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Cameroun: des faux commerçants centrafricains interpellés à Garoua Boulai

Par Cameroon Tribune - 05/09/2013

Des investigations poussées indiquent qu’ils seraient des éléments de la rébellion Séléka, en divagation

 

La barrière imposée au niveau de Nandoungué, à soixante-dix kilomètres de Garou-Boulai, pour filtrer l’entrée des réfugiés centrafricains sur la ville de Bertoua la semaine dernière, commence à produire ses effets. Treize faux commerçants centrafricains ont été appréhendés près de cette localité au courant de la semaine écoulée. Selon des informations, ils ne seraient pas des réfugiés régulièrement enregistrés, comme le prétendent les concernés. Les uns se sont présentés comme des commerçants, les autres comme des réfugiés régulièrement enregistrés par le HCR. Mais, après les vérifications d’usage, toutes leurs déclarations se sont avérées fausses. Des investigations poussées indiquent qu’ils seraient des éléments de la rébellion Séléka, en divagation. D’ailleurs, Djibril Assan, le chef de gang, dit entretenir des relations étroites avec un certain Djafaro, un colonel centrafricain qui serait proche du président déchu le 24 mars 2013. Ce sont ces accointances avec les rebelles centrafricains qui ont mis la puce à l’oreille des éléments des forces de maintien de l’ordre camerounaises. Djibril Assan est passé aux aveux complets le 4 septembre 2013, devant les éléments de la DGRE.

 


© journaldebangui.com
Image d'illustration
Puis, le jeune homme a été conduit dans une cellule de Bertoua, en compagnie de ses compères. Le chef de gang qui parle ni français, ni anglais. Il a affirmé qu’il faisait le commerce depuis des années, en transitant par Douala. Son business lui a permis d’avoir une boutique à Bertoua, qu’il contrôlait depuis Bangui. Il n’a aucune pièce qui prouve toutes ces informations, encore moins une pièce d’identité en sa possession. Ces incohérences ont convaincu les éléments de force de maintien de l’ordre camerounais à mettre la main sur lui. Et tous ses complices.

Rappelons que cette opération a été menée dans le cadre d’une barrière imposée il y a quelques jours sur dans la région de l’Est du Cameroun pour empêcher l’avancée d’environ 1 000 réfugiés centrafricains recasés à Nandoungué. Ces réfugiés ont prétexté que leur ravitaillement alimentaire était fini et qu’ils voulaient donc manifester leur mécontentement en ralliant la ville de Bertoua où ils espéraient avoir des vivres à profusion. A la suite de ce mouvement d’humeur, l’état-major de force de l’ordre de la région de l’Est s’est mobilisé en nombre pour y faire face.

Depuis lors, le gouverneur de la région de l’Est, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua affirme avoir renforcé les dispositifs sécuritaires et déployé des éléments de forces de maintien de l’ordre le long du parcours concerné. Toutes choses qui ont permis de maintenir les réfugiés dans leur camp, près de Korongo. Et un contrôle systématique a été instruit et imposé. Egalement, des éléments de sécurité sont déployés en renfort sur cette route nationale très fréquentée.

 

 
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