon le Correspondant de Radio Ndeke Luka « Leur campement a été attaqué par une bande armée. L’identité des assaillants n’est pas encore connue. Un des personnes déplacées a déclaré que leur campement a été attaqué par des tirs d’armes de guerre. Certains de ses frères sont introuvables. Les troupeaux sont partis en débandade et des cases sont pillées. » Ce sont en majorité des enfants et des femmes qui sont cantonnés au siège de la fédération des éleveurs de Centrafrique de la ville de Yaloké. Ils sont sans drap ni couverture. Il se pose actuellement un problème de prise en charge de ces déplacées. Radio Ndeke Luka

Encore une tentative d’enlèvement à Bangui
Il s’agit d’Elvis Bomayako, anciens président de la fédération centrafricaine de basket-ball et actuel directeur administratif et financière de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART). Samedi dernier, aux environs de 16 heures, il a failli être enlevé par des éléments de l’ex-rébellion Séléka devant le stade Bonga-Bonga dans le 1er arrondissement. Il profite de cette occasion pour prendre à témoin l’opinion nationale des éventualités dont il pourrait être victime. Elvis Bomayako s’est réfugié à la base de la FOMAC de Bangui M’Poko. Radio Ndeke Luka

Social Et Développement
Le ministre d’Etat à la communication, Christophe Gazam-Betty, a présidé ce 27 septembre la cérémonie marquant le lancement officiel du projet pilote « talent des jeunes pour la promotion de la paix et de la santé ». Durant 6 mois, il sera question d’amener les jeunes de Bangui, de Bimbo et de Begoua à changer de comportement et de mentalité pour un meilleur devenir de la Centrafrique. Ce projet est une initiative de l’UNICEF, en partenariat avec Mercy Corps. Dans sa déclaration, le Représentant de l’UNICEF en RCA, Souleymane Diabaté a déclaré que « la RCA traverse une crise qui a fragilisé les services sociaux de base et rendu difficile la coexistence pacifique. Cette situation se caractérise par un faible accès des adolescents et des jeunes à l’information et aux services de la santé, par des conflits entre des communautés engendrant ainsi des difficultés qui ont pour nom l’analphabétisme, les grossesses précoces et non désirées, l’infection à VIH, le chômage et les violences ». S’appuyant sur les évènements de Bossangoa, le ministre d’Etat a dénoncé l’insécurité qui sévit en Centrafrique, précisant qu’il est temps de regarder l’avenir en face. Radio nationale/TVCA

Les femmes peuvent désormais mieux se protéger contre le VIH/Sida en RCA. L’Association centrafricaine pour le Marketing social (ACAMS) a procédé ce 27 septembre au lancement officiel du préservatif féminin dénommé ‘sécurité plus’. La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre de l’Education et ministre de la santé par intérim, Marcel Loudégué, en présence du Coordonnateur nationale du CNLS, Pr Nestor Mamadou Nali. Prenant la parole, le membre du Gouvernement a mis en exergue les stratégies d’accès universel au préservatif féminin, tout en déplorant le taux de contamination qui est élevé chez les femmes en RCA. Selon Marcel Loudégué, « la femme centrafricaine est particulièrement exposée au VIH/Sida et nous devons faire du préservatif féminin un produit disponible, accessible et accepté ». Radio nationale/TVCA

Le syndicat des enseignants félicite le Gouvernement suite à l’organisation des examens de fin d’année, à savoir le CEPE, le concours d’entrer en 6ème, le BC et le Baccalauréat dans la zone d’observation pédagogique N° 1. Face à cette réussite qui a permis d’éviter une année blanche qui planait sur le système éducatif du pays, le syndicat national des enseignants de Centrafrique tire son chapeau au Ministère de l’Education et interpelle ledit Département afin de tout mettre en œuvre pour la réussite de ces examens dans la zone d’observation pédagogique N°2. Le syndicat regrette la disparition de Jean Pierre Famy, professeur de Physiques-Chimie, qui a perdu la vie pendant le déroulement du Baccalauréat de cette année. Le syndicat demande au Gouvernement de tout mettre en œuvre afin d’éponger les trois mois d’arriérés de salaire que connaissent aujourd’hui les fonctionnaires et agents de l’Etat en RCA. Radio nationale/TVCA

L’Amphithéâtre Quenum de la Faculté des Sciences de la santé a abrité ce 27 septembre une conférence-débat animée par le professeur Gaston Mandata Nguerékata. Ce dernier a remis à l’Université de Bangui des ouvrages didactiques pour la faculté des Sciences. Il a présenté aux Enseignants-chercheurs et aux Etudiants son innovation sur le ‘Presque-automorphisme’, cette théorie lui a permis d’opérer un progrès et lui a valu une renaissance scientifique aux Etats-Unis et dans le monde. Pr Gaston Mandata Nguérékata a promis renforcer la coopération interuniversitaire et s’est montré disposé à apporter un changement positif en Centrafrique. Radio nationale/TVCA

 

 
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