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Axe Bozoum – Bossangoa: Plus de 1000 déplacés sur les routes

Par journaldebangui.com - 12/08/2013

Ils fuient les exactions, les pillages et les tueries de la Séléka. Une réunion avec les personnels d’OCHA s’est tenue à Bossangoa

 

Il y a quelques jours, une mission mixte s’est rendue sur le terrain afin de vérifier des informations selon lesquels des personnes des villages compris entre Bozoum et Bossangoa avaient subi les affres de la Séléka, y compris des assassinats des personnes. La mission comprenait des responsables d’OCHA-Centrafrique, de Caritas-RCA, de l’Ong Justice et Paix et du père Aurelio de l’Eglise Catholique de Bozoum. Cette descente sur le terrain fait suite à la massive arrivée des personnes déplacées dans la localité de Bozoum. Lesquelles expliquent fuirent les exactions des Séléka sur les populations villageoises de l’axe Bozoum-Bossangoa, et plus précisément après le Bac

 


© Bêafrika Sango
La traversée sur le Bac de l'Ouham
L’arrivée des déplacés à Bozoum
Le 4 aout 2013, ce sont près de de 1.000 personnes, déplacées des villages de Bossa, Bodalo, Kemo, Ouham bac et Bowe qui sont arrivées à Bozoum. Ces villages situés entre 65 km et 120 km de la localité de Bozoum sont depuis le 25 juillet, la cible des éléments SELEKA provenant de Bossangoa. A Bossa, selon les témoignages recueillis par un des membres de la mission, en cherchant le maire, les rebelles ont tiré, les gens ont fui en brousse. Les éléments Seleka ont défoncé les portes de certaines maisons. Revenus à 23h, ils sont passés maison par maison pour casser et voler. Un enfant de 5 mois serait même mort faute de soins. Ils auraient tué un habitant et seraient partis avec 6 otages, pour la localité de Ouham Bac: 1 a été tué sur place, un autre blessé, un autre tué à Ouham Bac (il s'agit du fils de l'adjoint au maire de Ouham Bac), un autre encore aurait été sauvagement passé à tabac. Le poste de santé de Bossa a été aussi pillé et vidé. Bref les gens ces villages ont pris la fuite, d'abord en brousse, et la plupart est arrivée ou en train d'arriver à Bozoum.

Selon le récit de cette équipe, l’axe long de 137 km serait le siège d’un véritable désastre. «Les premiers villages en partant de Bozoum pour Bossangoa sont à peu près intacts. Mais c’est à partir de Bossa à 65 km de Bozoum que c’est le désastre: il n’y a personne dans les villages, les maisons sont vides, certaines fermées et d’autres non, et pas une seule présence humaine» relate un des membres de la mission. La situation est telle que qu’en arrivant à l’Ouham à 92 km de Bozoum, au moment de traverser le BAC, ce sont deux jeunes armés de fusils de fabrication artisanale, et quelques autres jeunes qui aident la mission à passer de l’autre côté, avec les voitures. Après le Bac, l’équipe rencontrera une barrière, surveillée par la Seleka, qui a une base dans ce village et dont le chef ne parle que l’arable. Après quelques questions, la mission poursuit sa route et tombe sur des villages fantômes: «Avant le Bac et après le Bac il y au moins 14 villages "fantômes", où il n’y a personne du tout!» formule la mission mixte.

Une fois arrivée à Bossangoa à 11h 20, les responsables en mission rencontreront l’Abbé Flavien de la Cathédrale, ainsi que le maître du village Ouham Bac, lequel raconte ce qui s’est passé le vendredi 26 juillet dans ce village. «Les éléments de la Seleka ont attaqué le village à 5h du matin, avec beaucoup de tirs. Après quoi, ils sont passés maison par maison, en prenant les hommes.» La mission conjointe mené par un des responsables OCHA-Centrafrique, souligne que «selon la reconstruction des évènements faite par plusieurs témoins, il faudrait dénombrer au moins 15 personnes tuées après le 20 juillet 2013. D’autres témoins auraient vu jeter des cadavres dans le fleuve. Les villages où il y a des populations Mbororos ou des musulmanes n’auraient pas été touchés, ou bien ils n’ont pas eu trop de problèmes…»

