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Bangui: l’opération de désarmement des civils vire au drame

Par journaldebangui.com et autres médias - 22/08/2013

Au moins une dizaine de morts ont été enregistrés à la suite des tensions survenues au quartier Boy Rabe

 

Les éléments de la coalition Séléka avaient assiégé depuis dimanche le quatrième arrondissement de la capitale Bangui pour désarmer des jeunes civils soupçonnés de disposer des armes distribuées par le président déchu François Bozizé. Une opération qui a duré plus de 72 heures avec comme bilan, au moins une dizaine de personnes ayant trouvé la mort a révélé mercredi soir à un infirmier à l'Hôpital Communautaire à Bangui. De 6h00 à 10h00 du mercredi 21 août matin, l'Hôpital Communautaire a reçu des dizaines de morts et des blessés dont certains ont quitté le lieu, selon cet infirmier qui a requis l'anonymat. Selon les témoins, certains morts ou blessés ont été transportés dans l'Hôpital de l'amitié, un autre des deux grands centres de santé de la capitale centrafricaine. «Six corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital de l’Amitié et cinq à celle de l’hôpital communautaire. Quatorze blessés ont également été admis à l’hôpital de l’Amitié et 21 à l'hôpital communautaire, dont certains dans un état grave», déplore-la source hospitalière.

 


© ugo.cn/photo
Hôpital communautaire de Bangui
Selon une source militaire s’exprimant sous couvert de l’anonymat, ce drame est le résultat «des opérations de désarmement forcé» actuellement en cours «dans les secteurs de Boy-Rabé au nord et ses environs, et de Boeing dans la zone de l’aéroport». « Il y a eu des tirs d’armes légères et lourdes effectués par les ex-combattants du Séléka. Il y aurait eu des affrontements à certains endroits», poursuit cette même source. Si le ministre centrafricain de la Sécurité publique, M. Noureldine Adam, a appelé le 19 août dernier les habitants pro-Bozizé du 4e arrondissement de Bangui à déposer leurs armes, jusqu'ici aucune autres déclaration n'a été faite par le gouvernement centrafricain.

Autour du quartier Boy-Rabe, par contre, les hommes de la Séléka y ont déployé un important dispositif militaire, et ont verrouillé les ruelles y menant. Tout passant encore aujourd’hui doit se soumettre à des fouilles. Les habitants ont quitté pour trouver refuge dans les quartiers environnants. Ce quartier est soupçonné d'être pro-Bozizé par les leaders de la Séléka, dont le leader de la Séléka, Michel Djotodia, a prêté serment le 18 août à la tête d'un gouvernement de transition de 18 mois. Boy Rabe, poche de résistance, a pratiquement toujours été le théâtre de plusieurs fusillades depuis l’arrivée de la Séléka dans la ville de Bangui le 24 mars et le renversement du président François Bozizé. La radio nationale a rapporté que le chef rebelle devenu président, Michel Djotodia, avait convoqué une réunion d'urgence mercredi après-midi avec des dirigeants locaux.

 

 
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3 COMMENTAIRES

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LES MORTS ÉTAIENT-ILS DES HOMMES EN ARME ?

Par ketezo

22/08/2013 18:32

A NOTRE CONNAISSANCE CE SONT DE NOMBREUX CIVILS QUI ONT ÉTÉ TUÉS ET DES DOMICILES DE PAISIBLES CITOYENS PILLÉS. EST-CE SÉRIEUX ? LA CPI ATTEND-ELLE 10 MILLE MORTS POUR ACTIONNER LA CHAINE PÉNALE INTERNATIONALE ? NDOUBA ET GAZAMBETI VONT-ILS ENCORE NIER CE BILAN ? LES MORTS DU REGIME BOZIZÉ SONT-ILS DIFFERENTS DE CEUX DE DJOTODIA ET LES TCHADO-SOUDANAIS?

Centrafricains, ne soyons pas des betes! et des laches, nous n'avons des hommes politiques fort que ces demons puissent respecter!! reveillons nous!

Par Kodrotimbi

22/08/2013 20:30

J’ai honte de voir ces criminels sauvages dans mon pays ! Vous avez tué des gens à Boy rabe ! vous allez payer sous les armes de nos ancêtres vos gris-gris seront anéantis par la graisse des cochons, et tous ce que vous avez volé seront empoisonnés ! vous n’avez pas d’avenir l’humiliation et les exactions seront vengées pendant des générations !!! vous le saurez d’ici peu ! Vous connaissez le ngahanga ? vous verrez cela vous-mêmes ! Le sang du peuple sera vengé !!!!

Seul le peuple avec une insurrection populaire pour attirer l'attention de l'opinion internale!!!

Par SOROKATE

22/08/2013 22:53

Chers compatriotes pour nous débarrasser de la selekamania il nous faut une insurrection populaire c'est à dire nous(population) levons tous ensemble descendons dans la rue pour dire non à la seleka ainsi l'opinion internationale va nous appuyer. L'initiative doit venir de nous,mais comme le centrafricain ne veut pas mourir c'est ça qui pose problème.

Notre père B.BOGANDA s'est sacrifié pourquoi pas nous? de nos jours nous avons le réseau social,internet, téléphone et autres moyens de communication nous permettant de conjuguer nos efforts mais hélas.

D'autre part, même si nous nous unissons, cependant nos hommes politiques sont de connivence avec la seleka ce qui met en danger toute initiative populaire.

Les politiques doivent être nos porte voix mais dommage ils sont dans la mangeocratie la bouche pleine ne parle pas(ZIGUELE,DEMAFOUTH, TIANGAYE,NGUENDET, et autres sont complices ) on y peut rien.
Voilà le dilemme au quel nous civiles, on est confronté.

Centrafricainement.

SOROKATE Alias Domzan bene.

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