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Centrafrique: le président de Transition dissout la Séléka

Par journaldebangui.com-acap - 14/09/2013

Cette décision fait partie d’une série de mesures portant sur la sécurité, les recettes publiques et l’aide humanitaire aux populations des localités récemment attaquées

 

Lors de sa traditionnelle rencontre avec les maires et chefs de groupes de la ville de Bangui et des communes de Bimbo et Bégoua, hier vendredi 13 septembre 2013, à Bangui, Michel Djotodia Am Nondroko a estimé que «l’heure est si grave» que l’Etat ne peut pas continuer à «rester passif et faire comme si de rien n’était», d’où «il faut réagir et prendre des mesures vigoureuses pour sauver les populations en détresse». C’est ainsi que le Chef de l’Etat de la Transition a annoncé une batterie de mesures concernant la sécurité et la défense du territoire national, l’aide humanitaire aux populations des localités des préfectures de l’Ouham et de l’Ouham Pendé ayant récemment fait l’objet d’une attaque criminelle et l’assainissement des recettes publiques.

 


© AFP
Des jeunes soldats Séléka, que vont-ils devenir s'il ne sont pas dans les casernes?
La dissolution du groupe armée Séléka
La première annonce et non des moindres est la dissolution, par décret numéro 13.334 du 13 septembre 2013 de l’ex-coalition Séléka et la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP). Désormais donc, tous ceux qui se réclameront de ces entités, toujours selon le décret, seront considérés comme des bandits et traités comme tels, au regard des lois de la République Centrafricaine. Cela signifie que désormais, seules les Forces Armées Centrafricaines (FACA) (qui elles-mêmes avaient été dissoutes) sont chargées de la défense de l’intégrité du territoire. Les policiers et les gendarmes de leur côté sont chargés du maintien et du rétablissement de l’ordre.

A propos de la sécurité des biens et des personnes dans le pays
Se référant aux dires des médias nationaux et internationaux, Michel Djotodia Am Nondroko a déclaré «qu’un groupe armé se réclamant du président François Bozizé a attaqué les villes» de Paoua, Bossangoa et Bouca, «tuant des femmes, des enfants et des vieillards». Les rescapés, «par milliers», ont été contraints de se réfugier en brousse, a-t-il dit. Pour lui, l’objectif de ces assaillants est de «s’en prendre à un groupe donné de la population et faire des civiles des boucliers humains en cas de riposte des forces de défenses et de sécurité». Il n’avait pas voulu dire que les assaillants s’en sont pris aux musulmans. Quant au bilan, Michel Djotodia Am Nondroko s’est toujours référé aux médias pour avancer «une centaine de morts à la suite des combats entre les ex-Séléka et ces assaillants». A la différence des médias, Djotodia a réfuté l’hypothèse des combats autour de Bossangoa. En réponse d’urgence, Michel Djotodia Am Nondroko a annoncé que «le gouvernement se prépare à l’envoie des renforts pour sécuriser la zone». Aussi, «un comité sera mis en place et placé sous la présidence du Premier ministre chef du gouvernement pour gérer et faire acheminer de l’aide humanitaire aux populations dans les provinces».

A propos des dépenses et des recettes de l’Etat
Avec ce qui vient de se passer dans le nord-ouest de la République Centrafricaine, Michel Djotodia Am Nondroko a pensé que «la situation sécuritaire déjà bien fragile a été aggravée» et a eu pour conséquence «l’assèchement des recettes publiques». Il attribue ces forfaits «à des individus mal intentionnés qui ont érigé des barrières illégales sur les axes routiers aux fins de percevoir des droits de douane et autres taxes au détriment de l’Etat».

Pour préserver les menues recettes en vue de répondre aux charges prioritaires de l’Etat que sont les salaires, les pensions et les bourses, Michel Djotodia Am Nondroko a préconisé que «dorénavant, sauf cas exceptionnel, les missions à l’étranger des membres du gouvernement sont suspendues jusqu’à nouvel ordre». De ce fait, lui et le Premier ministre «n’effectueront pas le déplacement de New York pour prendre part à la prochaine assemblée générale des Nations Unies prévue pour le 26 septembre prochain».Mandat a été donné à la Ministre des Affaires étrangères, Mme Léonie Banga Boti Mbazoua de représenter le pays à cette grand-messe des Nations dans le monde. Dans le même temps, tout en évoquant la «dégradation du système éducatif et sanitaire et une situation humanitaire très préoccupante dans l’arrière pays», il a souhaité que les partenaires au développement, les confessions religieuses ainsi que le gouvernement puissent organiser des missions dans l’arrière-pays pour s’enquérir et faire la lumière sur les dernières attaques dans le nord-ouest du pays.

