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Centrafrique: parcours d'une Première Dame, Mme Chantal Djotodia

Par Serge Babylas de Souza - 09/08/2013

Ce n’est q'une compatriote de condition modeste, qui vient d’être propulsée au-devant de la scène, en tant qu’épouse de Michel Djotodia

 

A trente-six ans, la providence l’amènera des modestes habitations des banlieues de Cotonou aux lambris dorés du palais présidentiel de Bangui. Au détour d’un parcours éprouvant où Chantal Vinadou Tohouégnon Djotodia a dû se battre comme un beau diable contre l’adversité, le destin dans l’ombre de Michel, avant de goûter in fine aux délices de la vie après sa consécration comme Première dame.

 


© aCotonou.com
Mme Chantal Djotodia, Première Dame de Centrafrique depuis le 24 mars 2013
Explication
De Cotonou à Yaoundé, en passant par Ouagadougou, les premières dames s’appellent Chantal. Et ce n’est une compatriote de condition modeste, qui vient d’être propulsée au-devant de la scène, en tant qu’épouse de Michel Djotodia, le président centrafricain, qui me démentirait. Chantal Vinadou Tohouégnon Djotodia, Première dame de la Centrafrique, est née le 27 août 1981 à Toffo, dans le Sud Bénin de Jean Tohouégnon et de Douhoun Houngnonsi. Quelques années après sa naissance, elle sera séparée de ses géniteurs pour rester auprès de sa grand-mère qui assurera son éducation dans des conditions modestes. Ses études primaires et secondaires achevées, elle suivra une formation d’auxiliaire de la santé qui sera sanctionnée par un diplôme en 2007. Ce qui lui permet d’obtenir une poste dans une clinique privée de l’Organisation non gouvernementale (Ong) Barka de Mme Zénabou Gbaguidi et d’y faire carrière.

 


© aCotonou.com
Cotonou : Le Président Centrafricain vient rendre visite aux habitants du quartier d`Atrokpocodji avecMme Chantal Djotodia
Dans la foulée, elle fit la rencontre de Michel Djotodia, un diplomate centrafricain en froid avec le président François Bozizé et réfugié au Bénin. La jeune dame tombe sous le charme du réfugié politique, bon flatteur et surtout assez polyglotte. Elle ne tardera d’ailleurs pas à le rejoindre. Le gouvernement Bozizé ayant coupé le pont avec le rebelle, le couple vivota sur les maigres revenus de Chantal et des numéraires occasionnels de Michel. Mais très tôt, une autre difficulté surgit. Michel est activement recherché par le président Bozizé.

 


© aCotonou.com
Mme Djotodia et son époux accueillis le 15 juillet 2013 à Cotonou
La traque, longue et minutieuse, aboutira à son arrestation. Il est incarcéré à la prison civile de Cotonou au Bénin. Sa vie de bagne durera dix-huit mois pendant lesquels Chantal a dû se battre pour assister, nourrir et conseiller son compagnon et surtout lutter pour qu’il ne soit pas extradé, selon la volonté de Bozizé. Son combat a consisté à mobiliser des Ong, des organisations de défense des droits de l’homme et surtout la presse pour empêcher cette extradition qui pouvait être fatale pour son compagnon. Sa lutte paie et en 2010, Djotodia est libéré de la prison civile de Cotonou. Mais au lieu de rentrer à Bangui pour occuper des postes de responsabilité comme son compère de bagne, il reste à Cotonou où il vit dans le dénuement total, la galère.

