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Centrafrique: l'ONU veut prendre des sanctions ciblées

Par journaldebangui.com et autres médias - 12/08/2013

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de se prononcer, mercredi, sur de possibles sanctions contre la rébellion au pouvoir

 

Les ONG tirent la sonnette d’alarme depuis des mois : la situation sécuritaire et alimentaire des habitants est catastrophique en Centrafrique. Ce n'est pourtant que mercredi 14 août que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira pour évoquer la situation dans le pays et étudier l'éventuelle imposition de sanctions contre l’ex-coalition rebelle au pouvoir. En effet dans un rapport, qui doit être présenté ce mercredi devant le Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qualifie d’inadmissible "l’absence totale d’État de droit" en République de Centrafrique, depuis la prise du pouvoir par la Séléka qui a renversé le président François Bozizé le 24 mars 2013. "J’invite le Conseil de sécurité à envisager les options appropriées, y compris l’adoption de sanctions ou la mise en place d’un comité d’experts, afin de garantir qu’il n’y ait pas d’impunités pour les responsables de violations flagrantes de droits de l’Homme", écrit Ban Ki-moon dans ce rapport, appelant la communauté internationale à réagir d'urgence. "Rétablir la paix et la sécurité à Bangui et dans tout le pays est une priorité."

 


© tunisienumérique.com
Le SG se prononcera mercredi 14 août 2013 à l'ONU
A Bangui, la sécurité est chancelante
Les habitants vivent dans la peur des pillages, des viols, des agressions, des enlèvements d’enfants et des exécutions sommaires. Ban Ki-moon, fustigeant "l’impunité dont bénéficient les responsables des violences", dénonce un "effondrement de l’État de droit". Fin juin, Michel Djotodia, autoproclamé président au lendemain du coup d’État et non adoubé par la communauté internationale, a fait l’aveu de sa propre impuissance à tenir ses hommes ; il a fait appel à la France. Des patrouilles mixtes, composées de soldats centrafricains et de membres de la Force multinationale de l’Afrique centrale (Fomac, force remplacée en août par la Misca, Mission internationale de soutien à la Centrafrique), appuyés par les forces françaises, ont été mises en place pour sécuriser Bangui.

Pour ne rien arranger, de profondes divisions règnent au sein de la Séléka, au pouvoir. Le Premier ministre Nicolas Tiangaye et le président Michel Djotodia, contraints de cohabiter après les accords de Libreville signés sous l'égide de l’Union africaine, sont à couteaux tirés. Ceci d’autant plus que l’ancien bureau du CNT a été reconduit, en partie, dans sa totalité "Je demande au Premier ministre et à M. Djotodia de travailler ensemble à surmonter d’urgence leurs divergences", a exhorté Ban Ki-moon dans son rapport.Il recommande au Conseil de soutenir pleinement la nouvelle Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), une force de quelque 3600 hommes sous l'égide de l'Union africaine chargée d'aider le gouvernement centrafricain à sécuriser son territoire. La Misca a pris début août le relais de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac). Une action gouvernementale efficace est d’autant plus urgente que l’Union européenne, qui a promis une aide de 20 millions d’euros au pays, a conditionné son versement au retour de la sécurité dans le pays.

 

 
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Des sanctions sélectives à l'encontre de tous les responsables,et coauteurs de la SELEKAMANIA

Par SOROKATE

14/08/2013 12:58

Seuls les COLONELS, tous les chefs,les hauts gradés de la seleka, les chefs de toute la coalition SELEKA,sans oublier des hommes politiques de près ou de loin ont cautionner à l'implantation de selekamania en RCA.

Monsieur le SG de l'ONU ne cherchez pas loin. Traitez la seleka avec toute votre énergie en appliquant le DROIT comme une puissance irrésistible.

La seleka a fui le nord du Mali pour se reconstruire en RCA afin de mettre la paix dans le monde en péril. La France,ce sont les conséquences de ton intervention au Mali sans analyser ces éventuelles contamination des autres pays Africains vulnérables.

Connaissant bien à qui elle a affaire,la France devant la seleka a abdiqué par une déclaration de non intervention aux cotés des pays africains DICTATEURS ( RCA).
Nous sommes tous de concert avec vous cher monsieur le SG de l'ONU.
Merci d'avance.

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