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Investiture: La phrase choc du président Michel Djotodia Am Nondroko

Par journaldebangui.com et autres médias - 22/08/2013

«Mon souhait le plus ardent est d’être le dernier Centrafricain à devoir recourir à la force pour l’accession au pouvoir politique, de sorte qu’enfin l’ordre constitutionnel ne soit pas un vain mot»

 

On l’a entendue dans le discours que Michel Djotodia Am Nondroko devenu Chef de l’Etat de la Transition a prononcé lors de la prestation de serment qui a fait de lui le Chef de l’Etat assermenté de la transition en République Centrafricaine, dimanche 18 août 2013 à Bangui. Une prestation de serment qui avait pour but de respecter la feuille de route édictée par les chefs d’Etat de la sous-région d’une part et de respecter l’article 24 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013. Pour lui les défis sont nombreux et ne se font pas attendre, et l’un des premiers « porte sur la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du pays ; la réhabilitation des infrastructures de base notamment les routes, les ouvrages d’art », afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens. L’un des chantiers qui tient à cœur Michel Djotodia Nondroko est « la relance de l’économie nationale ».C’est dans ce souci qu’il a noué « des discussions avec les entreprises sinistrées en vue de leur apporter l’assistance nécessaire à la reprise totale de leurs activités », a-t-il dit.

 


© straitstimes.com
La devanture de la présidence de la République centrafricaine (au lendemain du 24 mars 2013)
Abordant la question sur l’impunité, le Chef de l’Etat de la Transition a déclaré « qu’il n’y aura plus de place à l’impunité, car l’on ne saurait construire un Etat de droit sans la justice ». Michel Djotodia Am Nondroko a envisagé des sanctions à l’endroit des « auteurs des crimes et délits », lesquels « seront systématiquement traduits en justice et sévèrement sanctionnés ». L’exemplarité démarrera avec « les auteurs des crimes contre l’humanité perpétrés lors des derniers évènements qui sont appréhendés qui seront jugés lors de la plus prochaine session criminelle », a ajouté le Chef de l’Etat de Transition.

Michel Djotodia Am Nondroko a reconnu que depuis qu’il est au pouvoir, « il a suffisamment fait preuve de bonne foi et de détermination, en préservant à tout prix la concorde entre les différentes confessions religieuses ainsi que la laïcité de l’Etat ». « Il est temps que nous nous ressaisissons, afin de donner une chance à notre pays que de nous livrer à un suicide collectif », a-t-il déclaré en substance.

Pensant déjà aux prochaines consultations populaires, le président de Transition a fait allusion « à la tenue inévitable et impérative d’élections libres, transparentes et crédibles afin de doter la Centrafrique de nouvelles autorités dont la légitimité ne souffrira d’aucune contestation ». C’est pour une transition apaisée que Djotodia Am Nondroko a exhorté les leaders politiques à « observer une trêve pendant cette période de transition que les uns et les autres souhaitent consensuelle et apaisée ».

En recevant la formule du serment du Chef de l’Etat, le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition, Zacharie Ndouba, lui a proféré le conseil suivant lequel « à partir de la date de prestation de son serment, Djotodia n’est plus le chef d’une entité mais le Président de tous les Centrafricains. A ce titre, il doit livrer une guerre totale pour l’indépendance et l’intégrité du territoire nationale, pour l’unité de la nation, la sécurité de vos compatriotes, pour la paix, pour la démocratie, la bonne gouvernance, l’Etat de droit et le développement économique ». Pour réussir, le juge Ndouba a mis en garde le Chef de l’Etat de la Transition contre « les courtisans qui ne disent jamais non au chef, ni ce qui est bien ou qui devraient être, mais ce qu’il faut faire pour faire plaisir au chef ».

 

 
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1 COMMENTAIRES

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Mon souhait le plus cher.

Par Ngarra

22/08/2013 21:26

Mon souhait le plus cher est que la République centrafricaine retrouve la paix et qu'elle soit dotée d'un régime démocratique avec un dirigeant éclairé. Après plusieurs années de réflexion sur le retard chronique de mon pays, j'ai compris pourquoi nous en sommes là : nous avons brûlé les étapes. Nous n'avons pas encore fabriqué une petite aiguille à coudre que nous voulons aller sur la lune. Avec ce schéma, nous ne pouvons rien faire de bon. René Dumont, dans son ouvrage " l'Afrique noire est mal partie " nous avait déjà prévenu. Malheureusement nous continuons dans cette mauvaise direction. Il est temps de changer... Nous pouvons réussir.

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