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Frontière: l’Est du Cameroun perturbé par les soldats centrafricains

Par Ange-Gabriel Olinga B.-Le Messager - 30/08/2013

700 soldats issus de la débandade subie le 24 mars 2013 par les troupes fidèles au général-président François Bozizé effectuent un mouvement vers la ville de Bertoua

 

La raison principale de cette invasion en terre camerounaise est, selon des sources sécuritaires, «leur curieuse volonté de ne s’inscrire que dans les lycées et collèges du chef-lieu de la région de l’Est alors que le Cameroun et le Hcr leur avaient ouvert les portes des établissements scolaires des localités de Bétaré-Oya, Borongo et Garoua-Boulaï», plus à la limite frontière avec la République centrafricaine, leur pays d’origine. Les mêmes sources affirment que «nous doutons de la sincérité de ces jeunes hommes dont les origines et l’âge nous font dire que ce sont d’anciens soldats de Bozizé recrutés dans les dernières heures de son règne et mis en déroute par la Séléka de Michel Djotodia Am Nondroko». Conséquence de ce doute, «sur hautes instructions du haut-commandement, une centaine de soldats camerounais du 81ème Bataillon d’infanterie motorisé (Bim) ont été dépêchés de Bertoua, pour empêcher la progression de ces soldats en chômage au niveau du village Borongo situé à environ 70 km de Garoua-Boulaï», la plus grande ville frontière.

 


© journaldebangui.com
Les forces de sécurités camerounaises sont sur le pieds de guerre?
La riposte préventive camerounaise s’inspire du fait que ces anciens soldats pourraient venir gonfler les effectifs de leurs compagnons d’armes en divagation à Bertoua. En effet, l’on se souvient qu’une centaine de soldats centrafricains désarmés et cantonnés au 81è Bim avaient été remis en liberté et errent à Bertoua où on les soupçonne d’être à l’origine de la montée de la grande criminalité urbaine. Les services de sécurité pensent de ce fait qu’il faut les maintenir à Borongo, Garoua-Boulaï et Bétaré-Oya où ils seront plus contrôlables au sein d’une population facilement identifiable du fait de sa minorité. Mais, selon certains d’entre ces anciens soldats de l’armée centrafricaine, «nous avons peur d’être facilement repérés par les éléments de la Séléka qui sont à nos trousses depuis un certain temps et qui ont pour seule mission de nous exterminer. Certains de nos camarades ont déjà trouvé la mort alors qu’ils pensaient être protégés en terre camerounaise dans des villages supposés inconnus. D’où notre insistance à nous rendre à Bertoua où les forces de sécurité sont mieux outillées pour nous défendre.»

«Niet!» Rétorque la partie camerounaise qui ne veut plus s’encombrer d’étrangers qui enlèvent et tuent impunément sur ses terres. Cette posture rejoint celle de Kombo Gbéri, le vice-président à l’Assemblée nationale et ancien maire de la commune de Garoua-Boulaï. Le candidat a relevé au cours des réunions du parti politique auquel il appartient que «si nous ne faisons pas attention, les Centrafricains viendront nous diriger ici un jour». Il faisait ainsi allusion au fait que «certains se sont massivement inscrits sur les listes électorales et que nous (le Rdpc) risquons perdre les élections si rien n’est fait pour prévenir leur avancée.» L’avancée de ces anciens soldats restés fidèles à Bozizé prouve que, selon Kombo Gbéri,«Bertoua n’est pas à l’abri d’une invasion».

 

 
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