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Bozoum: la visite de l'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga

Par Lucie Nkouka - 19/08/2013

Il est l'une des rares voix dans le pays qui s’est levée contre l'injustice et la violence. Il est le président de la Conférence épiscopale et le président de Caritas

 

Selon les personnes très touchées par la présence de Monseigneur dans la localité de Bozoum à l’Ouest du pays, il est venu voir la situation des plus de 2.400 réfugiés qui ont fui les villages de l’axe Bozoum-Bossangoa pour venir à Bozoum, et apporter la solidarité de l'Eglise. C’est un grand encouragement, disent-ils. Arrivé le vendredi 16 août, pour une visite de 48 heures, il a commencé son séjour par une réunion avec les délégués des 8 villages, qui lui ont présenté, chacun la situation de sa localité et exprimé leurs besoins. Résumé de manière globale, il y a d’abord, la paix et la sécurité. Et après des médicaments, de la nourriture, un abri pour dormir etc ... Une autre réunion avec les rares fonctionnaires de la ville a démontré que l’administration locale a été déstructurée. En effet, aucun fonctionnaire n’a plus de pouvoir, tout est dans les mains des rebelles, qui font ce qu'ils veulent, et administrent même la justice ... confient quelques-uns.

 


© bozoumfr.blogspot.fr
Monseigneur Dieudonné Nzapalainga et sa garde, et le père Aurelio de la paroisse de Bozoum
Dans la suite, de cette démarche, le prélat et sa délégation sont allés rencontrer le Consul du Tchad (de nombreux rebelles viennent de ce pays ...) et puis le chef rebelle .... Monseigneur tout au long des discussions espère ainsi amorcer le début d’un dialogue… afin que les villages soient exemptés de toutes destructions que les prisonniers et autres otages soient libérés. L’on espère une suite à ces pourparlers. Le prélat a au cours de cette journée, rendu visite à des familles déplacées et celles qui les accueille. Dans une famille de Bozoum on a pu dénombrer 38 personnes, nouvellement arrivées.

Les populations apeurées et les villages vides
Après l’homélie du dimanche 18 août, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga devait se rendre par la route à Bossangoa. C’est dans une paroisse bondée de Bozoum que l'archevêque de Bangui a délivé les paroles du seigneur avant d’encourager les ouailles dans la prière, à croire et à espérer. C’est donc la mission de l'archevêque escortée par les militaires du Gabon qui parcourt les villages dévastés, il y a quelques jours sur l’axe Bozoum - Bossangoa. A Voudou, on trouvera des rebelles qui font une réunion ... Ils sont en train de ramasser les armes (des vieux fusils fabriqués avec des tuyaux d'eau). L'archevêque arrivé sur les faits trouvent les populations assez agitées et essaient de les apaiser avec des paroles de réconfort et d’encouragement. A Bossa, où les rebelles ont tué une personne (qui soit dit en passant était handicapé ...), les gens du village sont cachés, et ne sortent que quand ils se rendent compte que ce sont les gens de l’Eglise catholique. C’est à ce moment que se pointent les rebelles. C’est la panique et la bousculade. Il faudra quelques minutes à la mission de l’Archevêque pour calmer les gens. A Bódalo, le village est vide. Pas une seule personne. A Kemo les gens sont présents, mais ils sont terrifiés. Certains d'entre eux ont été ligotés et battus.

 


© bozoumfr.blogspot.fr
Le père Aurelio et les rebelles à Voudou
Ayant traversé la rivière à la rencontre des rebelles, «les ... plus méchants!» commente un membre de la mission, on trouvera le chef affalé dans un fauteuil. Il ne parle que l'arabe... et c’est son adjoint qui jouera l’interprète ... Nous disons que nous sommes venus pour visiter les villages touchés par leurs violences et assassinats ... et le chef dit que ce n'est pas vrai, qu'il y a rien eu dans ces villages, raconte le membre de la mission, laquelle continuera à Bossangoa. Ces faits racontés et connus de tous, ne sont qu’une très petite partie de toute la douleur et la souffrance qu’endurent les populations centrafricaines depuis 5 mois. Pendant que la mission file à Bossangoa, à Bangui le Président prêtait son serment!

Source: http://bozoumfr.blogspot.fr
 
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8 COMMENTAIRES

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Le dernier paragraphe met en évidence la constitution de le Seleka = étrangers.

Par SOROKATE

20/08/2013 13:15

Sans commentaires. Pourquoi ces centrafricains colonels de seleka ne parlent -ils pas sangô? un Centrafricain peut -il devenir colonel dans l'armée GABONAISE ?

Bozizé n'est plus là, mais pourquoi le peuple Centrafricain continu à subir de telles atrocités?
Le caractère humain(sacré) du peuple Centrafricain est -il respecté?
A qui le peuple Centrafricain doit -il sa protection, au cas échéant ce peuple peut-il se protéger et comment?

Ho mère Centrafrique à quand ton indépendance?

Un sort unique au monde!!!
C'est dommage.
Quelque soit la durée de la NUIT ,le soleil finira par apparaître.

Centrafricainement,

SOROKATE Alias Domzan bene.

KOTABE

Par Peninnah

22/08/2013 12:39

Monsieur SOROKATE,

Je te prie de nous laisser en paix.Car lorsque ton cheri Bozize prenait la RCA comme son butin tu était où? Qui avait recruté les tchadiens dans notre Faca? C'est Ton cheri de Bozize? Il faut les desarmer par force.
A son mon!

A Peninnah coordonateur de la selekamania enRCA

Par SOROKATE

22/08/2013 16:35

Je ne peux te laisser en paix du moment où la seleka quitte mon pays. BOZIZE était un arbre dénommé selekatier dont la seleka est le fruit. Vous seleka vous étiez avec BOZIZE en 2003,cependant vos forfaits actuels sont colossaux seule la CPI est compétente en matière de réparation.

Le malheur que connait la RCA vient de votre ex patron BOZIZE et vous les seleka(Tchado-soudanis) entièrement étrangers en RCA. Les motos ,matelas, chaussures habits et sous vêtements des civiles tous emportés au Tchad sous l’acclamation de la population Tchadienne trop pauvre malgré leur pétrole.

Pour votre info ,monsieur SOROKATE est un citoyen Centrafricain Patriote digne du nom l'injustice sociale est mon combat journalier.

C'est à vous de nous laissez chez nous en paix, repartez chez vous chers colonels,généraux étrangers.
La seleka n'a pas de qualité requise pour envisager une telle opération de désarmement par manque de formation , ni de numéro matricule condition si ne qua none pour être militaire.

Conséquences plusieurs morts civiles ,des maisons pillées par la seleka. La vie humaine pour la seleka n'a pas d’importance.

Je n'ose pas croire que vous m'avez mal lu pour avancer vos critiques maladroites.

Je suis apte pour des éventuelles discussions si tu en ait les moyens.

SOROKATE Alias Domzan bene.

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