NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Bangui: Un anniversaire de l’indépendance inédit

Par rjdhrca - 13/08/2013

Une première fête nationale célébrée par les nouvelles autorités, arrivées au pouvoir par un coup d'Etat, le 24 mars dernier

 

Pour leur première fête nationale à la tête de la Centrafrique, les nouveaux maîtres de Bangui ont prévu marqué une différence, en inaugurant le Palais de la renaissance et le siège de l’Assemblée nationale, actuellement habité par le Conseil national de transition, l’organe législatif de la transition en cours. L’édifice n’a jamais été réhabilité depuis sa construction, il y a plusieurs décennies et était en état de dégradation. Pour permettre aux centrafricains de mieux célébrer cette fête, un mois de salaire a été versé aux fonctionnaires et agents de l’Etat depuis la semaine dernière, alors que le président Djotodia n’a cessé de se plaindre que les caisses de l’Etat sont vides. Les principales artères et rues de la capitale ont été nettoyées et on peut apercevoir les drapeaux centrafricains qui flottent. On note également qu’une marche de la paix, organisée par des proches du pouvoir se déroulera ce jour de fête, en présence des hautes autorités du pays.

 


© Diaspora Multimédia & Audiovisuel
Les artères de la capitale Bangui ont été nettoyées
Le calvaire dans les provinces de la Centrafrique
Alors que Bangui semble vibrer au rythme de la fête, en dépit de la situation sécuritaire encore déplorable, les choses tournent au contraire dans les villes de province. L’absence des autorités administratives, remet en cause cette fête de l’anniversaire de l’indépendance nationale. Dans certaines villes, on affirme que certains chefs militaires de la Séléka, envoyés par Bangui, ont même l’intention de partitionner le pays. C’est l’exemple d’un général de la Séléka, d’origine tchadienne, basé dans la ville de Paoua (nord), qui serait en train faire de la région, une nouvelle république, d’après des habitants joints au téléphone. Ce général nommerait des maires, installerait des autorités administratives, et promettrait de payer les salaires aux fonctionnaires qui reprendront le service. Difficile d’avoir la confirmation de cette information du côté de Bangui, mais elle représente une menace, pour l’unicité du pays. Un premier fait, depuis l’indépendance de la Centrafrique, proclamée le 13 août 1960.

 


© RJDH-RCA
Les indicateurs économiques au plus bas
Du retour à la période d’avant l’indépendance
Les derniers événements qui ont conduit à la prise du pouvoir par la coalition Séléka en mars, ont ramené la Centrafrique plusieurs années en arrière, d'après de nombreux experts. Son intensité et sa durée ont été sans précédent. Depuis leurs avancées sur Bangui en décembre, les rebelles de la coalition Séléka se sont livrés aux actes de pillage et à la destruction systématique des locaux et archives administratives. Des documents, datant même de l'époque coloniale ont été détruits. En outres, ces évènements ont remis à terre, un système administratif déjà mal structuré, et qui peine à s’épanouir depuis l’indépendance du pays. La situation en Centrafrique sera, dans ce cas, au cœur d’une réunion du conseil de sécurité des Nations Unies, qui va se tenir demain mercredi à New York. On annonce déjà des sanctions ciblées, contre certains leaders de la coalition Séléka.
 
MOTS CLES :

6 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

Réveillons nous car l'heure set grave

Par NADE Berty

13/08/2013 16:02

La lecture de la troisième ligne du deuxième paragraphe du texte ci-dessus me fait dresser les cheveux sur la tête quand on parle des velléités de morcellement de notre pays, du pays où tels nos ascendants on a vu la lumière du jour pour la première fois à travers le mystère de la naissance..Un élément séléka de surcroît Tchadien avec la complicité de Ndotodia s'y installe et se permet de battre le tam-tam de ses croyances.Il crée sa république dans la République; il nomme des individus de son choix non seulement à des fonctions électives(Maires)mais à des fonctions de responsabilité dans l'administration...Mais cette plaisanterie de mauvais goût va durer jusqu'à quand?
Franchement ,en parcourant ces lignes ,j'ai l'impression d'halluciner ou d'être dans l'affabulation...Et cela m'amène non seulement à me demander:où sont les ressortissants centafricains de cette région? (les Ndouba et autres...),où sont les rescapés des Faca qui sont pourtant des militaires de profession? Qu'attendent'ils pour se battre pour la reconquête de notre intégrité territoriale jusqu'à leur dernier souffle? Qu'avons nous fait pour mériter autant d'humiliation...mon Dieu.. Quelle triste réalité !

Après 52 ans d'une indépendance fictive, nous revoilà à nouveau sous la coupe du néocolonialisme qui ne dit pas son nom..

Par SOROKATE

13/08/2013 16:46

C'est inadmissible. J'ai pris connaissance de cet écrit relative aux festivités de notre accession à l’indépendance, mais la conclusion est amère.
Une question me préoccupe si en réalité la seleka est venue pour améliorer les conditions sociales des CENTRAFRICAINS(ES) déjà 5 mois passés , elle devrait en principe se résumer à veiller à la sécurisation du territoire et du peuple.

Or d'après les dires de son leader A.M.Djotodia toute la seleka n'est pas constituée des étrangers tandis-que le peuple vit du jour en jour un châtiment horrible. On se le demande pourquoi agir ainsi? n'est-ce pas une volonté de décimer le peuple centrafricain?

Comment allons nous comprendre le fait que la SELEKA s'en prend systématiquement à tuer les Centrafricains,à détruire tous les documents administratifs comme un tsunami? pourquoi ce comportement méchant?

Il est temps que les Centrafricains de toutes les couches y compris nos hommes politiques puisse demander à la seleka de déguerpir en RCA.

A nos hommes politiques qui sont du coté de la seleka ,sachez que vous êtes entrain de participer à la suppression de la NATION Centrafricaine toute entière.

Centrafricains(es) tous ensemble sortons dans la rue afin de demander le retrait total de la seleka en RCA, copions les Égyptiens, les Tunisiens ,les Marocains qui, de par leur volonté ont repris leurs droits tant bafoués par les dictateurs.

Personne ne va nous libérer seuls nous même, prenons d'abord l'initiative. trop c'est trop.
La société civile organisons nous comme un seul homme disons non à la SELEKA.

Pouvons nous dire que la RCA est elle indépendante?

L'exemple des présumés auteurs des tracs arrêtes à Bangui témoigne l'esprit dictatorial de ce régime. Levons nous et la communauté internationale nous viendra au secours. D'abord nous !!!

Ne nous laissons pas faire. Trop c'est trop!

SOROKATE Alias domzan-bene.


Dissonance cognitive

Par GALADIMA

14/08/2013 10:56


"Dans certaines villes on affirme que les SELEKA veulent opérer la partition du pays"
Cette affirmation basée sur des rumeurs a pour but de réduire une sorte de dissonance cognitive dans laquelle se trouve certains de nos compatriotes.
Merci pour l'information concernant la ville de Bangui.

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués