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Bangui: un programme d’urgence pour une sortie de crise

Par Source: radiondekeluka.org - 16/08/2013

Le gouvernement de transition s’engage à remettre le pays sur les rails face à la crise qu’il traverse

 

C’est pour cela qu’une cellule chargée de l’élaboration d’un programme d’urgence du Gouvernement d’Union Nationale de Transition avait été instituée. Le premier atelier de cette cellule est ouvert il y a quelques jours à Bangui en présence de Emmanuel KOSSE, ministre Directeur de Cabinet du Premier Ministre. La crise qui enfonce la République Centrafricaine à tous les niveaux est passée au peigne fin. Lazare DOKOULA, coordonnateur de la cellule chargée de l’élaboration du programme d’urgence, explique que cette crise, qui a commencé depuis le 10 décembre 2012, n’a jamais eu d’égale.

 


© ugo.cn
Le Premier Ministère de Centrafrique, siège du gouvernement
«Notre pays traverse et continue de traverser une crise sans précédente. Cette crise est différente des autres crises que le pays a connu depuis des décennies. D’abord cette crise a touché l’ensemble du territoire national. Au niveau des pillages, quand il y a crise soit c’est le régime défunt qui est touché, mais cette fois-ci ce sont tous les centrafricains qui ont été victimes de pillage. Aussi au niveau des victimes depuis 1996 jusqu’à ce jour, il y a eu des crises qui se sont succédées, on parle de cinq, six voire sept morts, mais d’après les chiffres de la Croix Rouge, les morts dépassent la centaine. C’est donc vraiment une crise sans précédente. Egalement, cette crise a eu des impacts sur le plan financier et sur le plan social. Le Centrafrique a toujours été un pays d’accueil, mais aujourd’hui, on parle de réfugiés centrafricains à l’étranger. Egalement, les centrafricains sont des déplacés à l’intérieur de leur pays, ceux qu’on appelle des déplacés internes et un chiffre est avancé faisant état de deux cent six mille (206.000). Des fois on parle de un million cinq cent mille (1.500.000) et pour les réfugiés on parle de plus de six cent mille (600.000) qui sont à l’étranger. C’est choquant, ça fait mal et c’est triste pour notre pays. Aujourd’hui, avec l’appui des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC et la communauté internationale qui sont restés avec nous depuis le début de cette crise, la situation commence à s’améliorer. Il y a une accalmie au niveau de Bangui, mais encore des exactions et des choses qui se passent dans les villes de province à partir des éléments incontrôlés».

Lazare DOKOULA trouve qu’il y a urgence de réunir les têtes pensantes du pays pour essayer de réfléchir sur les voies et moyens pour sortir le Centrafrique du chaos. «Et donc après la pluie, il faut bien construire. Raison pour laquelle nous ne pouvons aller au-devant de nos partenaires qui ont accepté de nous accompagner, leur dire nous voulons ça et ça. C’est l’objectif de la mise en place de cette cellule qui va permettre, dans un premier temps, de faire le diagnostic de ce qui s’est passé, voir dans le secteur de la santé ce qui s’est passé. Est-ce que les infrastructures sanitaires sont en place ? Est-ce que le personnel qui a fui les lieux de combat est revenu pour soigner les gens ? Est-ce que ces structures sanitaires ont les médicaments et tout ce qu’il faut ? Et donc c’est le diagnostic que nous allons faire dans tous les secteurs».

Le coordonnateur met en exergue l’importance de la crise sur le tissu administratif et social. «Aussi, cette crise a une particularité. Dans l’arrière-pays, elle a occasionné un manque de structures étatiques notamment au niveau de l’administration. Ni préfet, ni sous-préfet ne sont en place. A cela s’ajoute l’inexistence des services de sécurité comme la gendarmerie, la police ainsi que l’armée. La population est abandonnée à elle-même. Et pour ça, il faut rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire, assister ceux qui sont déplacés chez eux, faire revenir les réfugiés, toutes ses activités demandent des moyens que nous n’avons pas».Toujours selon lui, les caisses de l’Etat centrafricain ont payé le lourd tribut avec la chute drastique des recettes fiscales. «Sur le plan des finances publiques, il y a des problèmes. Aujourd’hui, les caisses de l’Etat sont vides. Aujourd’hui, ce n’est pas l’administration fiscalo-douanière qui collecte les impôts et les taxes. Et tout cela il faut rétablir pour que l’Etat puisse rentrer dans ses droits. Aujourd’hui en province, il faut redéployer l’administration. Dans les solutions de nos partenaires qui nous accompagnent, ils veulent qu’à la fin, cette crise ne se répète plus, que ça soit une sortie définitive de la crise. Et surtout à la fin de cette crise, qu’il y ait des élections crédibles, transparentes pour aboutir à la mise en place d’une politique de développement». Les membres de la cellule d’élaboration du programme d’urgence du gouvernement de transition, ceux de la société civile, du secteur informel ont pris part à ces travaux.

 

 
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