 


© acap-cf.info
Mme Djotodia avec la représentante du Fnuap à Bangui
Traversée du désert
A Cotonou, Michel et Chantal mènent une vie difficile. Les revenus de Chantal et les rares perdiems de Michel n’arrivent pas à subvenir aux besoins du couple. Les arriérés de loyer s’accumulaient au fil des mois et les créanciers se multipliaient. A maintes reprises, le couple sera expulsé des logements pour n’avoir pas payé le loyer. Chantal et son mari ne désespèrent pas. En 2011, l’homme rejoint la rébellion et se sépare momentanément de son épouse le cœur brisé. Celle-ci, une fois encore sera expulsée de son logement pour non-paiement de loyer. Mais la fin de la galère approche. Michel Djotodia reviendra vite à Cotonou avec quelques moyens que lui procure la rébellion pour soulager sa compagne. Le 27 juin 2012, les deux compagnons se marient devant le chef du 10ème arrondissement de Cotonou Florentin Tchaou. Quelques mois après, par un hasard coquin, Michel devient président de la république de Centrafrique, à la faveur d’un coup d’Etat et Chantal, Première dame.

 


© ny-forum-africa.com
Mme Djotodia parmi les Dames "important" au Forum Africa-New-York au Gabon
«La Renaissance»
Chantal ne rejoindra Bangui qu’après que son mari ait pris le pouvoir à la suite du putsch. Sur place, elle a compris qu’il ne fallait pas rester les bras croisés. La misère et le défi humanitaire dans un pays rongé par la guerre l’amènent à créer une fondation nommée «La Renaissance». Celle-ci a pour objet d’aider les orphelins, les mères, les malades du Vih/Sida, les personnes du 3è âge à subvenir à leurs besoins. Aussi, elle entend travailler pour aider les jeunes et les femmes à trouver des emplois grâce aux microcrédits. Elle a organisé sa première sortie à la maternité du «Camp des Castors» à Bangui où elle a assisté financièrement la mère d’un triplé et une autre femme qui a accouché de jumeaux. Frappée par la coupure intempestive d’énergie dans cette maternité, elle y est retournée une seconde fois pour offrir un groupe électrogène. Elle a aussi soutenu des sinistrés et des orphelins du Centre de la mère. Aujourd’hui, Chantal Tohouégnon Djotodia entend jouer aux côtés de son mari, un rôle important dans la lutte contre la pauvreté en Centrafrique. Pour cela, elle en appelle à la communauté internationale et au réseau des premières dames d’Afrique et du monde.

Source: babylas25.mondoblog

 

 
MOTS CLES :  Chantal Djotodia   Benin   Première Dame   Centrafrique 

9 COMMENTAIRES

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encouragement

Par pere

10/08/2013 18:07

je suis fils de Centrafrique!depuis mon enfance jusqu'à l'age adulte,Je suis de bout en bout ce qui se passe naturellement dans mon pays.Depuis l'empereur BOKASSA,KOLINGBA en passant par PATASSE et BOZIZE;j'ai finalement compris que tous ces dirigeants n'ont pas été bien entouré des hommes valables et dotés d'un réel potentiel intellectuel, pouvant conduire la République centrafricaine vers un pole de développement subséquent.Chaque centrafricain, doit reconnaitre qu'il n'a pas aidé son pays par manque de solidarité,et d'esprit de patriotisme.Une chose est vraie,l'exploitation de nos richesses par l'homme blancs est un facteur qui freine notre développement et fait en sorte que nos dirigeants politiques ne peuvent s'opposer de peur que leur pouvoir soit ébranlé,mais,cela fini toujours par s'ébranlé.Quand le peuple meurtri, souffrant dans sa chair remet tout entre les mains de Dieu tout puissant tout fini toujours par se perdre des mains de leurs ravisseurs. Au temps,jadis lointain, nos parents se fesaient respecter mutuellement,et avaient toujours du respects pour leur supérieur hiérarchique,ce qui leur à vallu une longue vie.Aujourd'hui, c'est normal que je sors de ma réserve pour demander à tout le peuple centrafricain, ceux qui aiment vraiment leur pays et qui peuvent défendre les intérets de notre chère patrie, de me soutenir dans ma lutte pour l'instauration d'un socle de paix dynamique dans notre pays,sans l'apport de ceux qui ont conduit cette nation dans l'anarchie et plus encore dans la dictature.Nous sommes tous nés d'une mère et d'un père créés par Dieu.Pourquoi nous acceptons toujours que certains de nos compatriotes nous marchent dessus? Chaque qu'ils nous utilisent pour leur interet personnel.mais comme a dit l'actuel Président"que cette rebellion soit la dernière" esperant nous allons comprendre pour mettre fin aux dérives constionnelles.Car,à l'époque,nos parents ne connaissaient pas le tribalisme, l'exclusion,ni l'intolérance.Mais, pourquoi acceptons nous toujours que ceux qui n'ont pas fait leur preuve dans la gestion de la chose publique continuent de nous faire tuer;sachant que,Aujourd'hui,c'est à nous,jeunes fille et fils de Centrafrique de décider de l'avenir de notre nation et,de prendre en main sa destinée.Ce pays de BOGANDA,nous appartient à nous tous! ne faisons pas l'exclusion en acceptant Djotodia,en attendant de le voir à loeuvre.Nous en avons assez vu,nous en avons assez souffert,nous avons entendu et entrepris des choses horibles contre nos concitoyens.C'en est trop!maintenant,disons non à la servitude! Vu le dérapage constitutionnel de nos dirigeants politiques du^ au non respect des valeurs républicaines,entretenu pendant de nombreuses années,réunissons nous autour d'une plate forme pour discuter de la mise en place sincère d'un cadre de concertation qui rappelera nos dirigeants politiques à l'ordre constitutionnel et au peuple centrafricain la civilisation bantu.Chers compatiotes,je profite de l'occasion pour vous demander de soutenir mon projet pour l'organisation d'un festival tradimoderne à Bangui,qui sera éventuellement organisé au mois de décembre,si et seulement si,un appui pourra etre convenu pour cette manifestation.Merci,je tiens à vous remercier à l'avance madame la Présidente et tous ceux qui seront pour l'organisation de ce festival.

