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Centrafrique: les transporteurs camerounais peinent à acheminer l’aide humanitaire

Par Lucie Nkouka - 04/09/2013

Leurs conditions de travail déplorables en République centrafricaine sont mises en cause

 

Une fois de plus les conducteurs de camions au Cameroun sont en grève à cause des mauvaises conditions de travail qu’ils subissent en République centrafricaine. Une situation qui affecte dangereusement l’acheminement de l’aide humanitaire auprès des enfants centrafricains, menacés par la malnutrition. Selon l’UNICEF, environ 3000 cartons de nourriture thérapeutique près à l’emploi sont bloqués au Cameroun, avec 24 tonnes de sels d’aluminium pour le traitement des eux, des kits d’hygiènes et des chambres froides pour les vaccins. Toute cette aide est destinée à la République centrafricaine. Mais à cause de la situation d’insécurité actuelle, il est extrêmement difficile pour l’Unicef d’apporter des provisions vitales à ceux qui en ont extrêmement besoin.

 


© bangos life
Les enfants centrafricains dans les camps du HCR
Et les récents événements à la frontière camerounaise et dans la capitale Bangui, sont de nature à mettre en péril l’acheminement de l’aide humanitaire quel qu’elle soit. Les autorités camerounaises avaient temporairement fermé la frontière en août 21 après l’assassinat un policier camerounais par un élément Séléka. Mais malgré la réouverture de frontière, les camionneurs restent hésitants à continuer sur les routes en Centrafrique. L’occupation de l’aéroport de Bangui pendant 48 heures a sérieusement perturbé l’arrivée des aides. Et les enfants sont les premiers pénalisés. Depuis le début du mois d’août selon l’Unicef, 240 000 personnes environs ont été déplacées parmi lesquelles 50% étaient des enfants. Plus de 130 000 d’entre eux souffrent de malnutrition sévère.

D’autres humanitaires subissent les effets de la grève
L’Unicef est le pourvoyeur majeur de l’aide nutritionnelle en Centrafrique. Dons les retards d’approvisionnement affectent aussi d’autres organisations présentes et travaillant dans le pays. «Certains de nos partenaires, qui travaillent dans la malnutrition, ont dû arrêter leurs programmes,» a dit Ellen Van Der Velden, la responsable de la mission Medecins Sans Frontières pour la Centrafrique. Les images satellites de Google montrent que la route, longue de 600 kilomètres qui sépare la ville frontière de Garoua Boulaï à l'Est le Cameroun à Bangui passe à travers, la forêt tropicale humide et est bordée de très peu de villages.

Ces deux dernières semaines, à peine deux ou trois camions ont passés la frontière avec la Centrafrique, mais ils ont dû faire face à des tracasseries en plus des mauvaises conditions de la route, avant d’atteindre l’entrepôt de l’Unicef-RCA. Désormais, le seul moyen efficace permettant d’apporter l’aide dans ce pays sans Littoral est l’avion, mais c’est 30% plus cher. Tout en espérant que la piste ne soit plus assiégée spontanément, et les avions déroutés.

 

 
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