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Vivement: une nouvelle ère de liberté, de justice et de démocratie!

Par - 13/08/2013

Jean TENGA, correspondance particulière

 

L’opinion internationale enfin n’est plus silencieuse face à tout ce qui s’est passé et continue de se passer en Centrafrique depuis la mise en veilleuse de la légalité constitutionnelle le 24 mars 2013 par les groupes rebelles fabriqués et sponsorisés par des puissances étrangères. Des missions de constatation diligentées sur le terrain ne peuvent garder le mutisme au regard de la gravité de la situation. Tous les témoignages concordants ont conforté le président élu François BOZIZE YANGOUVONDA dans sa volonté affirmée de rétablir, coute que coute, l’ordre constitutionnel en République Centrafricaine. Car la constitution de la République massivement adoptée à l’issue de la transition (2003-2005) déclare «l’usurpation de la souveraineté nationale par coup d’Etat est un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain».

 

Des témoignages accablants
Depuis avril 2013, nous n’avons eu de cesse d’attirer l’attention de la communauté internationale en général et des gouvernements des pays amis en particulier, sur les risques de la spirale de la violence et des nombreuses atteintes aux droits humains devenues le lot quotidien des centrafricains courageux ayant choisi de demeurer à l’intérieur du pays malgré la rupture d’avec l’ordre établi. Dieu merci, l’indifférence générale cède maintenant peu à peu la place à des prises de position objectives et courageuses. Ainsi, simultanément à l’annonce de la création le 05 août 2013 à Paris du Font pour le Retour à l’Ordre Constitutionnel en Centrafrique(FROCCA) par un collectif de centrafricains de la diaspora regroupés autour du président François BOZIZE YANGOUVONDA, les Nations Unies viennent de rendre publiques les conclusions de la mission de monsieur Ivan SIMONOVIC, Secrétaire Général Adjoint de cette institution. Ses déclarations sont à la fois saisissantes et édifiantes à l’issue de quatre jours au contact des tristes réalités centrafricaines. Extraits:
«Au delà de Bangui, il n’ya ni police, ni système judiciaire, ni service sociaux. La sécurité est pratiquement inexistante et la population vit dans un état de peur permanent»;
«Je suis particulièrement préoccupé par le nombre important des membres de la SELEKA qui, ne recevant aucun salaire, installent des barrages dans les rues, demandent de l’argent ou pillent les maisons»;
«L’ampleur des pillages et des destructions que j’ai pu observer est choquante. Lorsque j’ai visité la salle du tribunal de Bambari, je n’ai trouvé qu’une pièce vide sans fenêtre et aux portes défoncées, dont le sol était jonché d’une épaisse couche de restes d’archives de registres»;
«En RCA, les institutions étatiques, y compris judiciaires, ressemblent aujourd’hui à cette salle de tribunal. Comment ce pays pourra-t-il organiser des élections régulières si toutes les archives et registres d’état civil sont détruits?»
«Le pays a malheureusement atteint un degré de violence et subi des destructions d’une ampleur sans précédent depuis que la coalition Séléka, originaire du nord du pays, a lancé une offensive en décembre dernier».


Cette déclaration du proche collaborateur de Ban KI MOUN au cours de cette conférence de presse à Bangui n’a pas fait l’objet de démenti par les nouvelles autorités centrafricaines. Malheureusement, aveuglé par son appartenance régionale et politique-il fut conseiller juridique de l’ancien premier ministre MLPC Martin ZIGUELE- le ministre de la justice ne se préoccupe pas de la mise en place de la justice transitionnelle, se focalisent plutôt sur des règlements de comptes dans un esprit de justice des vainqueurs. Le tableau apocalyptique de non Etat tel que décrit est-il imputable au président BOZIZE? Il est regrettable que des magistrats formés à grands frais et responsabilisés par le conseil supérieur de la magistrature présidé par le Chef de l’Etat BOZIZE, se rétractent aujourd’hui face au pouvoir régalien de l’Etat, notamment en ce qui concerne le rôle d’une armée nationale dans la défense de l’intégrité du territoire, avec toutes ses conséquences.

