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Bangui: 10 ans de prison requis contre d'ex-rebelles Séléka

Par AFP - 05/09/2013

Les prévenus sont poursuivis pour "pillages et dégradation de biens d'autrui, soustraction de biens, actes de nature à compromettre la sécurité et à entraîner la haine

 

Le procès - le premier du genre - contre les ex-rebelles de la coalition Séléka, accusés de violences et de pillages dans la capitale centrafricaine, avait démarré vendredi 30 août, et le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 11 septembre. Les 24 prévenus avaient plaidé non coupables. Hier mercredi, 4 septembre, le parquet du tribunal de Bangui a requis une lourde peine de prison ferme. "Je requiers contre eux 10 ans de prison ferme et une amende de 400. 000 francs CFA" pour chacun (environ 610 euros), a déclaré le procureur Alain Tolmo. Ils sont poursuivis pour "pillages et dégradation de biens d'autrui, soustraction de biens, actes de nature à compromettre la sécurité et à entraîner la haine envers les institutions de la République", selon le tribunal de grande instance.

 


© Autre presse
Le Tribunal de Grande Instance de Bangui
Le 20 août, une opération de désarmement de partisans de l'ex-président François Bozizé, menée par le Séléka dans le quartier de Boy-Rabé, avait fait au moins 11 morts, une trentaine de blessés, et été accompagnée de pillages. Les prévenus avaient été interpellés par d'autres combattants du Séléka après ces événements. La semaine dernière, la force africaine en Centrafrique (Misca) a pris position dans le nord de Bangui, pour neutraliser des combattants du Séléka qui y sèment la terreur et refusent de regagner leurs casernes.

Le président de transition Michel Djotodia, qui a renversé le régime de François Bozizé le 24 mars, a lancé mardi l'opération de désarmement des Séléka et détenteurs d'armes illégaux au commissariat central de Bangui. M. Djotodia a demandé "à ceux qui possèdent des armes, soit les éléments incontrôlés de Séléka, soit ceux qui vivent dans la population de Bangui, de (les) restituer immédiatement". "Tous ceux qui tenteront de s'opposer à cette opération salvatrice de désarmement seront considérés purement et simplement comme des déstabilisateurs du régime et de la nation", a pour sa part déclaré le ministre de la Sécurité publique, Josué Binoua. Seuls les éléments du Séléka déjà cantonnés sur six sites identifiés de la capitale sont exemptés de cette opération.

 

 
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