INTERVIEW  |    

Dominique Guerematchi: «Il est nécessaire que l’intégration soit dynamique»

Par Emile Christian Dischime, Integrations - 16/12/2010

Il vient de prendre part à la réunion ad hoc d’experts sur le deuxième programme pluriannuel de coopération CEA/CEMAC/CEEAC

 

Rencontre avec l’Ambassadeur, Conseiller économique chargé de l’Intégration régionale au Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration et de la francophonie en République Centrafricaine.

Qu’est-ce qui ressort de la réunion de Douala?
Nous avons examiné en gros deux textes de très haute importance. Nous avons d’abord examiné le premier programme pluriannuel. Dans la continuité de ce programme, nous avons entamé le deuxième programme annuel qui concernait les activités non réalisés pendant la période du premier PPA. Et nous avons continué nos travaux en faisant des ajouts. Deux comités ont apporté leurs contributions. Ca nous a permis de retenir les activités pouvant entrer dans le deuxième PPA. Ainsi, nous avons pu faire les recommandations à l’attention des communautés et des gouvernements membres de notre sous-région de l’Afrique centrale.

 


© presidencetchad.org
Les six chefs d'Etats de la Cemac
A quoi s’attendre au terme de vos travaux tenus dans la capitale économique?
Il faut retenir qu’il ya les problèmes dans la sous- région. L’intégration ne va pas au rythme souhaité. Il est question d’abord de sensibiliser les deux responsables des communautés économiques de l’Afrique centrale. Il s’agit ici des 10 Etats de la CEEAC et ceux de la CEMAC sans oublier la Sao Tome et Principe qui vient de s’ajouter à nous. Il est donc urgent de recommander à tous ces Etats de faire des efforts d’engagements pour l’intégration de la sous région. C’est ce que nous avons examiné. Il y a eu des activités qui étaient retenues pour que ces deux communautés puissent travailler ensemble et harmonieusement. Nous comptons présenter l’ensemble de ces préoccupations durant les prochaines rencontres des experts de la sous région.

Quelle est la vision de la République Centrafricaine au sein de la CEEAC et de la CEMAC?
Vous savez que la République Centrafricaine est un pays continental. Nous avons les difficultés d’accès à la mer et des problèmes de désenclavement. Ensuite, nous ne pouvons pas non plus vivre en autarcie. Il est nécessaire que l’intégration soit dynamique. Pour nous permettre au moins de tirer profit de certains avantages comparatifs de certains pays de la région. Nous n’avons pas le pétrole par exemple. Cependant, il y a au moins 5 Etats de la CEMAC qui ont le pétrole. Ça doit devenir un atout pour nous. En matière d’agriculture, nous sommes un pays continental qui a les possibilités. La RCA peut produire et envoyer dans ce marché de l’espace CEMAC le rendement de son savoir-faire agricole. Nous avons un réseau hydrique assez important qui peut permettre la construction des barrages hydroélectriques pour le bien-être de nos populations. Il y a donc beaucoup des choses à faire ensemble. Nous sommes donc intéressés vivement par l’intégration sous - régionale. Notamment au niveau de l’Afrique centrale.

 


© 237online.com
Le siège de l'Udéac à Bangui
La RCA est –elle disposée à faire avancer efficacement l’intégration de la sous-région?
Absolument. Nous sommes toujours prêts. Cependant, nous n’avons pas par exemple un produit de grande importance qui puisse nous donner des ressources rapides pour contribuer financièrement à la CEMAC. Nous faisons des efforts considérables dans la contribution communautaire. Bien sûr avec quelques difficultés de financement. Au niveau de la TCA, de la taxe communautaire de la CEMAC, nous les faisons même si il n y a pas des problèmes. C’est la volonté de notre Chef de l’Etat, son excellence François Bozize. Il a demandé à ce que nous fassions tout, pour être solidaire dans la sous-région, quelle que soit la demande œuvrant à l’avancement de l’intégration régionale.

L’année 2011 arrive bientôt. Quels sont les projets de la République Centrafricaine en matière d’Intégration?
Nous attendons, nous impliquer à fond dans les problèmes de transports, et de la communication de la sous- région. Nous attendons avec impatience la concrétisation de la libre circulation des personnes et des biens. Nous désirons qu’il puisse se faire rapidement. D’où l’importance de la délivrance rapide du passeport CEMAC. Si on n’a pas ces éléments d’intégration de base, nous ne pourrions pas savoir ce qui se passe chez les uns et des autres.

Votre dernier mot?
Je souhaiterai que nos Chefs d’Etats, surtout les responsables de la sous- région puissent faire les efforts en prenant les engagements fermes pour nous pousser vers l’intégration. C’est vital pour nous tous. C’est vital pour la République Centrafricaine.
 
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