Par ailleurs, tous les observateurs notent avec dépit que les champions de la critique politicienne sous le président BOZIZE répondent aujourd’hui aux abonnés absents. Plus d’Opposition démocratique, comme si tout baignait dans de l’huile dans ce pays, c'est-à-dire qu’ils approuvent le bilan politique, économique, sociale et humanitaire de la SELEKA depuis le 10 décembre 2012. Car, comment comprendre que le très critique ancien président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, Maître Nicolas TIANGAYE, nommé premier ministre par le présent BOZIZE, n’ait-t-il pas démissionné de sa charge en tirant les conséquences de l’échec cuisant de ses amis Séléka? Où sont passés les ZIGUELE, POUZERE, MBOLIGOUMBA, GAMBA, BENDOUNGA, les grandes gueules de l’ancienne opposition démocratique? À Bangui, on leur demande de continuer à boire le calice jusqu’à la lie avant de venir rendre compte de leur trahison. Ce ne sera pas un cas de justice sélective à la SENDE(le garde des SCEAUX de la Séléka). A défaut d’opposition légale, nous constatons fort heureusement l’émergence de la Conférence Episcopale de l’Eglise Catholique qui n’entend pas par son silence se faire complice de l’effondrement politique, économique, moral et humanitaire du pays de l’Abbé Barthélemy BOGANDA.

 


© Autre presse
Le retour sur la scène politique du président Bozize
Le plus jeune général à trente ans, ministre de la Défense Nationale en 1979, ministre de l’Information et de la Culture en 1981, candidat à l’élection présidentielle de 1992 après son premier exil au Bénin, Chef d’Etat Major général des Forces Armées Centrafricaines limogé par l’ancien président feu PATASSE en 2002, François BOZIZE YANGOUVONDA a été porté à la tête de l’Etat le 15 mars 2003 par une insurrection populaire consécutive aux crimes et forfaitures perpétrés par les troupes non- conventionnelles du MLC du chef rebelle congolais(RDC) Jean-Pierre BEMBA, agissant sous contrat avec le pouvoir de Bangui. Alors qu’il a mis en œuvre un vaste programme illustré par le relèvement des fondamentaux de l’économie, la construction des infrastructures, l’exploitation des ressources naturelles, l’assainissement des finances publiques, la lutte contre la fraude et la corruption, la moralisation de la vie publique, l’exploitation du pétrole(par la Chine) et du calcaire pour la production du ciment( par l’Inde) à l’horizon 2013, c’est le moment choisi par les ennemis de la République Centrafricaine pour instrumentaliser les groupuscules de rébellions armées. Des moyens ont été octroyés à leurs leaders pour leur fusion en une coalition dénommée SELEKA avec pour base arrière le Tchad qui donna le coup de grâce au pouvoir de Bangui le 24 mars 2013, ouvrant la voie à l’auto proclamation du patron de la Séléka comme président intérimaire. La suite est aujourd’hui visible:
- la RCA est un non Etat, mis au ban de la communauté internationale et dont les dirigeants font l’objet de sanctions de la part des Nations-Unies;
- tous les postes sensibles des institutions, de l’administration, des organismes internationaux, de la représentation nationale et du gouvernement sont confiés aux pratiquants de l’islam minoritaires dans le pays; la date de naissance de la mère de Mahomet est décrétée fériée;
- l’Armée nationale (FACA) est dissoute et remplacée par une structure destinée à faire des rebelles Séléka majoritairement tchadiens et soudanais, des militaires centrafricains….

Prenant la mesure de ses responsabilités et pour répondre à l’appel de ses électeurs, le Général d’Armée François BOZIZE YANGOUVONDA va donc créer à Paris le 05 août 2013 une organisation dénommée Front pour le Retour à l’Ordre Constitutionnel en Centrafrique(FROCCA). Sa mission sera de « soulager les nombreuses souffrances de la population ». Le FROCCA a lancé un appel à « l’esprit de résistance des centrafricains ; cet esprit qui avait guidé leurs aïeux à rejeter l’oppression est le creuset de l’espérance des patriotes qui refusent de capituler face à l’ignominie et à la barbarie des criminels de la Séléka ». Le communiqué de presse N° 001 signé au nom du Conseil Exécutif par le Coordonnateur, Maître Lin BANOUKEPA, mériterait une large diffusion en vue de susciter « l’adhésion de tous patriotes à cette lutte légitime de libération nationale ».

L’officialisation de cette structure de combat politique a été suivie d’une offensive médiatique qui verra le président BOZIZE sur le plateau des radios et télévisions parisiennes, de même qu’il sera l’invité des journaux internationaux, dont JEUNE AFRIQUE, où il répondra sans ambages aux interrogations des journalistes. Dans tous ses propos, le président BOZIZE a toujours soutenu la même thèse : « Restaurer la légalité constitutionnelle à lui conférée par les urnes, libérer son peuple, reconstruire le pays, relancer les outils de production, redonner confiance aux populations rurales, le tout sur fond de sécurisation du territoire». Si la vocation première d’un chef d’Etat est de faire le bonheur de son peuple, comment un élu au suffrage universel peut-il demeurer insensible aux souffrances de ses électeurs, se taire quand son pays est en passe d’être asservi par des potentats étrangers enivrés par des pétrodollars ?

