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Michel Djotodia reçoit les représentants de la population de Boeing

Par journaldebangui.com et autres médias - 30/08/2013

A l'issue de la rencontre, le Premier ministre Nicolas Tiangaye qui y assistait, leur aurait remis 10 millions FCFA

 

C’était une occasion pour ces personnes de relever tour à tour les raisons qui les ont poussées à trouver refuge sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’Poko qu’elles ont évacué sans toutefois quitter les lieux. Elles évoquent l’insécurité et des exactions commises par des hommes de la Séléka dans leurs localités. «Nous n’avons pas la paix, ni la sécurité. Ce qui contrarie la bonne marche de nos activités quotidiennes. Le pire est que les éléments de la Séléka qui ont pris comme prétexte l’opération du désarmement, ont profité de commettre des exactions à savoir des cas d’assassinats, nos filles violées, nos biens volés. Le seul lieu de sécurité que nous avons trouvé, c’est le tarmac de l’aéroport, car il est gardé par des forces françaises]», a dit Simplice Bélémourouba, un des représentants des manifestants. Brice Touaboy, parlant également au nom de la population de Boeing a demandé que des «éléments de la FOMAC soient basés dans le quartier. Que des forces de maintien de l’ordre à savoir la gendarmerie et la police, ainsi que les éléments des FACA soient dotés des matériels adéquats afin d’assurer notre sécurité », a-t-il souhaité. «Le pays est à bord du chao. Si les autorités ne prennent pas leur responsabilité, il y a risque d’une éventuelle crise interreligieuse», a ajouté le jeune Brice Touaboy, en indexant la communauté musulmane de Boeing qui serait aussi à l’origine de malheur des habitants de cette localité. Selon ses termes, les musulmans présents dans cette partie de la capitale, détiendraient tous des armes de guerre et ne cesseraient pas de proférer des menaces contre les habitants.

 


© RJDH-RCA
Le 28 août sur le tarmac de l'aéroport de Bangui
Des jeunes venus au nom de la population qui se trouve encore sur le tarmac, ont été accompagnés par quelques autorités locales. Ces dernières ont confirmé les témoignages de leurs prédécesseurs. «Le quartier Boeing est la région qui ravitaille les huit arrondissements de Bangui en légumes et produits maraichers. De toutes les crises militaro-politiques qu’a connues le pays, cette localité a servi de refuge aux autres habitants de Bangui. Voilà que la Séléka se met maintenant à notre poursuite. Le lieu idéal que nous avons trouvé pour nous réfugier c’est l’aéroport. Et nous ne comptons pas le quitter, si nos vies sont toujours en danger», des propos tenus par la cheffe de quartier Boeing.

Le président de la transition ne démissionnera pas
Après un long discours qu’il a tenu en langue nationale, Michel Djotodia a reconnu quelques accusations énumérées par les représentants des manifestants et a promis des sanctions à l’encontre des éléments «incontrôlés qui sont de mauvaises foies. Je n’ai jamais demandé à un de mes hommes d’aller tuer ou commettre une exaction quelconque», a-t-il dit en promettant que des dispositions seront prises afin que des victimes des exactions soient dédommagées. «La justice sera faite, à cet effet une commission sera mise en place», selon ses termes. «Certains ont demandé que je démissionne. Je suis prêt à démissionner mais qui va assumer les conséquences? Je reste pour assumer», a ajouté M. Djotodia, demandant aux déplacés de «quitter l'aéroport et de rentrer». A l'issue de la rencontre, le Premier ministre Nicolas Tiangaye qui y assistait aurait remis 10 millions FCFA (15.200 euros) aux représentants des habitants de Boeing pour les dédommager selon une dépêche AFP.

 


© RJDH-RCA
Le 28 août sur le tarmac de l'aéroport de Bangui
La situation n’a pas beaucoup évolué à l’aéroport de Bangui
Pour le moment, selon Radio Ndéké Luka, les éléments de la FOMAC et les militaires français continuent d’assurer la protection de la piste de l’aéroport Bangui M’Poko en présence des quelques déplacés qui s’y trouvent encore. Depuis l’occupation de la piste, l’aéroport est transformé en un marché de vente de divers articles pour la consommation. La situation se serait même aggravée jeudi 29 août matin devant l’aéroport Bangui Mpoko. En plus de la population de Boeing, celles des quartiers avoisinants, notamment Combattant, Galabadja, Yangato et autres. sont venues investir l’entrée de l’aéroport. Une marée humaine constituée pour la plupart de jeunes gens. Les éléments français basés à l’aéroport Bangui M’Poko ont opposé une résistance en formant une barrière avec des chars pour empêcher ces jeunes d’avoir accès à la piste de l’aéroport. «Les exactions de la Séléka au niveau de Boeing et Boy Rabe ont mécontenté la population qui s’est soulevée. Ce n’est pas seulement la population de Boy Rabe et Boeing, mais c’est l’ensemble de la population de la capitale. Ce que font les éléments de la Séléka au niveau de Bangui dépasse l’entendement. Les centrafricains ont besoin de la paix et du respect de leur droit» a revendiqué un jeune. Les éléments de la Force Multinationale d’Afrique Centrale (FOMAC) en poste à l’aéroport Bangui M’Poko, ont tiré des balles en l’air pour disperser cette masse. Seulement, rien n’a changé depuis.
 
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