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Luc Vendo déplore le taux d’analphabétisme chez les PVVIH

Par Sebastien Lamba - 15/12/2010

Le coordonnateur du Réseau Centrafricain des Personnes Vivants avec le VIH pense que c’est un handicap pour la lutte contre le fléau

 

Qu’est-ce qui vous a amené à être Coordonnateur du Réseau Centrafricain des Personnes Vivant avec le VIH?
Je suis une personne vivant avec le VIH/Sida. Cela fait dix sept ans que je vis avec le virus et cela m’a motivé encore pour l’acceptation de mon statut sérologique et a déterminé mon engagement dans la lutte contre le VIH/SIDA en vue de l’éradication de ce fléau dans mon pays. Ma motivation est de réduire le taux de ce fléau pendant son mandat, malheureusement, le taux d’analphabétisme élevé de la communauté centrafricaine pose problème à la circulation de l’information sur le VIH /Sida.

Comment vivez-vous votre état sérologique?
J’ai une vie simple et positive, parce que j’ai une femme et des enfants. Cette vie positive me permet de respecter le droit, mon traitement, l’observation et un accès direct de mon médicament et le changement de comportement. Ce sont là des principales préventions de la lutte contre le sida.

 


© journaldutchad.com
Luc Vendo, coordonnateur du RéCaPeV
Sur le plan national, avez-vous effectué un recensement des Personnes Vivants en VIH?
Bien sûr, en République Centrafricaine il existe quelques 40.000 infectés connus. Nous avons au moins soixante deux associations de lutte contre le Sida sur l’étendue du territoire par rapport au Fonds Mondial et la Banque Mondiale. Normalement sur les soixante deux associations, chaque association devait contenir 188 adhérents. Malheureusement pour des raisons de stigmatisation et de discrimination, cela varie de 50 à 70 adhérents. A cet effet, nous avons quatre (4) à (6) mille adhérents affiliés au Réseau de personnes vivant avec le VIH sur toute étendue du territoire.

Quelle est votre méthode de sensibilisation d’information et d’éducation entreprise auprès de vos adhérents?
Notre méthode de sensibilisation c’est par le témoignage à visage découvert et par le soutien psychologique.

Etes-vous satisfait des statistiques données par l’ONUSIDA?
Les données statistiques révélées par l’ONU/SIDA sont de 6,2%. Ce taux reste encore élevé. Nous souhaiterons que celui-ci chute à 1% ou 0% dans le pays. A l’heure actuelle notre lutte consiste à assurer la prévention et la sensibilisation auprès de la communauté pour qu’elle prenne conscience.

Que reste-t-il à faire?
Ce qui reste à faire, c’est la sensibilisation auprès de la communauté dont le taux d’analphabétisme pose problème afin que l’information puisse être comprise par elle.

 

 
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