Le Libérateur a aussi saisi cette opportunité pour remercier la France, «l’amie de toujours», les présidents Paul BIYA et Denis SASSOU NGUESSO, pour leur haute compréhension et soutien. Le président BOZIZE a enfin pointé un doigt accusateur contre le chef de l’Etat du Tchad qui a détourné les éléments de ses forces spéciales de leur mission de défense intérieure pour les envoyer faire sauter les verrous de Bouca, Bossangoa, Bossembélé, Damara et Bangui pour favoriser la prise du pouvoir par ses alliés de la Séléka dont le potentiel offensif avait pourtant été totalement détruit par les opérations aériennes qu’il avait lui-même menées avec ses deux hélicoptères de combat. En tout cas, l’interview du président BOZIZE sur Radio France Internationale(RFI) a eu l’effet escompté à Bangui. Dans les quartiers, ce sont des clameurs de joie et d’approbation. Les jeunes se disent prêts pour l’assaut final contre la citadelle Séléka, malgré les renforts d’armements offerts à Michel DJOTODIA par le Qatar via le Soudan.

Le retour annoncé du chef de l’Etat, trahi hier par certains de ses amis et collaborateurs, est la preuve tangible de ce que la République Centrafricaine est engagée à demeurer fidèle à l’option démocratique amorcée depuis le 15 mars 2003 avec une gestion consensuelle. Les centrafricains voudraient ainsi démontrer aux yeux du monde que pour prétendre exercer le pouvoir suprême, il faut absolument se soumettre au suffrage du peuple. Véritable leçon de droit constitutionnel pour les autres apprentis politiciens. Et rien ne sera plus comme avant.

Que faire dès lors des traitres et usurpateurs? Le peuple souverain et la justice indépendante en décideront, en vertu des dispositions constitutionnelles qui seront bientôt réhabilitées. Le Général-président demeurera toujours à l’écoute de son peuple, tout en étant légaliste et fidèle à ses engagements. L’union ainsi consolidée revivifiée entre le président et son peuple permettra de mieux faire face à toute adversité, stimulera notre vivre-ensemble et ouvrira les portes de la félicité pour une nation réconciliée, laborieuse et prospère.
Vivement, que le changement vienne!
 
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2 COMMENTAIRES

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L'initiative de monsieur F.Bozizé est bonne mais pourquoi l'a t-il pas agit quand il était encore président?

Par SOROKATE

13/08/2013 20:57

Je suis animé par l'esprit démocratique. "la démocratie n'est pas une fin en soi, mais un système tirant sa légitimité de sa capacité à répondre aux aspirations des peuples".

Pendant votre règne les salaires des fonctionnaires Centrafricains étaient payés par un autre chef d'état souverain Tchad, alors que c'est une responsabilité régalienne liée à votre devoir.

Ainsi, une question à l'encontre de monsieur .F.BOZIZE Yangouvonda pendant DIX bonnes années vous n'avez pas respecté les règles de la dite DÉMOCRATIE entraînant les conséquences que nous vivons dans notre pays. Etes vous crédible d'envisager une telle démarche? êtes vous bien placé à apporter de solutions à ce que vous même vous avez été auteur?

Mon général, avec tout le respect et la confiance que ce peuple vous a accordé pour récolter
au finish une trahison de votre part mérite un total silence de votre part.

Mon général, faites le bilan de votre apport en tant que le plus ancien de nos généraux au sein de note FACA ,il ressort que vous constituez l'épicentre des malheurs et à la régression économiques de notre pays la RCA. Aujourd'hui avons 52 ans d’indépendance,combien de fois vous êtes citez comme auteur de coup d'état?


La seleka aujourd'hui est reconstituée de vos ex amis du coup d'état le 15 Mars 2013.

Nous n'allons pas toujours compter sur vous, vous nous aviez prouvé que vous êtes incapable pendant 52 ans. Reconnaissez vos limites et taisez vous.

Il revient à nous centrafricains de reconquérir notre DIGNITÉ.

Zo kwè zo.

SOROKATE Alias Domzan bene.

DIEU EST PUISSANT

Par 21.Sylvain

13/08/2013 23:53

Tchad n'a jamais paye les salaire centrafricain, il veux ce venté et c'est que du mensonge. Bozize, 97% des centrafricains le soutien jusqu'au bout par, la prière, par le jeune, moralement, même financerement vous voulez ou pas Dieu est avec lui vous même les seleka vous avez dit malgré tout les 48 marabout que vous avez travail a sont nom vous avez pas puit mètre la main sur lui qu'il est puissant se le Dieu qu'il prie qu'il est puissant donc vous voulez ou pas Dieu va agir djotodia tu seras victime de tes maraboutage Dieu fera retour a l'expéditeur

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