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New York: la crise centrafricaine à l’Agenda des Nations unies

Par Source: ATS - 25/09/2013

Elle sera le sujet de la réunion que co-président ce mercredi, la France et l'Union européenne

 

La "crise oubliée" de la Centrafrique, éclipsée par la guerre en Syrie, arrive cette semaine à l'agenda des Nations unies à New York. La France souhaite sonner la mobilisation pour sauver son ancienne colonie du chaos. Plongée dans l'anarchie depuis le renversement en mars de François Bozizé par une coalition hétéroclite de rébellions et groupes armés, la Centrafrique est aujourd'hui menacée de "somalisation", selon les mots du président français François Hollande. Pillages, meurtres et viols commis en toute impunité par d'anciens rebelles auxquels se sont joints des éléments infiltrés du Tchad et du Soudan: depuis des mois, les ONG tirent la sonnette d'alarme, mettant en garde contre le risque d'effondrement total de l'Etat dans un des pays les plus pauvres au monde. Hors de la capitale Bangui, les infrastructures et l'administration sont quasi inexistantes.

 


© un.org
"Aide massive" recherchée
Selon l'ONU, 1,6 million de Centrafricains, soit un tiers de la population, a besoin d'une aide humanitaire d'urgence et plus de 270'000 ont été déplacés ou se sont réfugiés dans les pays voisins. Une réunion ministérielle devait se dérouler ce mercredi à New York, coprésidée par la France, le bureau des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) et l'Union européenne (UE). Des représentants de l'Union africaine (UA), des Nations unies, des Etats-Unis et des pays voisins de la Centrafrique devaient y participer. Le nouveau régime, représenté à l'Assemblée générale de l'ONU par le Premier ministre de transition Nicolas Tiangaye, entend plaider pour une "aide massive", sécuritaire et humanitaire, afin de mener à bien la transition jusqu'aux élections, a expliqué le porte-parole de Michel Djotodia, l'ancien chef de la coalition rebelle Séléka devenu président.

Aide de l'UE
Jusqu'ici, les autorités de transition ont été incapables de mettre fin aux violences tout comme la force africaine, forte de 1500 hommes, déployée par la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEAAC). Le 1er août, cette force régionale a officiellement été placée sous l'égide de l'UA mais la nouvelle Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) peine à se constituer, faute de moyens logistiques et financiers. Face à l'urgence humanitaire, l'Union européenne a porté son aide à 20 millions d'euros et s'est déclarée disponible pour soutenir financièrement la Misca. Selon Paris, les effectifs promis par les pays africains seront suffisants mais "il faut que la communauté internationale prenne des engagements, logistiques et financiers, pour aider les organisations régionales". La France, qui dispose de 450 hommes à l'aéroport de Bangui, s'est dit prête à dépêcher 300 militaires supplémentaires "si nécessaire". Mais pas question, insiste Paris, d'une intervention directe comme au Mali.

Risque de contagion?
Selon des sources diplomatiques, la France proposera "très vite" à l'ONU une résolution permettant d'une part de "renforcer la mission politique du bureau de l'ONU en Centrafrique" en élargissant ses prérogatives, et d'autre part de "favoriser la montée en puissance" de la Misca. Le dispositif pourrait se transformer en une véritable opération de maintien de la paix de l'ONU. Certains évoquent aussi une "mise sous tutelle" de la Centrafrique, qui pourrait être placée provisoirement sous administration de l'ONU. Une option que certains dirigeants de la région verraient d'un bon œil, tant est grande l'inquiétude d'une contagion de la crise alors que de récents affrontements ont pris une dimension religieuse entre ex-rebelles, majoritairement musulmans, et une population à 80% chrétienne. "Le chaos engendrera le terrorisme", a mis en garde M. Hollande, alors que plusieurs experts craignent que la Centrafrique devienne un sanctuaire pour des rébellions voisines, comme l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de l'Ougandais Joseph Kony ou les milices janjawid du Soudan.

 

 
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12 COMMENTAIRES

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Pas Ditrecte mais Indirecte

Par KOTA LIKONGO

25/09/2013 13:01

Oui cela a toujours été l'attitude de la France d'intervenir indirectement dans les affaires des états et y foutre la merde. Elle évite une intervention directe comme au Mali car comment se battre DIRECTEMENT contre ceux qu'on avait INDIRECTEMENT soutenu a faire souffrir le peuple???? qui doit payer car certains jeunes avaient brulé le DRAPEAU français ???
Les centrafricains doivent payer pour avoir brule, a raison ou tort, le drapeau français,car accusant la France de bloquer l'exploitation de notre pétrole.
La France a toujours fait des choix indirects dans le dos du peuple.
SOMALISATION, MALINISATION ce sont des MOTS QUE LES CENTRAFRICAINS AVISES AVAIENT EMPLOYÉS DEPUIS LE DÉBUT DE LA SELEKA, il ne faut pas que François ABDALLAH HOLLANDE nous vole HONTEUSEMENT la vedette.

ARRETE DE DIRE DES CONNERIES

Par sagèsse

25/09/2013 15:08

Stp Kota Likongo. Arrète de dire n'importe quoi. On dirait que ne veux pas que ce massacre s'arrète comment peux-tu parler de vedètte dans cette situation? Pffff qui est la vedètte de quoi????

Les centrafricains incapables

Par Jean

25/09/2013 17:09

Je pense que nous les Centrafricains soyons honnêtes et voyons le problème en face. Trop c’est trop. Depuis plus de 50 ans on ne cesse de déranger les autres avec notre incapacité notoire à régler nos problèmes nous-mêmes. Nous sommes plongés dans des crises récurrentes et à chaque fois la solution doit venir d’ailleurs. Aujourd’hui encore, nous sommes de l’autre côté de la mer pour pleurer demandant à la France de faire quelque chose pour nous pour la nième fois. Qu’allons-nous donner à la France en compensation ? On ne cesse de dire la Centrafrique aux Centrafricains ; on est prêt à bafouer à insulter la France par des gestes assez forts au nombre desquels, la maltraitance du symbole tricolore de la France qui est son drapeau. Drapeau utilisé comme paillasson, drapeau brulé etc…. Aujourd’hui sans honte nous sommes en France en train de pleurnicher.
La seule solution aujourd’hui pour nous est d’accepter de replacer la RCA sous la colonisation pleine et entière de la France. Notre indépendance a été précipitée sans que l’on ait la capacité réelle à assurer la relève. Comme preuve, depuis plus de 50 ans d’indépendance, il ne se passe pas une année pour qu’il ait une crise en RCA dont toujours on accuse l’extérieur d’être instigateur. On toujours victime et jamais responsable de rien. Quelle honte ?
Alors replaçons la RCA sous colonisation cela permettra de mettre la France et la communauté internationale à l’abri de ce casse-tête qui est la RCA.

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