a propos des délires de "PÈRE"

Par NADE Berty

10/08/2013 21:32

Monsieur "père" ,je ne sais qui vous êtes mais je me permets de vous faire savoir que vos idées sont ambiguës . Vous semblez soutenir tout et le contraire en même temps; essayez d'être plus explicite. De grâce évitez surtout comme j'ai cru comprendre de demander aux gens de soutenir cet incapable chef rebelle qu'est Ndotodia...On n'a besoin d'attendre dix ans pour connaître les limites de ce triste personnage qui a déversé dans notre pays des bandits qui depuis y ont tout détruit et continuent de violer, de voler, de piller , de rançonner, de massacrer nos compatriotes...Si vous voulez vous faire un peu de beurre sur le dos de son épouse,allez-y mais en votre nom propre.Pour moi Ndotodia doit être traduit devant la CPI pour répondre des exactions de ses hommes sur la paisible population centrafricaine..Merci," PÈRE "!

Cet écrit est signé par Djotodia lui même se faisant passer de Père

Par SOROKATE

10/08/2013 23:53

Cher Père, C'est pas nouveau cet comportement de mendiant.
%ais je suppose que c'est lui m^me Djotodia qui a écrit cela. Cher monsieur vous avez que 18 mois et c'est tout pliez vos nattes. Quant à vous madame Djotodia c'est une opportunité d'avoir un fond de commerce pour le restant de votre vie, votre vie en dépend après les 18 mois de la dite TRANSITION en RCA.

Votre mari a du sang sur la main. le sang des milliers d’innocents centrafricains.
Tout sang humain versé cri jusqu'au trône de Dieu.
Monsieur père ne vous moquez pas des centrafricains ce sont des humains.
"Si tu vois un charognards sur le cadavre de ton voisin, chasse-le car demain pourrait être ton tour". Chère madame Djotodia ,vous êtes une mère, dites à votre mari qu'il y a plusieurs veuves et orphelins suite à son coup de brutalité constitutionnelle.

Madame ,soyez aux cotés de votre mari jusqu'à la CPI ,si possible le supporter à purger la peine à " PERPÉTUITÉ".

Attendons de voir ce que l'avenir nous reverse. A bientôt après la transition!!!
Qui cherche trouve et qui trouve supporte.

SOROKATE Alias Domzan bé-nè.

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