C’est ainsi qu’au cours de la réunion à laquelle assistait plus de 400 personnes, la mission a vu arriver, le Maire de Bossangoa, l’Inspecteur d’Académie du Nord, le directeur du CPR et le chef de circonscription scolaire de l’Ouham. Avec eux il a été établi que la situation sécuritaire reste très fragile. En effet dans la nuit du 6 au 7 aout, il y aurait eu 7 personnes tuées par la Seleka dans un village. Et en ce qui concerne le système éducatif dans la localité et même la région, les écoles sont fermées, car les bureaux de l’Inspection et du CPR ont été pillés… Les élèves, dont un grand nombre était absent, qui ont composé certains examens sont arrivés à l’examen avec des cours interrompus depuis mars 2013 et qui n’ont pas été repris… Il y a des rebelles de Bozoum, de Bouar et de Bossangoa qui dérangent les villageois, volent les chèvres etc. Bref, il est impossible d’y rester… Les gens ont perdu beaucoup de leurs documents personnels. Les besoins élémentaires et urgents des populations déplacées, ont été identifiés. Il y a des besoins en nourriture, de santé, l’équipement pour s’abriter et dormir, de l’eau. .. Si c’est confirmé, les Seleka auraient fait un MASSACRE à Ouham Bac, avec entre 30 et 50 personnes tuées le samedi 27 juillet, termine une note de la mission sur le terrain.

Extrait d’un récit
S. Noel a été blessé par les Seleka le lundi 29 juillet à 9h. Sa maison a été fouillé et les assaillants n’ayant rien trouvé ont commencé à le taper. Ils cherchent le Maire. Les fouilles continuent… après il l’amène au Colonel de la Seleka de Bozoum. Il avait une liste, il cherchait un certain Paul, boiteux….lls ont volé les machines à coudre… Ils les ont chargé sur la voiture et ramené à Bodalo (pillages, otages…) et ils ont commencé à les taper. Après ils sont repartis avec des gens de Bossa et de Bodalo. Après 7 km ils en ont fait descendre 2, ils ont posé des questions, Ils ont tiré sur les mains d’un homme de 20 ans, et sur la jambe d’un autre. Ils ont menacé les autres, après ils sont partis. Arrivé au BAC, ils ont tué un autre. Un musulman est arrivé et il a dit qu’il était le frère du Maire, et ils l’ont tabassé. Le Commandant Seleka de Ouham Bac, a dit de le tuer, mais le colonel de Bozoum a dit de le laisser. Ils sont repartis sur Bossangoa et l’ont laissé à Bossa.

 

 
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3 COMMENTAIRES

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quelles preuves veut au juste la CPI?

Par SOROKATE

12/08/2013 17:58

ma prière est que Dieu vous protège mes compatriotes dans vos réfugies. Ça fait passer un jour cela deviendra une histoire qui nous a coûté la PAIX.
Du courage.

A ké singué.
A sara yé a pè.

Sorokate alais Domzan bene.

L,EPURATION ECHNIQUE DE LA POPULATION AUTOCHTONE CONTINU

Par famoundjou

12/08/2013 22:47

NOUS NE POUVONS PLUS FERMER LES YEUX CHERS COMPATRIOTES,CAR NOUS SOMMES SOUS PEUPLEE A L,ALLURE OU LES MEURTRES SE PRODUISENT,NOUS RISQUONS D,ETRE MINORITAIRE DANS NOTRE PAYS SI CETTE ASSININATS A GRANDE ECHELLE CONTINUE.CAR C,EST BIEN LE PLAN D,OCCUPATION DE NOTRE PAYS QUI SE EN PLACE.CINQ MOIS APRES LA PRISE AU POUVOIR DES SELEKAS NOS COMPATRIOTES VIVENT L,AGONIE ET L,ENFER DANS L,ARRIERE PAYS.IL FAUT ORGANISER LA RESISTANCE.QUE LE BON DIEU PROTEGE NOTRE BEAU PAYS ET NOS COMPATRIOTES.

y a t-il des Centrafricains dans la SELEKA?

Par SOROKATE

13/08/2013 19:16

Je me demande y a t-il des Centrafricains dans la seleka et si la réponse est affirmative mais pourquoi cette SELEKA fait autant de mal à leurs compatriotes? Pourquoi!

Pourquoi traitez vos semblables, vos frères avec telle cruauté?
Ce comportement ne reflète pas le Centrafricain, c'est pourquoi je m'inquiète.

D'autres part, la majeure partie de seleka est musulmane alors que l’islam se dit une religion de paix face à cet dilemme on se pose la question de connaitre le motif réel de la prise du pouvoir par cette SELEKA défendue par son leader M.A.djotodia.

Quel mystère? pourquoi messieurs Djotodia, N. Tiangaye n'arrivent -ils pas à rappeler à l'ordre leurs éléments crapuleux?

La seleka est -elle venue pour nous PROTÉGER?

Quelle est la différence entre la seleka est les Islamistes chassés au NORD du Mali? Y a t-il pas une similitude?
Beafrica nzia a zo a sara mô boubâh apè.
Centrafricainement,

SOROKATE alias Domzan bene.

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