 

 
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9 COMMENTAIRES

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de quel bois ce gars se rechaffe

Par kotoko Sembona

15/09/2013 06:57

Et on l'appwelle president de la Rep. honet a ceux-la qui appelent Ndjotodia president. Ce n'est qu'un incapable. A-til vriament les moyens de dispoudre Seleka qui l'ont bien servi et qui continuent de le servir en commençant l'instauration de son regime islamiste dans le pays. Pourquoi ne parle-t-il pas des colonnels et generaux Seleka qu'il a lui-même affectes dans chaque region. Ce sont eux qui ont erige des barrieres et ils empochent toutes les recettes. Cette disolution de Seleka n'est qu'un trompe-l'oeil. Aucun Seleka ne respectera cette mesure. Ndjotodia sait qu'il a bien miné le pays et tout est prêt pour la somalisation de notre pays commence. Comme il a dit de Bozize qui vivait au Cameroun, Lui-meme Ndjotodia ne restera pas eternellement a Bangui. Il sera force de quitter,car il a entame une guerre contre le Dieu de Jacob que la mjoriote des Centrafricainbs louent. Ses heures sont comptées.

La dissolution de SELEKA

Par Forez C. Balekouzou

15/09/2013 08:58

Comment peut-on dissoudre ou plutôt chercher à effacer de la mémoire collective l’Organisation SELEKA alors que les exactions perpétrées par des individus qui s’en réclament perdurent ?
Le mot « SELEKA », par ce tour de passe-passe, vient d’être rayé du dictionnaire présidentiel. En finir avec ce mot pour éradiquer tous les maux dont s’est rendue coupable SELEKA ?
Ne sommes-nous pas dans une espèce de démonologie (les rites pour chasser les mauvais esprits), de l’incantation, d’une grossière métaphysique qui voudrait que le verbe « dissoudre » résolve toutes les exactions passées, présentes et à venir ?
D’ailleurs, s’il n’y a plus de SELEKA, comment peut-il y avoir des victimes de cette abomination, comment peut-il y avoir des attaques ciblées contre les chrétiens, lesquels chrétiens, en réaction, se mobilisent de plus en plus dans des groupes d’autodéfense en province pour ne plus tendre la joue gauche ?

Comble de l’ironie : si M. DJOTODJA nie désormais l’existence de SELEKA qui l’a pourtant porté au pouvoir de l’État, il condamne les exactions « sélékiennes », c’est-à-dire la haine de l’autre, le vol, le viol, les braquages, tous maux dont ses associés sont comptables. Il convient d’affirmer ici que le Chef d’État de transition se lance dans un exercice de style fort périlleux : condamner quelqu’un (SELEKA) ou quelque chose (exactions) qui n’existe plus.
En effet, il sera de plus en plus difficile de justifier l’injustifiable, de justifier la mainmise de SELEKA, pardon de cette entité qui n’existe plus, sur l’État, les administrations. Et à ceux qui s’entêteraient à dénoncer l’islamisation rampante de la République centrafricaine, à condamner les exactions, ou à se dire victimes de vols, de viols, de braquages, toutes choses imputables à ce qui n’existe plus, on leur conseillera non pas de saisir la Justice, mais de consulter un psy. Parce qu’ils sont en réalité victimes d’une illusion d’optique suite probablement à une consommation immodérée de champignons hallucinogènes…

Dissolution de séléka mais le peuple centrafricain n'oubliera jamais les exactions.

Par Ngarra

15/09/2013 10:17

La dissolution de cette organisation dont les éléments ne sont à mes yeux que des sauvages pour qui la vie humaine n'a aucune valeur n'efface pas toutes les exactions et les crimes commis. Ceci étant, ces éléments que les Centrafricains ont déjà bien repérés doivent être sévèrement punis. Les choses de " haaram " qu'ils ont volées ne leur profiteront jamais. En tout cas les agissements des sélékas ont définitivement terni l'image de Djotodia. Que ce dernier ne se fasse pas d'illusion. Désormais séléka = Djotodia et Djotodia = séléka. Le peuple centrafricain ne l'oubliera jamais et ne le pardonnera jamais.

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