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ONU: La Centrafrique s’enfonce de plus en plus

Par journaldebangui.com et autres médias - 16/08/2013

L’organisation estime que la crise en RCA était une «grave menace» pour la région et s’est déclaré «prête à envisager toutes les options possibles pour stabiliser» le pays

 

Les autorités centrafricaines rejettent le rapport de l’ONU
Sur la sécurité et l’état de droit en Centrafrique, selon le rapport, bien que la situation à Bangui - la capitale - soit restée relativement calme en mai dernier, le mois de juin a été marqué par la multiplication d’exactions et d’incidents (pillages, vols, cambriolages, cas de viol et autres formes de violence sexuelle ainsi que des meurtres et enrôlement d’enfants soldats) attribués à des éléments non contrôlés de la Seleka. Joint par RFI, Christophe Gazambéti, ministre centrafricain de la Communication et de la Réconciliation nationale, conteste ces faits. «Ce rapport des Nations unies, je le conteste. Il y a des énormités qui ne sont pas acceptables. Quand on dit que les gens se seraient opposés à Bangassou c’est faux ! Quand ont dit que les éléments de monsieur Dhaffane se seraient opposés à d’autres, c’est faux!», a déclaré à RFI, Christophe Gazambéti.

 


© Diaspora Multimédia & Audiovisuel
Le ministre de la Communication de Centrafrique lors de la célébration de la fête de l'indépendance le 13 août à Bangui
Le ministre centrafricain de la Communication a tenu à souligner qu’il se battait pour essayer d’apporter «un changement qualitatif» à la situation quotidienne et a invité l’ONU à «ne pas penser seulement aux sanctions. Qu’est-ce que ça veut dire, sanctions? Cela veut dire quoi», s’est-t-il insurgé. «Nous avons réhabilité la prison, nous sommes en train de procéder à des arrestations. Maintenant, ceux qui disent qu’il faut arrêter des gens, cela ne suffit pas. Quels gens? On va arrêter tout le monde, comme ça, dans le désordre? C’est l’anarchie que vous préconisez? Ce n’est pas sérieux!», s'est indigné Christophe Gazambéti.

Ministre attaqué
Le nouveau pouvoir promet pourtant régulièrement de rétablir l'ordre et de cantonner les hommes en armes. Mardi encore, le président de transition, Michel Djotodia - qui doit prêter serment dimanche - s'est engagé à lutter contre la prolifération des armes à l'occasion du 53e anniversaire de l'indépendance. Un stock d'armes a même été incinéré sur une place de Bangui pour marquer cette volonté. Mais à Bangui comme en province, les témoignages d'habitants traumatisés continuent d'affluer.

Marcel Yangué, un gardien de 70 ans, "a été tué de deux balles dans la tête par des hommes du Séléka dans la nuit du 5 au 6" à Bangui, raconte sa patronne, une fonctionnaire, sous couvert d'anonymat de peur de représailles. "Ils parlaient tous arabes et portaient des uniformes. Dès que mon cadet les a aperçus, il est venu toquer à la porte pour m'alerter. Puis j'ai entendu le gardien crier +au secours, au secours!+, suivi de deux coups de feu", ajoute-t-elle. Samuel, un étudiant qui a vu mourir son frère aîné sous ses yeux lorsque des hommes armés ont débarqué chez eux une nuit, parle de violence gratuite. "L'un d'eux a ouvert le feu sans hésiter sur mon frère aîné", affirme le jeune habitant de Bangui. Ils "n'ont rien emporté".

Et les rebelles pillent sans distinction, comme en témoigne l'ahurissante scène vécue par le ministre de l'Elevage Joseph Bendounga, issu de l'opposition à l'ancien président Bozizé. "J'étais en train de lire mon parapheur jeudi dernier quand des éléments de Séléka ont fait irruption dans ma résidence. Je leur ai demandé ce qu'ils venaient faire, mais ils ne parlaient que l'arabe. J'ai appelé le ministre de la Justice qui m'a passé celui des Transports qui sait parler l'arabe et c'est lui qui leur a dit qu'ils se trouvaient à la résidence d'un ministre", a-t-il affirmé à l'AFP. Dans la région de Bossangoa (nord), d'après les témoignages recueillis au téléphone, au moins sept personnes ont été froidement abattues la semaine dernière et à chaque fois, leurs corps emportés à bord de véhicules rebelles pour les faire disparaître.

 

 
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