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Centrafrique: Alex Ballu revient sur son FESPAM à Brazzaville

Par journaldebangui.com - 23/08/2013

Alex Ballu, journaliste culturel et grand producteur centrafricain qui a participé à ce Festival panafricain de musique reviens sur le vécu des centrafricains

 

La République centrafricaine, en dépit de plusieurs difficultés techniques, matérielles et financières, a pu prendre part tant bien que mal à la 9ème édition du Festival panafricain de musique (FESPAM). Le groupe musical Zokéla et la miss Ségolène Loundoumon ont représenté valablement le pays de Boganda.

Monsieur Alex Balu vous avez été à Brazzaville pour le FESPAM, combien étiez-vous dans la délégation Centrafricaine?
La République Centrafricaine était constituée d’une forte délégation, pilotée par le ministre de la promotion de la culture, Bruno Yapandé, du directeur général des arts et de la culture et du patrimoine, Alfred Lambert Mbonézoui, le directeur des industries culturelles, nous avions également pour le côté exposition des instruments traditionnels, Madame Danding qui est inspectrice centrale au niveau du musée Boganda et c’est le groupe Zokéla de Dibaba Alagom qui était choisi comme groupe musical et la candidate de la RCA, Miss FESPAM-RCA, Mademoiselle Ségolène Loudoumon, évidement accompagnée par la chaperonne Sonia Bafounga. Comme vous le savez, en marge de la 9ème édition du festival panafricain de musique (FESPAM) de Brazzaville au Congo, il y avait également le concours de Miss FESPAM. Il y avait toujours dans la délégation Madame Yapandé Nelly qui fait parti du comité Miss Centrafrique également cadre au département de la culture, côté communication, c’était moi et à mes côtés Bruno Gérard Bissawéné de Radio Ndeke Luka pour couvrir l’évènement.

 


© journaldebangui.com
M. Alex Ballu, journaliste culturel et grand producteur
Quels sont les critères de sélection des participants à ce festival au niveau du pays?
Le choix s’est fait par rapport au thème qui était axé sur l’émergence de la music africaine en générale. Au niveau de la République Centrafricaine le Zokéla était mieux placé. Donc c’est une expertise au niveau locale qui a fait ce choix en communion avec l’Union des Musiciennes de Centrafrique (UMC). Zokéla a été choisi par rapport à l’originalité, à la tradition qu’il véhicule. Pour Miss Fespam Centrafrique, vous savez, le comité existe déjà depuis quelques années, mais il y a des difficultés. Nous avons pu faire deux éditions, mais le choix de mademoiselle Ségolène Loudoumon s’est fait après une réunion du comité. Parce que elle a été plusieurs fois élue Miss dans les différentes manifestations au niveau du pays. Elle était meilleure mannequin lors d’un évènement organisé par le ministre du tourisme à l’époque de l’ancien régime. Aussi suivant les critères exigés par le comité Miss Fespam et le comité Miss Centrafrique.

Comment avez-vous apprécié les prestations des représentants Centrafricains?
D’abord, il faut remercier les autorités du pays qui malgré la crise ont fait des efforts pour que cette délégation puisse participer effectivement à ce grand rendez-vous panafricain. Parce qu’il y a eu 92 pays présents. Plus d’une dizaine de chaines, radio, télé, presse écrite internationale. Et le Zokéla a été programmé deux fois d’une manière officielle par rapport au programme du Fespam. La position c’était à l’Esplanade de la télévision congolaise, la deuxième position c’est au centre sportif Makélékélé. Au grand public, la première position, ils sont passés avant la Diva de la musique africaine en ce moment, Lady Ponce. Et le public avait beaucoup apprécié Zokéla. Ils n’ont pas voulu qu’il quitte le podium. Je souligne aussi que le Festival Panafricain de Music n’est pas un concours. Mais plutôt un rendez-vous d’échange entre les producteurs, les musiciens, les journalistes et d’autres entités culturels. Nous avons pu ramener des éléments très important pour la production au niveau du pays.
Au niveau du Miss Centrafrique évidement c’est un concours. Il y a eu 13 candidates. Et eux il y a eu toujours le trio gagnant. C’est une Ruandaise qui a été élu Miss Fespam, la deuxième dauphine est Miss Congo Diaspora et la curiosité journalistique a fait que notre Miss a été positionné 4ème. Les moyens qui devraient mettre à la disposition de l’équipe pour préparer notre candidate ont fait défaut.

Notre culture est méconnue du public mondial. Après ce festival qu’est ce que vous allez faire concrètement afin de relever le défi?
Effectivement, ceci est une opportunité à jamais pour nous de montrer notre visage, à tenir haut le drapeau centrafricain. Et je puis dire, après ce festival vous verrez la montée en puissance de la culture Centrafricaine. Premièrement, le public africain présent à ce festival a beaucoup admiré la prestation de nos représentants. D’ailleurs il y a eu un communiqué de presse de la part de la communauté Centrafricaine vivant à Brazzaville à l’endroit de nos autorités ici, qui ne demande rien que la paix. Car sans la paix notre culture ne peut pas aller de l’avant. Et c’est à travers la culture qu’on connait un pays. Vous savez, actuellement on parle beaucoup plus des exactions, des crimes… Je pense que cela aussi empêche notre évolution. Il y a notre culture que nous devons valoriser à travers ces chaînes.

Le deuxième point qu’il faut souligner ici, il faut à chaque fois qu’il y ait des évènements. Chaque pays a son rendez-vous. Vous prenez le cas de Ouagadougou, c’est le Fespaco, au niveau du Sénégal c’est la mode, pour le Congo Brazza c’est le Festival Panafricain de Musique (FESPAM). Donc il est important que nos autorités réfléchissent et mettre en place un rendez-vous. Parce que ce sont aussi les rendez-vous qui génèrent beaucoup de devises. Parce que les hôtels marchent, les restaurants et même animer la ville. Voyez rien que la ville de Brazzaville, la mairie a participé à hauteur de 80 millions. Cela peut appuyer le projet qui est en gestation au niveau du département de la culture qui est le BIENAL de la danse traditionnelle. Car nous avons le Ballet national, le Yangba Brotto et plusieurs autres groupes. Je pense que c’est un rendez-vous que nous devons appuyer parce que le projet existe, travaillé par experts du département de la culture. Il faudrait maintenant entériné. Il faudrait qu’il y ait une volonté politique pour appuyer.

 

 
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